«Uby tey jang tey» : Le Cusems constate son insuccès et appelle à l’application intégrale des accords signés


«Uby tey jang tey» : Le Cusems constate son insuccès et appelle à l’application intégrale des accords signés
Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) est d'avis que le concept «Uby tey jang tey» n'a pas connu le succès escompté. A l’issue d'une réunion du directoire national, le Cusems considère que la réussite d’une telle initiative suppose «l’implication des acteurs de la société civile évoluant dans le secteur de l’éducation, des syndicats, des associations de parents d’élèves et des collectivités locales pour la mobilisation générale et le succès de cette belle initiative». S’agissant de la concertation pour un partenariat de confiance et pour une année scolaire 2016-2017 sans perturbation, le directoire estime que «la paix ne se décrète pas, elle se construit». C’est pourquoi il exige du Gouvernement «l’application intégrale des accords signés, l’arrêt des violations systématiques des libertés des travailleurs et du droit de grève, seuls gages d'une paix durable».  
Le Cusems n’a pas manqué de parler de la session pré-rentrée du Haut conseil pour le dialogue social (Hcds). Et c’est pour saluer l’initiative tout en dénonçant «l’absence des principaux ministres impliqués dans la mise en œuvre des accords. Leur absence a constitué un handicap majeur pour le lancement de nouvelles perspectives et de nouveaux échéanciers», note le Cusems dans son communiqué. 
Par ailleurs le syndicat «regrette le faible niveau de mise en œuvre de ces accords qui inquiète sérieusement les enseignants». Il rappelle au Gouvernement» que «43 000 enseignants attendent un matricule ou un acte d’intégration, 23 000 environ un acte de validation». Le Cusems attend aussi du Gouvernement la «matérialisation des accords relatifs surtout au corps des administrateurs scolaires et l’alignement de l’indemnité de logement des enseignants sur celle des autres agents de la Fonction publique de même niveau qualification professionnelle». Sous ce rapport, le Cusems exige : «l’arrêt immédiat des redéploiements arbitraires et intempestifs à travers le pays depuis la rentrée des classes (IEF de Podor, IA de Thiès, IA de Fatick etc.). Ces redéploiements risquent de remettre en cause l’esprit des concertations partenariales entre le ministère de l’Education et les syndicats d’enseignants ; le paiement intégral et sans délai des salaires des professeurs contractuels». Enfin, «le directoire estime que le seul responsable des perturbations du système éducatif demeure le Gouvernement qui, au lieu, d'honorer ses engagements, foule aux pieds les droits et libertés syndicales, et exerce une violence institutionnelle sur les enseignants».
Jeudi 13 Octobre 2016
Dakar actu



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