Washington salue le débat sur le projet de réformes constitutionnelles


Washington salue le débat sur le projet de réformes constitutionnelles
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, James Zumwalt, a fait part lundi à Saint-Louis (nord) de sa confiance au processus de réforme constitutionnelle en cours au Sénégal et a salué le débat antérieur au référendum du 20 mars prochain.
"Le Sénégal est un pays avec une très longue tradition démocratique. Nous avons une grande confiance au processus de réforme constitutionnelle en cours et suivons avec beaucoup d’intérêt les débats qui précédent le référendum", a-t-il déclaré à l’APS, en marge d’une cérémonie de clôture d’exercices militaires.
"Le Sénégal est un pays démocratique, qui garantit le respect des droits de chacun de s’exprimer. Cela se traduit dans les médias, où les acteurs politiques et la société civile participent au débat sur le référendum. En définitive, il faudra respecter le choix qui sera fait par le peuple", a souligné James Zumwalt.
Le diplomate américain réagit publiquement, pour la première fois, au débat sur le projet de réforme constitutionnelle lancé par le président de la République, Macky Sall.
Les Sénégalais sont appelés aux urnes le 20 mars pour voter pour ou contre cette réforme constitutionnelle portant sur quinze articles de la Constitution.
Parmi les points soumis au vote des électeurs figurent la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans et sa limitation à deux.
Cette partie du projet de texte agite le paysage politique sénégalais, à la suite de la décision du chef de l’Etat de suivre un avis du Conseil constitutionnel, qui s’est opposé à l’application, au mandat en cours, de la réduction du septennat en quinquennat, en cas d’adoption de cette disposition par les électeurs.
Le mandat en cours du président Macky Sall s’achève donc 2019, contrairement à la volonté du chef de l’Etat de le réduire à cinq par l’organisation d’une élection présidentielle en 2017.
Les partisans de la réforme font appel à la bonne foi du président de la République, qui avait fait de la réduction à cinq ans de son mandat en cours une promesse électorale réitérée plusieurs fois.
Une bonne partie des partis d’opposition et de la société civile ont pour leur part appelé à voter contre la réforme, accusant Macky Sall de n’avoir pas respecté sa promesse.
Certains spécialistes du droit constitutionnel, dont le ministre-conseiller juridique du chef de l’Etat, Ismaïla Madior Fall, estiment que le chef de l’Etat est "lié" par la décision du Conseil constitutionnel, qui est opposé à la réduction du mandat en cours.
D’autres soutiennent que le président de la République peut réduire son mandat à cinq ans, en contradiction avec ce que lui dit cette haute juridiction.
Lundi 29 Février 2016
Dakaractu




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