Trois questions à Amsatou Sow Sidibé


Trois questions à Amsatou Sow Sidibé
La candidate à la présidentielle du 26 février prochain, Amsatou Sow Sidibé, investie sous la bannière du Parti pour la démocratie et la citoyenneté (PDC) explique, dans cet entretien avec l’APS, le mode de gouvernance qu’elle mettra en place en cas de victoire, dresse ses priorités et esquisse une ébauche des solutions qu’elle compte apporter à la crise en Casamance.

Questions : Quel mode de gouvernement comptez-vous mettre en place en cas de victoire ?

Réponse : Une gouvernance en bonne mère de famille avec une vision centrée sur la personne humaine qui doit être au cœur des préoccupations. Une gouvernance qui permet de remplir le panier de la ménagère au moindre coût, qui soutient les femmes en renforçant leurs capacités par l’alphabétisation et le financement de projets générateurs de revenus. Ces projets seront élargis aux jeunes.

C’est le social qui va être notre préoccupation car cet aspect est défavorisé. Nous allons équilibrer les ressources et combattre le manque de logement. Il y a le droit à la santé qu’il faut réaliser en même temps que l’éducation de qualité pour tous. Beaucoup d’enfants sont dans la rue, le chômage des jeunes est source de désespoir. Dans un tel contexte, le social est d’une importance capitale.

Q : Quelle sera vos principales priorités durant vos cent premiers jours à la tête du pays ?

1-Le panier de la ménagère rempli à moindre coût y compris l’électricité, le carburant et permettre aux Sénégalais d’accéder aux denrées de premières nécessités.

2-Un emploi décent pour les jeunes

le financement d’activités génératrices de revenus pour les femmes et les émigrés

la modernisation des daraas. Nous porterons une attention particulière aux arabisants qui ont reçu une formation de qualité et sont trop souvent considérés comme des analphabètes et marginalisés alors qu’ils peuvent apporter énormément au pays.

3- Le plan ‘’Fathma’’ pour une meilleure santé des Sénégalais

4- La mise en route de projets de fermes modernes tout en respectant les valeurs du monde rural.

Q : Que comptez-vous faire pour résoudre la crise en Casamance ?

R : Premièrement, il faut des mesures de développement économique et social de la Casamance pour assurer la réinsertion des combattants et ceux qui sont dans le maquis.

Il faut créer à Ziguinchor un centre de dialyse. Depuis qu’ils ont le matériel, il n’y a pas toujours de centre pour prendre en charge les malades.

Il faut organiser des tables de négociation concertées sans oublier les femmes qui traditionnellement jouent un rôle fondamental dans le processus de négociation. Se débarrasser des messieurs Casamance qui se nourrissent sur le dos des Casamançais et du peuple sénégalais.

Pour sortir de la crise, il faudra également inviter nos voisins, notamment la Gambie et la Guinée-Bissau, dans les négociations. Il ne faudra pas oublier de mettre en avant les Casamançais et Casamançaises qui connaissent mieux la situation pour qu’ils mettent sur la table de négociation leurs suggestions.

Je sais que rien ne sera facile. Nous devrons user de tact, de franchise et de transparence, mais surtout d’une volonté d’arriver à une solution durable. Le langage de vérité/réconciliation est idoine pour la résolution du conflit. Je dirai qu’il nous faut un ‘’Ndeup’’.
Dimanche 5 Février 2012




1.Posté par kiné thiam le 06/02/2012 08:40
votez pour cette dame au grand cœur, qui n'a plus rien à prouver! elle a les mains propres et est très aimante!
et au moins elle a un programme réaliste! c'est elle qu'il nous faut



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