Transformer une voiture immatriculée à l’étranger, en « sénégalaise », sans passer par la douane, est l’activité la plus lucrative de ces 5 dernières années dans la cité religieuse. Un job auquel un mécanicien pouvait s’adonner à Touba. Le boulot est simple en théorie mais fastidieux en pratique. C’est la raison pour laquelle, jusqu’à ce jour, seuls de rares mécaniciens ont osé se livrer à cette activité. Dans la théorie, il s’agit de de graver le numéro de châssis d’un véhicule en règle, sur une autre de même marque mais âgée de plus de 8 ans. Ce qui est illégal. Pour ce faire, il faut être d’une habilité certaine car le travail demande une précision chirurgicale, du « maquilleur ». Un tôlier vivant à Mbacké explique que la réécriture doit se faire avec minutie, de sorte que les écritures ressemblent à celles faites par une machine. Le nouveau gravage terminé, la voiture est censée être en règle car disposant de papiers valables. Même si parfois, la carcasse neuve du véhicule trahit l’âge mentionné sur la carte grise. Pendant plus de 5ans, les douaniers et leur système informatique dit « Gaïndé » ont été roulé dans la farine, pour ne pas dire dans l’huile de moteur. Et pour cause ! Les gabelous n’y ont vu que du feu, pendant tout ce temps. Incapables de distinguer la bonne graine de l’ivraie. À Touba, le circuit s’était agrandi, le bouche à oreille aidant. Et beaucoup de voitures âgées de plus de 8 ans, ont intégré la circulation sans problème majeur.
La mécanique se grippe
Depuis quelques semaines, les douaniers semblent avoir découvert l’astuce, avec la complicité des gendarmes de Touba. C’est pour dire que c’est le début de la fin d’un circuit juteux. La désillusion est terrible pour tous les maillons qui composent ce « deal » ingénieux. En fait, plusieurs hommes d’affaires ont fait fortune en achetant des véhicules « Rim » (mauritanien) qu’ils ont fait « sénégalisés » avec des papiers valables. Avant de les revendre à des prix défiant toute concurrence. Car n’ayant jamais acquitté les droits de douane. Mise à part cette personne chargée du financement (achat de voitures « Rim », de vieilles voitures et de documents), il y a le très discret technicien-maquilleur, et enfin le vendeur, connu dans le milieu. À Touba, il existe cinq lieux de vente.
Quatre « techniciens-graveurs » sont tombés
Les choses ont commencé à changer car des têtes sont déjà tombées. De sources sûres, quatre d’entre les mécaniciens les plus réputés pour leur dextérité, ont été arrêtés par les limiers. Parmi ces fraudeurs, figure celui qu’on surnomme le « Malien » et qui est célèbre dans l’agglomération. Ce Malien est réputé dans de la gravure de nouveaux numéros de châssis. À ses côtés, opéraient trois Sénégalais dont deux tôliers et un mécanicien. Tout ce beau monde a été alpagué à la suite d’enquêtes ayant abouties à leurs personnes. Notre source renseigne que « ces hommes sont victimes de taupes qui ont infiltré leur réseau ». Nos tentatives de connaitre leurs véritables identités ont été vaines. Un tour, ce mercredi, au parking dit « 28 » à la recherche d’une voiture « Rim » illégalement « sénégalisée » a failli tourner au vinaigre. Comme pour dire qu’il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu !
Mama Moustapha MBAYE (Correspondance)
La mécanique se grippe
Depuis quelques semaines, les douaniers semblent avoir découvert l’astuce, avec la complicité des gendarmes de Touba. C’est pour dire que c’est le début de la fin d’un circuit juteux. La désillusion est terrible pour tous les maillons qui composent ce « deal » ingénieux. En fait, plusieurs hommes d’affaires ont fait fortune en achetant des véhicules « Rim » (mauritanien) qu’ils ont fait « sénégalisés » avec des papiers valables. Avant de les revendre à des prix défiant toute concurrence. Car n’ayant jamais acquitté les droits de douane. Mise à part cette personne chargée du financement (achat de voitures « Rim », de vieilles voitures et de documents), il y a le très discret technicien-maquilleur, et enfin le vendeur, connu dans le milieu. À Touba, il existe cinq lieux de vente.
Quatre « techniciens-graveurs » sont tombés
Les choses ont commencé à changer car des têtes sont déjà tombées. De sources sûres, quatre d’entre les mécaniciens les plus réputés pour leur dextérité, ont été arrêtés par les limiers. Parmi ces fraudeurs, figure celui qu’on surnomme le « Malien » et qui est célèbre dans l’agglomération. Ce Malien est réputé dans de la gravure de nouveaux numéros de châssis. À ses côtés, opéraient trois Sénégalais dont deux tôliers et un mécanicien. Tout ce beau monde a été alpagué à la suite d’enquêtes ayant abouties à leurs personnes. Notre source renseigne que « ces hommes sont victimes de taupes qui ont infiltré leur réseau ». Nos tentatives de connaitre leurs véritables identités ont été vaines. Un tour, ce mercredi, au parking dit « 28 » à la recherche d’une voiture « Rim » illégalement « sénégalisée » a failli tourner au vinaigre. Comme pour dire qu’il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu !
Mama Moustapha MBAYE (Correspondance)
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