TOUBA- L’EAU, LA PLAINTE, LES ACCUSATIONS, LES DÉMENTIS : Affaire Amary Guèye -Serigne Cheikh Aliou M’backé… 643 millions en jeu !


TOUBA- L’EAU, LA PLAINTE, LES ACCUSATIONS, LES DÉMENTIS  : Affaire Amary Guèye -Serigne Cheikh Aliou M’backé… 643 millions en jeu !
A Touba bruit, depuis une semaine, une affaire qui risque de faire couler beaucoup d’encre. Il s’agit d’accusations graves portées sur Serigne Cheikh Aliou M’backé, patron de Maou Rahmati. Accusations sanctionnées par une plainte déposée à son encontre et accompagnée d’une campagne de déstabilisation médiatique savamment ourdie, selon le Mbacké-Mbacké et ses proches, par des chefs religieux très influents. S’intéressant à cette affaire, Dakaractu est tombé sur des documents, des déclarations qui permettent d’en savoir un peu plus sur cet imbroglio assortie de plusieurs milliards dans laquelle plusieurs noms de personnalités maraboutiques et politiques apparaîtront. Serigne Cheikh Aliou M'backé serait-il victime de manipulations et d’attaques orchestrées par ses ennemis ?  
De quoi s’agit-il ? 
Amary Guèye et « la société Bsl Global Water Solutions » sont les plaignants qui ont déposé un recours. Serigne Cheikh Aliou est le chef religieux incriminé. Oumar Guèye et Pape Diouf ont eu en charge le ministère de l’hydraulique, Me Wade et le Président Macky Sall ont été interpellés parce qu’ayant plus ou moins une responsabilité dans cette affaire. Le nœud du problème est à chercher dans l’installation et la mise en route des unités de potabilisation de l’eau de Touba, objet de marché avec à la clef, des machines mises à la disposition de la cité religieuse après accord du Gouvernement Sénégalais et plus précisément du Président Abdoulaye Wade. Il s’agit, de manière plus claire de deux unités de purification d’eau par système osmose inverse d’une capacité (annoncée) de 2 400 mètres-cubes/jour. Le marché signé en décembre 2011 et achevé en janvier 2013 portait sur la rondelette somme de plus de 650 millions…( une surfacturation diront les services de Maou Rahmati plus tard). Au fil du temps, Amary Guèye devra courir aux trousses de l’Etat du Sénégal qu’il accusera, à travers plusieurs lettres référencées et adressées aux ministres Pape Diouf, Oumar Guèye et au Président Macky Sall de ne pa s’être acquitté du paiement d’un reliquat de 10% estimé à 65 millions de francs.  
 
Ce que veut Amary Guèye  
Las de réclamer cet argent, Amary Guèye a décidé d’ester en justice contre… le chef religieux Cheikh Aliou Mbacké, en sa qualité de Président de CIET. Ainsi a-t-il déposé une plainte au parquet Diourbel depuis 14 juillet 2015 sous le numéro 2109 aux motifs que le Mbacké-Mbacké n’avait nullement le droit d’utiliser les machines, exigeant l’arrêt immédiat de l’exploitation. Pire , il réclame des dommages et intérêts de 2 milliards pour préjudice subi avant d’estimer les fonds récoltés dans la vente de l’eau à 8 milliards en raison de 10 000 francs par mètre-cube vendu pour une production journalière de 1 200 mètres-cubes. D’emblée, l’Etat n’est plus inquiété, malgré la multitude de lettres adressées aux fins de mise en demeure. 
 
