Un président de bureau de vote peut expulser le représentant d’un candidat en cas de troubles


Un président de bureau de vote peut procéder à l’expulsion d’un représentant d’un candidat en cas de troubles qui empêchent le déroulement du scrutin, a indiqué Mamadou Niane, du ministère des Elections.

Cette expulsion doit être motivée, a précisé Niane qui présentait, dimanche, une communication sur ‘’Les dispositions prévues dans le code électoral au sujet de l’élection présidentielle : de l’inscription sur les listes électorales à la proclamation des résultats du scrutin’’, dans le cadre du séminaire organisé par l’Agence de presse sénégalaise (APS) en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer (FKA).

Le représentant expulsé doit être remplacé par son suppléant, a dit Mamadou Niane, soulignant que le président du bureau de vote a la police du bureau.

Si la personne expulsée persiste, le président peut réquisitionner les forces de l’ordre, qui ne peuvent pas rentrer dans le bureau sauf si le président le leur demande, a ajouté Mamadou Niane.

L’expulsion ne peut intervenir qu’en cas de troubles au déroulement des opérations électorales, a insisté Souleymane Télico, secrétaire général de la Cour d’appel, chargé de la supervision des centres de vote.

‘’Le pouvoir du président du bureau de vote est encadré, ce n’est pas un pouvoir arbitraire’’, a dit Télico soulignant que le président doit requérir l’avis des autres membres.

Un procès-verbal est transmis à la commission départementale de recensement du vote, a-t-il expliqué. Tous les avis sont consignés dans ce procès-verbal.

Les Sénégalais sont convoqués aux urnes le 26 février pour élire un président de la République.

Le fichier électoral compte 5 080 294 inscrits civils, 23 003 inscrits militaires et paramilitaires. Les Sénégalais qui votent à l’extérieur sont au nombre de 204 433.

Le Conseil constitutionnel a publié vendredi la liste des candidats à l’élection présidentielle.

En plus de la candidature d’Abdoulaye Wade, les juges ont retenu notamment les candidatures de trois anciens Premiers ministres (Macky Sall, Idrissa Seck et Moustapha Niasse), des anciens ministres des Affaires étrangères (Cheikh Tidiane Gadio et Ibrahima Fall), des anciens ministres (Doudou Ndoye, Ousmane Tanor Dieng et Djibril Ngom), ainsi que celles de deux femmes, la styliste Diouma Diakhaté et le professeur d’université Amsatou Sow Sidibé.

La juridiction a rejeté les candidatures de Youssou Ndour, Kéba Keïnde et Abdourahmane Sarr pour leur ’’non-conformité aux prescriptions de l’article LO 116 du code électoral’’ sur le nombre de signatures, rapporte l’arrêt du Conseil constitutionnel.

La décision du Conseil constitutionnel a été suivie de troubles à Dakar où un policier a trouvé la mort, et dans d’autres villes du pays. Les manifestants protestent contre l’acceptation de la candidature de Wade.

Le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête ‘’par les services compétents en vue d’identifier les auteurs et complices de ce crime odieux’’ après la mort du jeune policier Fodé Ndiaye.

Sept candidats à l’élection présidentielle ont déposé, samedi au greffe du Conseil constitutionnel, un dossier visant à récuser la candidature d’Abdoulaye Wade, a annoncé leur avocat Maître Moussa Bocar Thiam.

‘’Nous sommes optimistes (pour la suite). Nous avons remis tous les éléments au Conseil constitutionnel’’, a dit Maître Thiam interrogé par la presse.

Il a déposé cette requête au nom des candidats Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Ibrahima Fall, Idrissa Seck, Macky Sall, Cheikh Bamba Dièye et Diouma Diakahté.

De son côté, le candidat Abdoulaye Wade a introduit le même jour une requête pour le rejet des candidatures de Macky Sall, Idrissa Seck et Cheikh Tidiane Gadio, s’ils ne produisent pas un document prouvant qu’ils sont en règle avec l’administration fiscale
APS

Dimanche 29 Janvier 2012




1.Posté par Anonyme le 30/01/2012 15:40
Les candidats à la présidentielle doivent à l'unanimité rejeter cette dernière mesure car ce serait la porte ouverte à tous les abus. Abdoulaye Wade aurait gagné les élections de Février 1983 si une telle décision n'avait été prise par le régime socialiste d'alors. Avant que ne sonne 12H ce fameux Dimanche, tous les représentant de son Parti avaient été victimes de provocation par le Président de séance et évidemment expulsés de tous les lieux de vote dans la majorité des villes du Pays; et à la pose, le P.S. a retrouvé ses vieilles habitudes en bourrant les urnes.
Ce serait une erreur impardonnable que d'avaliser cette mesure. A bon entendeur, salut!



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