Tanor au Sénat, Niasse à l'Assemblée nationale: Est-ce un faux calcul politique?


Tanor au Sénat, Niasse à l'Assemblée nationale: Est-ce un faux calcul politique?
DAKARACTU.COM  Malgré son statut de député depuis le 1er juillet dernier, Ousmane Tanor Dieng (OTD)  va devoir laisser son fauteuil à son suppléant afin de rejoindre le Sénat, dont il devrait prendre la tête. En accord avec le président Macky Sall, l'actuel secrétaire général du Parti socialiste (Ps) va présider la Chambre haute du Parlement, le "perchoir" de l'Assemblée nationale devant revenir, selon La Lettre du Continent dans sa dernière publication, à Moustapha Niasse. A son futur poste, OTD disposera toutefois de moins de prérogatives que Niasse. Ce matin, Enquête rebondit sur ces calculs et "est en mesure de dire que la piste Tanor au Sénat est en vérité une fausse piste".  Avant d'ajouter que, selon ses investigations, "c'est plutôt au maire de Thiès que devrait revenir le poste de président du Sénat" et de counclure que "le choix d'Idrissa Seck ne date pas de maintenant".
Vendredi 27 Juillet 2012




1.Posté par assill le 27/07/2012 14:23
AFFAIRE HISSEIN HABRE : MISE EN PLACE D’UN TRIBUNAL D’EXCEPTION: LES MAINS « SALL » DE MACKY ET DE SES COMPLICES.
27/07/2012

AFFAIRE HISSEIN HABRE : MISE EN PLACE D’UN TRIBUNAL D’EXCEPTION: LES MAINS « SALL » DE MACKY ET DE SES COMPLICES.

Grande première dans l’histoire, un tribunal pour juger, un seul homme, avec des règles spéciales, des lois spéciales et un verdict déjà convenu, cela s’appelle : un peloton d’exécution.Il ressort des discussions à Dakar que les bailleurs de fonds sont : La France, (2milliards), le Tchad (2milliards à nouveau car les 2 premiers milliards ont été détournés par l’équipe Wade comme l’ont révélé les audits au Sénégal), la Belgique (1milliard), l’UE, l’UA, le Luxembourg pas encore de précisions.…



L’avocat du président Habré, comme vous le verrez dans les vidéos (http://www.seneweb.com/news/commentaire/entretien-maitre-francois-serres-du-barreau-de-par_n_72746_c_1964196.html), a expliqué comment le régime de Macky Sall est en train de violer, de trafiquer avec ses complices et bailleurs de fonds, la décision de la CIJ, prouvant ainsi qu’il ne s’agit nullement pour le Sénégal de respecter ses obligations internationales mais plutôt pour Macky SALL d’exécuter un deal conclu, bien avant son accession au pouvoir, avec les Français et les Belges.

Alors que la CIJ a demandé d’ouvrir une enquête par ses autorités compétents comme cela est écrit noir sur blanc .Le Sénégal ne veut pas le faire car il se retrouverait face à ses propres lois et sa justice et cela n’aboutirait pas à une condamnation du président Hissein Habré, alors la seule voie pour magouiller et conclure une condamnation rapide ; c’est de prendre la voie d’un tribunal ad hoc et le Sénégal pour exécuter son deal , cherche à faire partager les responsabilités dans l’opération de liquidation du président Hissein Habré. L’enrôlement de juges africains dans cette affaire, ne diminuera en rien la responsabilité première du Président sénégalais. Ainsi, nous pouvons dire à propos de ce tribunal qui se met en place à Dakar que c’est :



- Un tribunal illégal dans sa création, car l’UA n’a pas compétence dans ses statuts à créer un tribunal avec un pays.

D’ailleurs, on apprend avec quelle précipitation, le président sénégalais a tenu lors du sommet de l’UA, à négocier la venue rapide d’experts pour mettre en place ce tribunal alors que l’organisation élisait la Sud Africaine DLAMANI pour qui le Sénégal n’avait pas voté . Donc sans attendre la prise de fonction de la nouvelle présidente de commission, il fallait lancer les phases d’exécution du complot.

