VISITE DU PRESIDENT OBAMA AU SENEGAL- Barack H. Obama : Messie d’un Monde Nouveau ?


VISITE DU PRESIDENT OBAMA AU SENEGAL- Barack H. Obama : Messie d’un Monde Nouveau ?
C’était un 20 janvier de l’an 2009 et, depuis ce jour-là, Barack Hussein Obama est devenu le 44ème Président des Etats-Unis d’Amérique.Ici comme ailleurs, nous l’avions tant souhaité et tant attendu.
Pourtant, quelques années auparavant, on doutait encore de la capacité des Américains à élire un Noir à la Maison Blanche tellement les différences étaient affirmées dans la connaissance que nous avions de cette société.

En l’élisant, l’Amérique s’est montrée comme une société moins extrême en allant même au-delà de l’affirmation d’une certaine discrimination positive, poussant leur réalisme jusqu’à élire celui qui leur semblait être le mieux à même de résoudre leurs problèmes et ceci, nonobstant la couleur de sa peau et ses origines.
Il a séduit et fini par faire adhérer les électeurs américains à ses idéaux portés par une sensibilité aux antipodes du modèle américain tel qu’il apparait, avec un fossé de plus en plus grandissant entre riches et pauvres etrecelant tous les revers du monde capitaliste d’aujourd’hui avec le règne des marchés et l’affirmation poussée des égoïsmes.

Peut-être avait-il lu Maxime Gorki qui écrivait : «Tout ira toujours assez mal pour que l’espoir d’une vie meilleure ne s’éteigne jamais dans le cœur de l’homme», mots rédigés naguère et rappeléspour la circonstance par l’écrivain irlandais Colum McCannauteur entre autres, du beau roman Zoli, ce formidableéloge de la différence, hymne « aux migrants du monde » en quête de liberté, de mieux être…

Le choix des Américains en sa faveur est une réponse à son appel pour une société plus juste, pour une humanisation de la mondialisation.
La précarité qui s’était installée aux Etats Unis, la peur de l’Autre née depuis le 11 Septembre, le dysfonctionnement du système financier international…, ont motivé son élection et leurs résolutionsdemeurent les attentes de son peuple et celles du reste du monde.

Nous avions peur de tout cet espoir placé en lui parce que « l’espoir est par nature déraisonnable », comme l’écrivait l’ancien Premier Ministre Français Dominique Galouzeau de Villepin. De même, nous rappelait-il encore que rien n’est plus volatil que l’espoir et rien n’est plus venimeux que l’espoir déçu.

Et Pourtant, on savait qu’il n’est ni messie ni homme providentiel. Au mieux, il serait Ange Protecteur et Eclaireur.

Le lourd héritage qu’il avait reçu d’ un pays engagé dans desconflits, une crise financière des plus importantes depuis 1929, un déficit budgétaire abyssal, le problème des subprimes, le chômage, l’assurance-maladies, les faillites des entreprises…, avait commandé sa prière :« So, help me God !!! » disait-il à l’entame de son mandat.

Donner à des millions d’Américains les moyens de retrouver leur indépendance et une certaine fierté de l’Amérique, voilà tout un programme qui l’attendait. Pour cela, il avaitcompris qu’il faille d’abord poserles actes permettant à l’Amérique de retrouver sa grandeur morale, se réconcilier avec les autres pour mieux se réconcilier avec soi etainsi, pouvoir enjamber les obstacles.

Il est allé vers le monde et le monde lui a ouvert ses bras dans un formidable élan de sympathie parce que sachant que le mouvement né depuis ce 20 Janvier 2009 doit être accompagné en ce sens qu’il « ouvre l’avenir ». Barack H. Obama, chaque citoyen du monde se l’approprie parce que son magistère inaugure les nouvelles valeurs de l’humanité.

Et l’Afrique qui seglorifie tant de sa présence à la tête de la première puissance mondiale?
Nous lui rappelons que Barack Obama est Président des Etats-Unis d’Amériques, même s’il a des origines africaines
L’Afrique, n’a pas le droit de trop attendre d’Obama, mais devrait plutôt contribuer à ce formidable élan d’ouverture sur l’avenir par une meilleure gestion des fonds publics, une meilleure répartition des richesses, le respect des droits de l’Homme, le respect des Institutions et des règles du jeu démocratique….etc. C’est en cela seulement que Barack Hussein Obama, pourra aussi parler en son nom.
En somme, l’Afrique doit donner à Barack Obama les moyens de rendre hommage à la dignité de l’homme Africain, la fierté de rappeler ses origines « Luo », cette ethnie de Kogelo, petit village situé dans l’ouest du Kenya, d’où est originaire sa famille paternelle.

Finalement et sans conteste, il aura symbolisé le Monde Nouveau, modifié une certaine perception, cristallisé les espoirs de toute une génération de jeunes Africains qui a repris son slogan « Yeswecan », reformulé sous nos cieux en ce formidable concept de « Gëm sa bopp »,devenu presque un refrain et renvoyant à notre conscience historique, immanquablement, un des moteurs de notre développement.
Cette jeune génération a trouvé son modèle et, puissent les pas de Barack Hussein Obama dans notre cher pays qu’est ce Sénégal, porte d’entrée de ce vieux continent berceau de l’humanité, faire renaître l’espoir d’une Afrique nouvelle, éclairer une certaine conscience.

Ameth GUISSE
Auteur des romans « Femmes dévouées, femmes aimantes » L’Harmattan Sénégal – Oct 2011 et « Une mort magnifique » L’Harmattan Sénégal – Juin 2013
















Mardi 25 Juin 2013
Dakaractu




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