Tambacounda: 17 accidents de vélotaxis recensés en trois mois (responsable)


Tambacounda: 17 accidents de vélotaxis recensés en trois mois (responsable)
Dix-sept accidents de la route, dont deux graves, impliquant des membres de l’Association And Suqqali Tambacounda (AST), à l’origine de l’introduction des mototaxis dans la commune de Tambacounda, ont été recensés durant les trois mois de la phase-test du projet, a révélé son président, Adama Soumaré.

‘’Nous avons été victimes de 17 accidents depuis le début, dont deux graves’’, à savoir deux cas de double fractures, les autres portant sur des cas de brûlures, a indiqué à des journalistes, le président de l’AST, Adama Soumaré.

Il l'a déclaré au terme d’une réunion d’information, tenue dimanche, avec les conducteurs de vélotaxis, en prélude à une rencontre avec le chef de la sécurité urbaine, le commissaire Bassamba Camara.

Pour Soumaré, ‘’il n’y a pas péril en la demeure’’, l’association ayant pu prendre en charge financièrement tous cas qui se sont posés à elle.

Lors de cette rencontre, à quatre jours de la fin de la phase-test durant laquelle, conformément aux engagements pris par l’AST, ses membres devraient être en règle en termes de documents, à certaines règles de conduite liées à la vitesse, à la tenue et aux mesures de sécurité, ont été rappelées aux jeunes. Ils se sont aussi vus, par exemple, notifier l’interdiction de transporter une femme enceinte, ou portant un enfant sur le dos.

Les excès de vitesse ont été vivement déplorés par différents intervenants.

En l’espace d’un mois, les vélotaxis, qui étaient au nombre de 156 au 22 janvier, a été multiplié presque par quatre, densifiant ainsi la circulation dans la commune. ‘’Aujourd’hui, 613 jeunes font du vélotaxi’’, a noté Adama Soumaré, qui a relevé, concernant l’idée qui était agitée de plafonner à environ 200 le parc de motos, ’’qu'on ne peut pas empêcher à un jeune de travailler’’.

‘’Tout ce que nous pouvons, c’est les organiser, les former, et parmi eux, sélectionner ceux qui sont aptes à faire le vélotaxi, les autres, les orienter ailleurs’’.

‘’Nous avons parmi nous 39 superviseurs, contrôleurs et agents recouvreurs qui sont constamment sur le terrain et qui veillent à ce que les engagements pris ici soient respectés. Rassurez-vous, nous sommes les premiers policiers de nous-mêmes’’, a encore dit le président de l’AST.

L'associaition qui a initié ce projet pour lutter contre le chômage dans la commune, se donne aussi comme mission de sensibiliser les jeunes.

‘’Actuellement, l’association a une situation financière extraordinaire’’, a dit Soumaré, notant que ‘’jusqu’à présent, elle prend en charge tous les problèmes auxquels elle est confrontée, assiste ‘’convenablement et de façon récurrente’’ ses adhérents. Cela, en plus de la motivation de ses six permanents qui assurent le fonctionnement du siège.

Cette santé financière a été acquise, malgré quelques ‘’brebis galeuses’’ qui ne s’acquittent pas de leurs redevances journalières de 100 francs.

Initialement, tout membre de l’AST qui gère le GIE Vélotaxis Tambacounda (VTT) devait se payer une plaque d’immatriculation à 2000 francs, et verser des frais d’adhésion de 1.000 francs au près du siège de la structure sis au quartier Camp Navétane.

Dakaractu2




Lundi 25 Février 2013
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