VOL AVEC VIOLENCE D’UN SCOOTER ET D’UNE MOBYLETTE : Le lutteur Limamou Diop prend 7 ans de travaux forcés

Pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence, le lutteur Limamou Diop a pris 7 ans de travaux forcés et une amende de 500 000F CFA. L’homme est dépeint comme étant le patron du gang des voleurs de scooters à Pikine.


VOL AVEC VIOLENCE D’UN SCOOTER ET D’UNE MOBYLETTE : Le lutteur Limamou Diop prend 7 ans de travaux forcés
Limamou Diop, un jeune lutteur, n'a pas perdu son fan's club même après avoir passé près de 7 ans en détention préventive. Hier, après être condamné à 7 ans de travaux forcés et une amende de 500 000 FCfa, ils étaient nombreux, ses supporters et autres parents qui l’ont attendu à la cave, ne serait-ce que pour le voir et lui tendre une main à travers les vitres de la fourgonnette des prisonniers.

L’inculpé pour association de malfaiteurs vol en réunion avec violence et usage d’arme a même eu la présence d’esprit de leur expliquer, par le langage des signes, qu’il lui reste deux mois à purger. Son mandat de dépôt remonte au 25 janvier 2010.
Assane Ngom, la victime, a en effet une mémoire d’éléphant. Un an après son agression, il a reconnu son bourreau devant un feu rouge et a interpellé la police qui s’est dépêchée sur les lieux. Auparavant, les éléments du commissariat de Pikine ont été saisis par des plaintes contre un gang qui sévissait dans la zone en dépouillant ses victimes de tous leurs biens. Avec pour cible principale, les propriétaires de deux roues.
> Abdoulaye Dieng et Assane Ngom étaient les deux victimes à qui on avait respectivement pris un scooter et une mobylette. Le sieur Ngom avait été, quant à lui, poignardé à la main droite. Ce, à hauteur du Trésor de Pikine.  
Il a été surpris par 6 personnes armées de coupe-coupes et de couteaux qui l'ont dépouillé de son scooter estimé à 400 000 FCfa. Il identifie un des agresseurs comme ayant une cicatrice sur la joue. Les habitants ont identifié ce dernier comme étant Limamou Diop. Ses propos seront confirmés par Abdoulaye Dieng qui, lui aussi, avait été agressé par le même gang qui lui a volé sa mobylette. Les autres membres du groupe n’étant pas identifiés, Limamou Diop était hier devant la barre de la Chambre criminelle de Dakar.
S’agissant de son autre acolyte, Teddy Bass, il a été jugé par une autre juridiction du fait de son état mineur. Il a plaidé coupable et a été condamné.
Devant la barre, il est revenu sur les circonstances de son arrestation. Vers 20h, il était devant le cinéma de Pikine. Il disait vouloir se rendre au marché pour acheter des outils de travail et a été interpellé par les policiers qui ont libéré tous les autres qui étaient avec lui parce que ces derniers avaient des cartes nationales d’identité avec eux.
«Les limiers m’ont fait savoir que j’avais une plainte à la police de Pikine. Sur les lieux, le sieur Ngom disait que ces agresseurs étaient de forte corpulence, il finira par dire que c’est moi parce qu’il reconnait ma cicatrice. J’ai nié devant lui et devant les policiers qui ont commencé à me battre mais je leur ai dit que je ne savais pas conduire une moto pour en voler.»
Pour le procureur, le mis en cause est activement impliqué dans l’agression des victimes Abdoulaye Dieng et Assane Ngom. Le parquetier estime qu’il est formellement reconnu et désigné par ceux qui l’ont reconnu bien après. Son acolyte Tessin Bass avait été jugé dans une autre juridiction et avait reconnu les faits, il avait aussi désigné Limamou comme étant impliqué dans cette rixe. S’y ajoute que sa blessure à la main, par couteau, et la réunion sont deux éléments qui corroborent l’accusation. Il a ainsi demandé 10 ans de travaux forcés et une amende de 500 000 FCfa.
Dans sa plaidoirie, Me Iba Mar Diop, à titre principal, a demandé l’acquittement au bénéfice du doute et, à titre subsidiaire, une application bienveillante de la loi pénale. Son confrère, Me Bale, quant à lui, note que même si Teddy dit connaitre son client, il n’est pas allé jusqu’à déclarer qu’ils ont commis le vol ensemble.
«Les agressions ont eu lieu à Pikine, à une heure tardive, dans un lieu pas éclairé. Compte tenu de l’état psychologique de la victime, il était impossible de retenir une quelconque cicatrice, à plus forte raison deux ans après», affirme l’avocat.
Pour lui, son client est un délinquant primaire, jeune, momentanément égaré et il doit bénéficier d’une possibilité de re- faire sa vie.
Vendredi 4 Novembre 2016
Dakaractu



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