-Un Tribunal illégal qui est élargi pour diluer les responsabilités. La CIJ a demandé au Sénégal d’engager par ses autorités compétentes une enquête, la CIJ n’a jamais demandé de monter un Tribunal spécial pour juger un seul homme.Selon plusieurs sources, des magistrats sénégalais ont expliqué au Ministre de la justice que si le président Macky Sall tenait à aboutir à une condamnation alors il faut faire en sorte que la justice sénégalaise ne porte pas, sur elle, cette tâche devant l’histoire. D’où l’association de l’UA déjà bien impliquée dans ce dossier et la proposition de juges africains pour que le sale boulot soit une œuvre collective africaine et pas uniquement une forfaiture sénégalaise .

-Un Tribunal financé par des bailleurs engagés résolument contre le président HABRE ; c’est un Tribunal aux ordres, un peloton d’exécution tout simplement.Comment comprendre que le Tchad qui est l’auteur du dossier d’accusation bidon et grossier, finance ce procès sans que personne ne trouve cela anormal et scandaleux. C’est ainsi que le Président sénégalais répète sans arrêt que le procès sera équitable et juste : c’est du pur cynisme !La Belgique qui est partie prenante dans ce dossier, et qui a initiée plusieurs procédures, fait partie aussi des financiers du procès, c’est un non sens et là encore, cela ne dérange personne.

La France, qui est à l’origine du coup d’Etat contre le président Habré, a placé son pion au pouvoir au Tchad. La France, qui a combattu par ses hommes sur le terrain, les hommes de Hissein Habré, et qui a dû « à contre cœur, s’en accommoder quand il gagna la guerre, en attendant de pouvoir trouver la faille pour s’en débarrasser » selon les mots de Roland Dumas, fait partie des financiers de ce tribunal. Cette France est, aujourd’hui, la colonne vertébrale du régime Deby et pompe allègrement les revenus pétroliers pendant que les populations tchadiennes assises sur un lit de pétrole, connaissent la famine. Cette France là, est un bailleur de fonds de ce procès, elle qui, avec tous ses relais médiatiques organisent dans une névrose collective, un lynchage médiatique du président Habré, démontrant par là même qu’il n’a jamais été un de ses valets agissant et exécutant sa politique d’appauvrissement des populations africaines au bénéfice de ses grands groupes financiers. Pour ces journalistes françafricains, leur engagement contre l’ancien président Tchadien est avant tout l’expression d’une volonté de mettre au pas, un homme, un profil de leader africain, ceux qui ont compris que c’est l’économie qui tient le politique, ceux qui ont refusé de brader les ressources de leur pays. Tout le contraire d'un Idriss Deby, après une exploitation du pétrole qui a démarré en 2003, est incapable de dire combien de barils sortent des puits de pétrole par jour et en plus accepte de le vendre à 28 dollars quand le cours est à 140 dollars le baril. Un Bongo s’exclamant après 45ans de pouvoir : « je ne sais pas ce qu’ils (les français) ont fait de l’argent du pétrole gabonais. » .Voilà les 2 profils de dirigeants que la françafrique maintiendra vaille que vaille au pouvoir, à coups d’interventions militaires , d’éliminations d’opposants ect.

Aussi, la chasse à l’homme judiciaire orchestrée, financée et entretenue, n’a pas d’ordre objectif que de démontrer la toute puissance des anciens colonisateurs (France, Belgique) et de dire à la jeunesse africaine : « Nous obtenons toujours ce que nous voulons, et gare à ceux qui ne nous suivent pas, regardez ce qui est arrivé au président Hissein Habre ect.. Vos pays sont des zones de non droit et on fait ce que l'on veut . » L’affaire HH est une grande œuvre de conditionnement et de terreur psychologique en direction de la jeunesse africaine appelée à devenir l’élite dirigeante de demain. La même politique a été menée dans certains pays arabes, pendant des années, on a vu comment s’est exprimé le ras le bol des peuples.



