ZIGUINCHOR : Un responsable de l’UCS défie Baldé et appelle à voter Oui


Le Dr Georges Massaly s’oppose au président de l’UCS Abdoulaye Baldé et décide de battre campagne pour le triomphe du OUI au référendum du 20 mars prochain. Le responsable centriste et par ailleurs 3ème adjoint au maire de Ziguinchor prend ainsi le contre-pied de son mentor, le président de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS) Abdoulaye Baldé qui a appelé à voter NON au prochain référendum.
Ceci parce que  pour le Dr Georges Massaly, la défense des principes républicains que prônent les 15 points de la réforme dépasse plus que jamais les intérêts partisans. Pour le responsable centriste, le Dr Georges Massaly, trois considérations préalables justifient leur option pour la victoire du OUI au prochain référendum. C’est d’abord, argue-t-il, le souci de préserver la tradition démocratique et républicaine du Sénégal qui transparaît dans cette réforme constitutionnelle exprimée par le président de la République ; ensuite la construction, poursuit-il, d’une stabilité durable fondée sur la bonne gouvernance, le renforcement des droits du citoyen et celui de l’état de droit, toute chose qui reconnait à l’Assemblée nationale, note t-il, plus de pouvoir de contrôler l’action de l’exécutif ; et enfin la proposition de retour de la durée d’un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois, note t-il.
Autant de considérations qui, pour le 3ème adjoint au maire de Ziguinchor et pour l’ex patron des jeunes centristes Ibrahima Ba, feront entrer le Sénégal définitivement dans l’univers des démocraties modernes.
Et nonobstant les fortes pressions des uns et des autres au sein de l’UCS dont celle du président de l’UCS, Abdoulaye Baldé himself, le Dr Georges Massaly et ses partisans ont décidé de matérialiser à leur manière la vision du président de la République en prenant l’option résolue de voter OUI le 20 mars prochain. Et sur les risques de son exclusion de la formation centriste, le responsable centriste et adjoint au maire de Ziguinchor dit ne point être ébranlé par une telle perspective. Car pour lui, l’essentiel est de dépasser aujourd’hui les clivages politiques, politiciens et partisans et de voir à travers ces réformes le seul intérêt de la République. « Et je m’étonnerais que je sois exclu de l’UCS, un parti démocratique qui doit favoriser le débat interne. Et si par extraordinaire, je venais à être exclu de ce parti, nous tirerons toutes les conséquences d’une telle mesure ». 
Jeudi 3 Mars 2016
Dakaractu




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