Trafic de Chanvre indien : Elimane Fall risque 17 ans de prison ferme


Trafic de Chanvre indien : Elimane Fall risque 17 ans de prison ferme
Elimane Fall a fait face avant-hier au président de la chambre criminelle de Dakar dans le cadre de sa deuxième session. Poursuivi pour les crimes d’usage et de trafic de chanvre indien, il a été placé sous mandat de dépôt en Août 2010. Il a été épinglé en flagrant délit avec 1500 grammes de chanvre planqués dans un sachet en plastique. Ce, en plein mois de Ramadan, dans les chantiers de Nord Foire. Devant la barre, il a nié les faits.
A l’en croire, Il était venu voir son ami Lune Diouf à Nord Foire et ils étaient trois au moment de son arrestation. Cependant Ignace Diouf l’agent qui l’a l’interpellé a souligné que la drogue se trouvait, sous une brique, à ses pieds. Dans sa réquisition, la parquetière a soutenu que c’est être de mauvais foi de la part du mis en cause que d’affirmer que c’est parce qu’il a refusé de laisser les 40 000 Fcfa qu’il détenait par devers lui au moment de son arrestation, que le policier l’a amené au commissariat.
Encore que, note Ndèye Cansou Camara, en fouillant le mis en cause, il a été découvert une somme de 31 000 Fcfa et un sachet d’un kilogramme de chanvre. « Aujourd’hui si Elimane Fall tente de faire croire une telle déclaration, c’est juste pour sa défense mais si le policier était intéressé par son argent, il pouvait le lui prendre. Ce ne serait que la parole d’un policier contre celle d’un mis en cause. Malgré ses tentatives de dénégation depuis le début du procès, les faits sont constants et ses contradictions notoires en disent plus sur sa culpabilité», a plaidé la parquetière. Elle a requis une peine de 17 ans de travaux forcés et une amende de deux millions de Fcfa.
Dans sa plaidoirie, Me Ibrahima M'bengue a constaté que c’est louche qu’un seul policier se déplace pour prendre des trafiquants de drogue. Selon lui, la détention de la proximité n’est pas la proximité de la détention et ce n’est pas parce que le sachet se trouvait sous ses pieds que la drogue appartenait à son client. «La présomption de la paternité de la drogue ne suffit pas pour condamner mon client qui était dans cette hutte avec au moins trois autres personnes. Le dossier est vide,». Aussi, il a demandé la disqualification des faits en usage de chanvre et une application bienveillante de la loi.
Samedi 30 Janvier 2016
Dakaractu




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