(VIDÉO) ENTRETIEN AVEC ALIOU SALL : « Ils sont enthousiastes à l’idée de m’abattre… Seul, Gakou n’a aucune chance… Karim n’a jamais nié alors que moi… Je ne veux même pas être vice-président de l’Assemblée Nationale … »


A ceux qui l’ont donné perdant lors des prochaines législatives comme à ceux qui l’ont prédestiné au poste de Président de l’Assemblée Nationale pour succéder à son frère et Président de la République, Aliou Sall a préféré répondre droit dans les yeux. Invité de l’émission «  Entretien » sur Dakaractu, le maire de Guédiawaye a choisi de donner des réponses catégoriques.
 
D’entrée, Aliou Sall s’est hautement félicité de la confiance dont il a été investi par jeunes, Imams et délégués de quartier de sa localité, au terme d’un processus inclusif pour briguer les suffrages des populations. «  J’ai accueilli avec beaucoup d’enthousiasme mon investiture par les différentes instances de l’Apr et par les différents partis de la coalition Benno Bokk Yakaar », aura-t-il notamment dit. Toutefois, fait-il remarquer, « il ne s’agit pas d’être candidat, mais d’être candidat pour gagner » avant de confier qu’ « une élection n’est jamais gagnée d’avance ». Pour le cas qui le concerne directement, Aliou Sall dit ne nourrir aucune inquiétude quant à sa future victoire surtout que son probable adversaire pourrait s’appeler Malick Gakou. « L’opposition va toujours se retrouver. Elle va chercher à se retrouver. Je ne suis pas un candidat ordinaire, par la force des choses… Les adversaires sont enthousiastes à l’idée de m’abattre. Moi aussi, je déploierai toute mon énergie pour terrasser mon adversaire Malick Gakou qui a des ambitions présidentielles ».  Seulement, poursuit l’édile de Guédiawaye « Malick Gakou, seul, n’a aucune chance de gagner la coalition BBY. Donc, la moindre des choses pour lui c’est d’essayer de rassembler l’opposition. S’il y parvient, reconnait-il en passant,  il sera un candidat sérieux.  Mais, nous ferons face et nous pensons avoir tous les atouts de notre côté. La population de Guédiawaye sait où sont ses intérêts ».
 
D’emblée, lui viendra l’idée de parler de son bilan qui, se défend-t-il,  n’a rien à voir avec celui de ses prédécesseurs. « J’aimerai bien qu’on puisse comparer les cinquante années de mes adversaires  en terme de réalisations avec mes trois années en tant que maire. En moins de trois ans, j’ai fait dix fois plus que ceux-là qui se réclament fils de Guédiawaye, qui ont fait 50 ans ici et qui n’ont laissé aucune trace ».
 
DÉVOLUTION MONARCHIQUE DU POUVOIR

Interpellé sur le deal qui existerait entre lui et son frère et qui devrait aboutir à faire de lui le futur Président de l’Assemblée Nationale, Aliou Sall s’est voulu ferme.  « Penser qu’au Sénégal, on peut arriver à une situation où le Président de la République a comme Président de l’Assemblée Nationale son frère, c’est  non seulement ridicule mais c’est prendre les Sénégalais pour des demeurés. Tout cela relève de la stratégie  de diabolisation et de calomnie et qui n’est pas une stratégie nouvelle ». Il fera ainsi allusion au référendum rappelant que la même opposition avait fait croire que le texte allait légaliser l’homosexualité qui, ironie du sort, n’alimente même plus les débats.

Bref, parler de dévolution monarchique et le comparer à Karim Wade ne sont, pour lui, que de simples calomnies. Aliou Sall revendiquera, vaille que vaille,  une différence fondamentale entre Wade-fils et lui. Cette différence, c’est la suivante. « Karim Wade a souvent été accusé de vouloir succéder à son père et il n’a jamais nié. Mais moi, dit-il,  je le nie ici. Je ne serai pas Président de l’Assemblée Ntaionale, je ne veux même pas être vice-président de l’Assemblée Nationale. J’espère que c’est clair. J’ai le droit d’être élu par les populations de Guédiawaye comme simple député. C’est des déclarations à la limite infantiles… Même si moi, j’étais assez fourbe pour penser à ce genre de scénario, Macky Sall est assez patriote et surtout rigoureux pour ne pas se laisser à ces débordements dignes d’une République bananière ».
 
Pour lui, toutes ces attaques sont destinées à Macky Sall et non à lui. « Ce n’est pas moi qui intéresse les gens. Je n’ai pas cette envergure politique. Puisque c’est des nains politiques qui ne peuvent pas atteindre Macky Sall, ils s’attaquent à moi ».
 Sur la question relative à l’arrestation de Khalifa Sall, il se voudra moins prolixe. « C’est une affaire dramatique » a-t-il commenté « puisqu’il s’agit, remarquera-t-il, d’une privation de liberté. J’espère pour lui et pour tous ceux qui sont détenus, qu’ils vont s’en sortir très rapidement ». Néanmoins, il rappelle  que « c’est une affaire extrêmement sérieuse », parce que concernant des deniers publics. Loin de lui l’idée de penser, comme l’opposition qu’il s’agit d’un règlement de comptes pour liquider une adversaire politique. Aliou Sall dit être persuadé que la justice Sénégalaise est indépendante.
Dans cet entretien, il  parlera aussi de bien d’autres sujets dont l’Ams. ENTRETIEN...
Lundi 20 Mars 2017
Dakaractu



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