Vol et abus de confiance au préjudice de leur employeur : Les travailleurs du Café de Rome vers la relaxe


L’ambiance à la salle 1 était surchauffée hier lors du procès des employés du Café de Rome. Au nombre de 12, les prévenus ont défilé devant le juge pour répondre des chefs d’accusation de vol, d’association de malfaiteurs et d’abus de confiance au préjudice de Michelle Michelon qui a été voué aux gémonies par les avocats de la défense qui l’acusent d’avoir orchestré de fausses accusations pour licencier les travailleurs sans risque.
 
 «Ces prévenus ont grugé l’argent du Café de Rome durant les 9 derniers mois. Les caissières sont de mèche avec les serveuses et les réceptionnistes car, ils faisaient des reçus qu’ils remettaient à la comptabilité. Malheureusement, je n’ai pas de preuves, mais j’ai une vidéo-surveillance», a déclaré le conseil de la partie civile Me Thierry. C’est ainsi qu’une vidéo a été projetée durant l’audience. Selon, la partie civile, le fait de voir le caissier en train de remettre de l’argent au serveur prouve à suffisance que les mis en causes sont mouillés jusqu’au cou.  Des accusations battues en brèche par l’un des prévenus Aminata Faye, empoyée depuis 18 ans au Café de Rome comme caissière. «J’ai un Cdi dans cet hôtel et je n’ai jamais volé. Dans notre service, il n’y a pas de règlement intérieur à respecter. En sus, il n’y a jamais eu de manquant venant de ma part. L’un des clients réguliers m’a averti sur le nouveau Pdg du Café de Rome en me demandant de me méfier de ce dernier car, il est venu pour nous radier», dit-elle. Selon Marie Niang, elle a été arrêtée parce que sous la vidéo surveillance, elle a remis 2 000 francs à son collègue. Le parquet quant à lui, a estimé qu’il n’y a pas de preuve pour inculper les prévenus. «Même quand j’ai posé la question à la partie civile si elle est en mesure de justifier ses propos sur les 20 millions, elle m’a fait savoir qu’elle n’en détient pas», a martelé le parquetier qui  a requis la relaxe pure et simple au profit des prévenus.
Les 16 conseillers de la défense ont soutenu que cette affaire a été enfammée par la partie civile, mais en réalité, il n’y a pas de matière car, « les faits sont montés de toutes pièces». Selon Me El hadj Diouf, les journalistes ont été saisis par la «victime» pour pouvoir gagner ce procès. «Malheureusement pour le Pdg du Café de Rome cette forte mobilisation des personnes venues à l’audience fait preuve de solidarité des employés de ladite société. Il n’y a pas d’abus de confiance ni d’escroquerie du moment qu’il n’y a pas eu de remise. Ce procés est le procès de la honte car, on a emprisonné durant 27 jours de nobles personnes», plaide-t-il. Les conseils de la défense ont demandé la relaxe pure et simple. Délibéré aujourd’hui.
 
 
L'AS)
Mercredi 30 Novembre 2016
Dakar actu



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