Terrorisme présumé, blanchiment de capitaux… : L’imam N'dao et ses acolytes auditionnés au fond à partir du 4 mai prochain


Terrorisme présumé, blanchiment de capitaux… : L’imam N'dao et ses acolytes auditionnés au fond à partir du 4 mai prochain
L’imam Alioune Badara Ndao et ses acolytes ainsi que leurs proches et avocats vont certainement pousser un ouf de soulagement. Car après six mois de détention préventive pour actes présumés de terrorisme, leur dossier bouge. L’imam de Kaolack et ses co inculpés vont en effet être auditionnés au fond. D’après « EnQuête », les auditions vont s’étaler sur trois jours : les 4, 5 et 6 mai prochain.
Les inculpés ont été placés sous mandat dépôt depuis le 6 novembre passé. Ils vont quitter la prison de Saint-Louis pour les hommes et celles de Thiès pour les dames pour venir faire face au Doyen des juges d’instruction.
Pour l’imam Ndao, il devra s’expliquer sur les faits d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, acte de terrorisme, apologie du terrorisme, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes en bandes organisées et complicité. Désignés comme les complices de l’imam de Kaolack, l’imam Mamadou Sall ainsi que les dames Coumba Niang et Marème Sow et le nommé Saliou Ndiaye répondront pour association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. De même que Daouda Dieng qui  a été placé sous contrôle judiciaire après son inculpation.
Premier à tomber, Imam Ndao a été surtout perdu par ses sermons jugés radicaux et considérés comme une apologie au terrorisme. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir des liens avec des terroristes basés en Arabie Saoudite. Le religieux l’a contesté lors de son inculpation en évoquant le fait qu’il n’ait jamais voyagé à travers l’Afrique.  Son collègue, Imam Mamadou Sall, a également contesté tout lien avec le terrorisme mais également avec ses co inculpés. Professeur en génie civil en même temps, l’imam Sall s’est retrouvé dans cette affaire, d’après le journal, à cause d’un contrat de construction que le présumé terroriste Makhtar Diokhané a noué avec sa société. C’est pourquoi il aurait fait savoir qu’il n’est pas lié personnellement à Diokhané mais plutôt  à travers sa société qui est une SARL.
Quant aux dames Coumba Niang et Marème Sow, présentées comme les épouses de Matar Diokhané, un présumé terroriste arrêté à la frontière nigérienne et qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, elles ont été perdues par la découverte d’une importante quantité d’argent chez elles. Mais elles ont expliqué que cette somme était destinée à un projet, sans autres précisions.
Mercredi 27 Avril 2016
Dakar actu




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