Inexactitude des chiffres avancés, Maou Rahmati contre-accuse  
Malick Badiane est l’homme qui gère l’administration de Maou Rahmati et c’est lui qui parle : « cette affaire n’a ni tête ni queue. Maou Rahmati s’indigne des contrevérités avancées, non sans rappeler que c’est Amary Guèye qui a amené la machine sur le site d’exploitation. D’abord, dit-il, jamais les machines n’ont eu une capacité de production de 1 200 mètre-cube/ jour. Il ne s’agit que 300 mètre-cube/ par heure pour un fonctionnement effectif de 10 heures au quotidien. Ce qui fait au total 3 000 mètres-cubes. Le mètre-cube n’a jamais été vendu à 10 000 francs mais à 4000 francs ». (Informations vérifiées sur le terrain et confirmées). Malick Badiane d’ajouter que l’objectif de Maou Rahamati n’est pas, suivant les recommandations du Khalife Général des Mourides, mercantile. La structure emploie 50 personnes avec une masse salariale mensuelle de 4 millions de francs. L’électricité est payée par facture et par mois à hauteur de 1,200 million pendant que le carburant pour faire fonctionner les véhicules varie entre 8 et 9 millions par mois. Ceci, en sus des frais d’entretien évalués à 1, 500 million pour les besoins de la vidange des véhicules compte non tenu des dépenses relatives à la gestion du réseau hydraulique et de la réparation et de l’entretien des forages. Notre interlocuteur de préciser que seuls 80 francs sont reversés à Mahou Rahmati toutes les fois que 20 litres d’eau sont cédées au prix de 125 francs. Malgré ce bruit, le chef religieux, selon Malick Badiane, se réjouit des questions de santé publique qui ont été résolues avec la disponibilité de cette eau. Autre élément soulevé : la facture de l’unité serait anormalement trop salée. Elle a été, en effet, cédé à l’Etat du Sénégal à 643 millions alors qu’elle ne devrait même pas coûter la moitié. (confidence d’un technicien de la CIET à confirmer ou à infirmer). 
 
 
Mises en demeure adressées à l’Etat et soutien du CIET 
Serigne Cheikh Aliou M’backé est celui qui a été choisi, successivement, par Serigne Saliou, Serigne Bara et Serigne Sidi Mokhtar Mbacké pour s’occuper de la direction du « Comité d’initiative pour l’eau de Touba » communément appelé ici « Maou Rahmati ». Sous cette casquette, le chef religieux a procédé à l’exploitation de cette eau. Dans une lettre adressée le 27 mai 2014 au ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement, le Mbacké-Mbacké demandait à l’Etat « de verser le reliquat de 10% au fournisseur des machines  qui dit être confronté à un blocage ». Serigne Cheikh Aliou d’ajouter dans la lettre : « pour éviter toute atteinte à l’honneur de Touba et du Khalife, nous avons estimé devoir vous demander de nous confirmer l’impossibilité pour vous de verser les 10% en question pour permettre à la communauté mouride de trouver les voies et moyens pour qu’il rentre dès que possible dans ses fonds par les soins du CIET ». Cette injonction résulte de demandes de soutien adressée au chef religieux et de mises en demeure adressées au ministre Oumar Guèye le 06  mai 2013, au Président Macky Sall et au ministre Pape Diouf le 26 juin 2013. Dans ces correspondances, le sieur Amary Guèye continuait de réclamer les 63 775 000 francs. Autrement dit, le plaignant s’en est toujours pris à l’Etat. 
 
Et Serigne Cheikh Aliou dans cette affaire ? 
Joint au téléphone, il s’étonne, regrette, accuse et se  résout à ne pas répondre à la provocation. Néanmoins, l’homme a toujours dit, par la passé, avoir identifié ses ennemis. Tout de même, se suffit-il des prières du Khalife Général des Mourides qui continue de lui témoigner confiance . Du côté du religieux , on parle de manipulation et d’acharnement. Des marabouts de la cité seraient en train d’activer l’homme d’affaires Amary Guèye.  
Cette affaire laisse entrevoir beaucoup de pistes à explorer et des questions à se poser. D’abord, pourquoi l’Etat refuse encore de payer la dette de 65 millions au sieur Amary Guèye ? Ensuite, pourquoi subitement le sieur Amary Guèye s’est-il attaqué au chef religieux Serigne Cheikh Aliou M'backé après plus de deux années d’exercice alors qu’il n’est en rien concerné ? Enfin qui sont derrière cette affaire qui risque de mêler Touba dans une tumulte qui ne l’honore pas. Affaire à suivre... 
 
Lundi 27 Juillet 2015
Dakaractu




1.Posté par splendidemassage le 28/07/2015 16:03
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2.Posté par Nature le 30/07/2015 18:24
Ce qui est sûr est que cette affaire risque de meler tout Touba. Car ce plaignant a le droit de reclamer son reliquat mais d'attaquer en direct le Marabout, un guide qui a fidèlement des disciples et des fidels deriere lui. Sa Fitou un Mbacké-Mbacké comme lui et un "doomu Soxna" seul peut l'etre Donc Les Marabouts qui sont cachés derriere lui, enlevez vos casques C'est evident aussi qu'un jour vous pourriez faire face à la famille de Darou Khoudoss. Parce que tenter de salir le travaux de ce petit fils de Cheikh Moustapha que les khalifs de mouride lui ont été confiés est de declarer la guere à la famille qui s'est engagée pour tout bonheur de la confrérie.



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