Je suis arrivée au garage de Niokolo Transport sis au stade Léopold Senghor vers 20 heures le lundi 6 août dernier. Après quelques heures d’attente, les responsables ont procédé à l’appel pour entrer dans le bus. L’ambiance était bien quand même. Et c’est aux environs de 22 heures que le chauffeur du bus, un vieux, a pris départ pour Tambacounda. Je tiens à préciser qu’à hauteur de Thiadiaye, le chauffeur a tenté de doubler un camion mais le camion avait refusé. Il en est ainsi jusqu’à Fatick.
Après Fatick, nous avons aperçu un convoi de bus. En un moment donné nous avons dit au chauffeur de faire doucement puis que la route était mauvaise sur cette partie de la route entre Fatick et Kaolack. Une fois à Kaffrine, on s’est arrêté pour prendre le diner et se désaltérer. Je me souviens que quelqu’un lui a fait la remarque sur son excès de vitesse. Ainsi, je me suis levé pour lui dire (Tekko ci yon way ). Autrement dit il faut rouler doucement tu as des êtres humains dans le bus. Aussitôt, nous avons aperçu le bus d’l Azhar derrière nous. A notre grande surprise, notre chauffeur a cédé sa place à un jeune qui a pris le volant pour continuer le trajet.
Pour ce qui est de l’accident, je ne saurais vous dire avec exactitude comment s’est-il passé puis que j’étais assis derrière au fond du bus. Tout ce que je sais, j’ai entendu un grand bruit. Comme il faisait un peu sombre, il était difficile de voir. J’ai commencé à crier au secours au secours. J’entendais des passagers qui agonisaient sous le bus et comme nous étions tous coincé, il n’avait pas de solution jusqu’à ce que j’ai vu les gendarmes et sapeurs pompiers qui m’ont extirpé du bus. C’est ainsi que j’ai vu que la collusion a été extrêmement brutale. Le camion a carrément "ramassé" le bus pour l'écrouer. Là, plusieurs personnes qui étaient à gauche ont été carrément écrasées. Des personnes sont mortes, d’autres ont perdu leur jambe. Les passagers qui étaient derrière le chauffeur, sont morts sur le champ, ceux de l'arrière, dont un enseignant, ayant été aussi écrasé dans le tampon et ceux du devant achevés par les éclats de pare-brise. Nous, qui étions derrière, nous avons pu échapper au carnage et je ne sais pas comment ?
Au total, 18 personnes sont mortes sur le coup ce mardi matin 07 août dans cette collusion fatale sur la route nationale n°1. Je vous assure que nous avons tous souffert à l’intérieur. C’est après que j’ai vu du sang sortir de mon visage et au pied. C’est ainsi que j’ai été évacué à Kaffrine ou on a cousu mon pied et mon visage.
J’ai été entendu à la brigade de gendarmerie et après on a été libéré sans récupérer mes bagages, mon portable Samsung et les 100 000 FCFA que j’ai laissés dans mon sac. Le malheur en est que personne n’est venue à notre secours, même les autorités de la région. Je viens juste de l’hôpital régional de Tambacounda pour subir des pansements. Je souffre atrocement. Mon visage est enflé et j’ai pris en charge mes frais médicaux.
Je lance un appel aux autorités à prendre des mesures idoines par rapport au chauffeur qui roule à vive allure et de supprimer les voyages nocturnes. Imaginez ? Nous avons quitté Dakar à 22 heures et nous sommes arrivés à Kaffrine à 3 heures du matin. Incroyable me direz-vous. Je présente mes condoléances à toutes les familles attristées et prompt rétablissement aux blessés et je sollicite un soutien de la part des bonnes volontés et aux autorités pour continuer mes traitements.
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
Après Fatick, nous avons aperçu un convoi de bus. En un moment donné nous avons dit au chauffeur de faire doucement puis que la route était mauvaise sur cette partie de la route entre Fatick et Kaolack. Une fois à Kaffrine, on s’est arrêté pour prendre le diner et se désaltérer. Je me souviens que quelqu’un lui a fait la remarque sur son excès de vitesse. Ainsi, je me suis levé pour lui dire (Tekko ci yon way ). Autrement dit il faut rouler doucement tu as des êtres humains dans le bus. Aussitôt, nous avons aperçu le bus d’l Azhar derrière nous. A notre grande surprise, notre chauffeur a cédé sa place à un jeune qui a pris le volant pour continuer le trajet.
Pour ce qui est de l’accident, je ne saurais vous dire avec exactitude comment s’est-il passé puis que j’étais assis derrière au fond du bus. Tout ce que je sais, j’ai entendu un grand bruit. Comme il faisait un peu sombre, il était difficile de voir. J’ai commencé à crier au secours au secours. J’entendais des passagers qui agonisaient sous le bus et comme nous étions tous coincé, il n’avait pas de solution jusqu’à ce que j’ai vu les gendarmes et sapeurs pompiers qui m’ont extirpé du bus. C’est ainsi que j’ai vu que la collusion a été extrêmement brutale. Le camion a carrément "ramassé" le bus pour l'écrouer. Là, plusieurs personnes qui étaient à gauche ont été carrément écrasées. Des personnes sont mortes, d’autres ont perdu leur jambe. Les passagers qui étaient derrière le chauffeur, sont morts sur le champ, ceux de l'arrière, dont un enseignant, ayant été aussi écrasé dans le tampon et ceux du devant achevés par les éclats de pare-brise. Nous, qui étions derrière, nous avons pu échapper au carnage et je ne sais pas comment ?
Au total, 18 personnes sont mortes sur le coup ce mardi matin 07 août dans cette collusion fatale sur la route nationale n°1. Je vous assure que nous avons tous souffert à l’intérieur. C’est après que j’ai vu du sang sortir de mon visage et au pied. C’est ainsi que j’ai été évacué à Kaffrine ou on a cousu mon pied et mon visage.
J’ai été entendu à la brigade de gendarmerie et après on a été libéré sans récupérer mes bagages, mon portable Samsung et les 100 000 FCFA que j’ai laissés dans mon sac. Le malheur en est que personne n’est venue à notre secours, même les autorités de la région. Je viens juste de l’hôpital régional de Tambacounda pour subir des pansements. Je souffre atrocement. Mon visage est enflé et j’ai pris en charge mes frais médicaux.
Je lance un appel aux autorités à prendre des mesures idoines par rapport au chauffeur qui roule à vive allure et de supprimer les voyages nocturnes. Imaginez ? Nous avons quitté Dakar à 22 heures et nous sommes arrivés à Kaffrine à 3 heures du matin. Incroyable me direz-vous. Je présente mes condoléances à toutes les familles attristées et prompt rétablissement aux blessés et je sollicite un soutien de la part des bonnes volontés et aux autorités pour continuer mes traitements.
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
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