-Un Tribunal qui ne veut que juger un seul homme et s’interdit de juger d’autres auteurs. C’est bel et bien la mission d’un peloton d’exécution ; Il n’a ni crédibilité ni légitimité.Comment peut-on nous expliquer que le tribunal va juger uniquement le Président Habré et ne pas s’occuper d’autres faits tout aussi graves.Le cas Idriss Deby, patron des services de sécurité a été évoqué, l’un des bailleurs de fonds a proposé que Deby soit aussi poursuivi et compte tenu de sa situation de Chef D’Etat, son dossier soit transmis à la CPI pour des poursuites comme pour le président Soudanais, c’est à ce moment que Robert Dossou de l’UA rappelle que l’UA soutient El Bechir contre la CPI . Réponse d’un des magistrats ; on peut transmettre le dossier d’inculpation de Deby et la CPI décidera, on verra par la suite. A suivre donc.



8,5 millions d’euros sur la Table pour acheter la Téranga Sénégalaise et liquider l’ancien président Habré.

Qui peut croire, aujourd’hui, que les occidentaux vont sortir, en ces temps de crise financière, 8,5 millions d’euros pour que des juges africains enrôlés, choisis et grassement payés pour l’occasion, puissent se prononcer librement sur les faits qui leur sont exposés et laisser repartir libre l’ancien président tchadien.Personne ne le croit, alors dès cet instant, on ne peut plus parler de justice, de procès équitable mais toujours et encore de peloton d’exécution qui a bien la caractéristique d’agir avec une seule et unique option celle de votre exécution. Tout comme ce tribunal.

Un exemple simple ; à chaque demande de visas que vous adressez à l’ambassade de France, vous devez payer 50 000 FCFA, cet argent ne vous est pas rendu, en cas de refus du visas. Cela veut dire simplement que la logique coloniale reste toujours celle de nous dépouiller encore et toujours, mais en aucun cas de nous aider.Alors, si l’on vous dépouille de 50 000fcfa même pour un refus de visas, pensez-vous que les Français et les Belges vont dépenser presque 6 milliards de FCFA pour ne pas obtenir la tête de l’ancien président tchadien ?



L’affaire HH n’a jamais été une affaire de Droits de l’homme, ni de lutte contre l’impunité, si Reed Brody et ses sous traitants locaux souhaitent nous convaincre du contraire alors qu’ils agissent avec la même obsession pour mettre fin à l’impunité de ceux qui martyrisent et torturent quotidiennement le peuple palestinien depuis des décennies, et de ceux qui ont massacré des irakiens, des afghans et en toute impunité, continuent de torturer à Guantanamo.

La défense du Président HH a réaffirmé très clairement qu’elle ne se laissera pas faire et invite tous les tchadiens et africains à dénoncer ce tribunal d’exception avec ses lois d’exception, et ses juges aux ordres de la France et de la Belgique avec un chef d’orchestre en la personne du président sénégalais Macky Sall à qui, il reviendra d’assumer la responsabilité de tout ce qui arrivera au président Habré.

En a t-il conscience ? Lui qui a reconnu, ne rien connaître des problèmes du Tchad, fait face à des gens qui n’ont aucune conscience, ni morale et qui, pour l’avoir soutenu lors des élections, exigent de sa part l’exécution du deal.



La rédaction de Zoomtchad.

2.Posté par Johnatan le 27/07/2012 19:25
Tanor n'est pas un élu local. Il ne peut pas légitimement siéger au SENAT. Sachant aussi que le President du SENAT assure l'intérim du PR en cas de vacances du pouvoir, je vois mal Macky mettre Idrissa Seck a ce poste. Idy au SENAT, Macky sera éliminé par tous les moyens mystiques. Il faut mettre quelqu'un de sûr et de loyal. Ensuite dans toutes les grandes démocraties le President du SENAT n'est pas a priori un présidentiable.

3.Posté par Khadim Fall le 27/07/2012 20:07
Je suis térifié par cette rumeur de voir Idy au sénat et Diaz au craes. Pour niass à l'assemblée je suis dacord mais pas Idy au sénat. C'est trop risqué pour Maky et la tentation sera forte pour Idy. Nit day def lu woor. Pour moi le senat doit être purement et simplement raillé de la carte institutionnelle car sans importance sinon caser des politiciens.



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