Trafic de personnes, débauche, prostitution clandestine : Les chinoises encourent 3 mois ferme, leur employeur 2 ans ferme


Trafic de personnes, débauche, prostitution clandestine : Les chinoises encourent 3 mois ferme, leur employeur 2 ans ferme
Feng Ping Ping , Cheng Li Jia , Xu Xiao Na, Wang Cui , Lipam Pam , IL Feg Deng Li Jiling et Massamba Ba ont comparu devant le juge des flagrants délits. Leur bailleur, en l’occurrence le ministre Pape Abdoulaye Seck avait saisi la police pour dénoncer le fait que sa maison était devenu un lieu de débauche. 
Dans le but de vérifier cette information, des patrouilles discrètes ont étés menées par la brigade des mœurs sans jamais avoir accès dans les lieux fermés. Finalement et avec le concours  d’une unité de la Brigade de lutte contre la criminalité, elle a réussi à entrer dans la maison. 
Les agents ont trouvé sur place dans deux chambres, un lot de 38 préservatifs et d’autres déjà utilisés. 
Interrogé à la barre, Massamba Ba traducteur accusé de complicité de proxénétisme, a déclaré qu'il ne connaît même pas les prévenues et qu'il travaille pour Li Jiling. Cette dernière à, quant à elle, déclaré qu’elle a recruté les filles par le biais d'une agence basée en Chine pour le personnel du resto-bar qu'elle envisage d’ouvrir. 
Les autres filles chinoises trouvées dans les lieux ont toutes nié les faits qui leur sont reprochés. 
Le ministère public après être revenu sur les faits, a requis la relaxe pour le séjour irrégulier et la relaxe de Massamba Ba qui, depuis l'enquête préliminaire, a contesté les faits. Aussi que rien dans ce dossier ne peut prouver son implication pour le délit du défaut de carnet. Il a souligné que ce sont des filles de 40 ans à 20 ans et des préservatifs qui ont été découverts chez elles suite à la dénonciation. Pour ce qui est de la traite des personnes, les faits sont constants et il a requis une peine de 5 ans dont 2 ans ferme et une peine de 3 mois ferme à l'encontre des autres filles.
Leurs passeports ont étés produits par les avocats devant de juge. 
La défense par le biais de Me Sy, est revenue sur le fait que la femme du ministre de l'agriculture qui a saisi les éléments de la police voulait rompre le contrat. Et au lieu de passer par la voie normale, c'est à dire le juge des référés,  elle a saisi la police pour une enquête de prostitution qui ne saurait prospérer. Il a  plaidé pour la relaxe pure et simple des prévenues.
Le deuxième avocat, Me Ousseynou Gaye n'a pas raté le ministre. 
 « Il se permet de ne pas signer un contrat de location, il loue la maison et encaisse 3 millions par mois et 15 jours après il demande aux chinoises de quitter les lieux. La police n'a trouvé ni bouteille d'alcool ni bouteille vide. »  
Allant plus loin, la robe noire a fait savoir qu'il n'y pas une chambre de jeunes où on ne trouve pas des préservatifs et que faire des rapports sexuels consentis n'est pas un délit. Et sous le bénéfice de toutes ces observations, il a plaidé pour le renvoi des fins de poursuite pour tous les délits.
Le délibéré est fixé au 08 juin...
Samedi 3 Juin 2017
Dakar actu




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