Un footballeur sénégalais raconte le tremblement de terre de Katmandou du 25 avril


Un footballeur sénégalais raconte le tremblement de terre de Katmandou du 25 avril
Khalifa Ndiaye, défenseur sénégalais de MMC Katmandou (Népal), a confié avoir cru que son heure avait sonné, quand la terre s’est mise subitement à trembler le 25 avril dernier dans la capitale népalaise où il est arrivé en fin février.

‘’C’est un bruit sourd qu’on entendait provenant de l’intérieur du sol’’, a raconté le joueur de 25 ans, licencié à l’US Parcelles assainies (division 3) et qui, sous les conseils de son agent, a fait le voyage du Népal pour vivre de son métier de footballeur.

Poursuivant son récit, il a déclaré : ‘’J’avais rejoint mon appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de sept étages et je m’apprêtais à aller prendre mon bain quand la terre s’est mise subitement à trembler.’’

‘’Je ne savais pas ce qui se passait, tout juste, tout tremblait au dessous et autour de moi et ça a duré 30 secondes mais une éternité quand on voit les dégâts’’, a-t-il encore narré, soulignant que l’immeuble où il vivait n’a subi aucun dommage.

‘’Avec l’aide du bon Dieu, l’immeuble a tangué, mais ne s’est pas effondré et nous avons eu le temps de nous précipiter dehors et de voir d’autres bâtiments s’affaisser comme des châteaux de cartes’’, a poursuivre le footballeur de 25 ans.

‘’Et c’est un terre-plein à côté de notre immeuble que nous avons aménagé en un espace de vie, et deux jours durant, nous y avons dormi’’, a-t-il relaté, soulignant que la plupart des bâtiments et des constructions autour étaient devenus des tas de ruines.

Le tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a frappé le Népal, le 25 avril dernier, a fait dès le premier jour beaucoup de morts, des disparus et des dégâts matériels impressionnants, selon les médias internationaux.

Le séisme avait aussi coupé le pays du reste du monde, se souvient le footballeur de 25 ans, indiquant être resté deux jours sans avoir aucune nouvelle de ses parents.

‘’Je n’arrivais pas à les joindre parce que toute communication était impossible et c’est après que j’ai su qu’ils avaient contacté les autorités pour avoir de mes nouvelles’’, a dit le Parcellois. Il a révélé que c’est le deuxième jour après le tremblement de terre qu’il a pu être joint par son frère établi en Suède.

‘’C’est après que j’ai pu rejoindre ma famille au téléphone, et le 11 mai, j’ai décidé de quitter ce pays où tout a été détruit pour revenir au Sénégal’’, a-t-il dit relevant n’avoir pas eu le temps de signer un contrat professionnel après des essais concluants.

‘’Le club n’a pas reçu mon CTI (Certificat de transfert international) et j’ai été obligé de me contenter de jouer des matchs de coupe qui ne nécessitaient pas d’avoir une licence’’, a expliqué le footballeur de 25 ans soulignant n’avoir aucun regret d’avoir fait ce voyage.

‘’De toute façon, je gagnais environ 600.000 francs là-bas et ici personne ne pouvait m’assurer de tels revenus. Pour la nourriture, le club avait mis à notre disposition, un cuisinier et nous y prenions nos repas tous les jours’’, a-t-il expliqué relevant avoir rejoint ce pays pour s’ouvrir des destinations plus huppées.

Son club comptait dans ses rangs trois autres footballeurs africains (un Camerounais, un Malien et un Ivoirien) et tous les trois habitaient le même immeuble.

En attendant d’avoir une autre opportunité, cette force de la nature d’un mètre 87 et de 80 kilos, s’entraîne seul, soulignant que son ambition demeure de jouer dans un championnat professionnel.
Mercredi 3 Juin 2015
Dakaractu




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