Un économiste prédit une dévaluation du franc CFA


Un économiste prédit une dévaluation du franc CFA
L’économiste sénégalais Chérif Salif Sy prend le contrepied de nombreux économistes en prédisant une inévitable dévaluation du franc CFA, dans une interview publiée jeudi par le journal gouvernemental Le Soleil.

‘’Nous ne savons pas quand aura lieu la dévaluation du franc CFA, mais il y en aura. Elle pourra être entre 50% et 20%, selon les pays’’, a soutenu M. Sy, par ailleurs secrétaire général de l’Association des chercheurs sénégalais.

Cette dévaluation pourrait même entraîner le retrait de certains pays de la zone CFA, selon lui. ‘’[…] Pour la première fois, je pense que certains pays quitteront définitivement la zone CFA’’, a-t-il affirmé, précisant que ‘’sortir de la zone franc ne veut pas forcément dire battre sa propre monnaie’’.

‘’Techniquement, il n’y a pas de raison de s’affoler car la zone CFA n’est pas globalement déficitaire et les fondamentaux macroéconomiques sont soutenables. Ils sont même bons pour les pays pétroliers ou ceux qui disposent de ressources d’exportation’’, a admis M. Sy à l’instar d’autres économistes et décideurs publics.

’’Cette situation n’écarte pas l’éventualité d’une dévaluation du franc CFA’’, a-t-il signalé, en rappelant : ‘’[…] Il ne faut pas oublier que la dévaluation brutale et humiliante du franc CFA de 1994 a été faite sur des bases politiques.’’

‘’Une dévaluation du franc CFA serait très profitable à la France en ce moment’’, a ajouté M. Sy, citant un autre économiste sénégalais, Sanou Mbaye, ancien fonctionnaire de la Banque africaine de développement (BAD).

Chérif Salif Sy, membre du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), un organisme basé à Dakar, prend aussi le contrepied de nombreux économistes, qui estiment que l’Afrique est encore en marge de la crise financière et économique dont sont victimes l’Europe et les Etats-Unis depuis quelques années.

‘’En vérité, l’Afrique est bien dans la crise. Il suffit de regarder les canaux financiers, le commerce international entre les pays de la zone euro et les pays d’Afrique, et les transferts de salaires et de revenus entre les travailleurs africains expatriés vers leur pays d’origine pour se rendre compte que les risques sont plus qu’importants, pour que la croissance en 2012 ne soit pas bonne’’ en Afrique, a-t-il argué.

Des pays africains sont d’autant plus victimes de cette crise qu’‘’au plan bancaire, nous avons tous remarqué qu’il n’est plus possible d’endosser en Europe les chèques émis par les banques de la zone CFA’’, a-t-il soutenu.
Jeudi 26 Janvier 2012




1.Posté par lamanmboor le 27/01/2012 04:09
Mr Sy,
A la lecture de certains passage de cet article, on se demande (à juste raison) si vos conclusions sont tirées à la suite d'une analyse économique ou d'une séance de "cauris".Votre raisonnement semble tellement ésotérique et intuitif.
Ayez la gentillesse de nous faire une démontration plus proche de la raison discursive.



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