TOUBA - Abdou Aziz Mbacké Majalis réclame l'abrogation de la loi sur la parité et s'attire les " foudres" des intellectuelles


Animant une conférence en prélude au Laylatul Qadr, Serigne Abdou Aziz Mbacké Majalis a réclamé l'abrogation sans délai de la loi sur la parité. Pour lui, sa mise en scelle dans l'ordonnancement juridique Sénégalais est une erreur qui ne se justifie pas. « Cette loi sur la parité n'est pas conforme à notre culture encore moins à notre  religion» a tonné le Mbacké - Mbacké dont le thème confié était « la parité en question...la femme est-elle l'égale ou le complément de l'homme ? »

Le chercheur mouride de se féliciter de la décision prise par Touba de dégager en touche et en bloc cette loi en refusant,  notamment d'en respecter les suggestions dans la confection de l'équipe municipale locale. Le Khalife Général des Mourides avait, en effet, choisi 100 conseillers hommes. Cette  position de Majalis a été réconfortée par Sokhna N'dèye Diop Diaryétoullah qui a rappelé à la femme son rôle d'être au service de l'homme.

C'était, toutefois,  sans compter avec les arguments contraires développés par Fatou Sow Sarr. La sociologue et grand défenseur de la parité, commencera par corriger le conférencier sur la personne de Claudette April qui n'est pas une féministe, mais « un juriste-penseur qui a étudié les sciences politiques ». C'est ensuite qu'elle dira que le débat sera encore pour bien longtemps « un dialogue de sourds ». Fatou Sow Sarr de rappeler que la parité se limite à requérir l'équivalence en dignité et l'équivalence fonctionnelle entre hommes et femmes. Elle souhaitera que les femmes ne se laissent pas endormir par certaines thèses développées et qui sont maladroitement et astucieusement  justifiées par l'islam. Tout de même,  elle fait la promesse d'abandonner la parité si, dans sa phase d'évaluation,  elle trouve qu'elle recèle plus de limites que d'avantages.

Amsatou Sow Sidibé se limitera à donner sa langue au chat, prétextant que le contexte et le lieu ne se prêtent pas à un discours différent de celui défendu. Le ministre conseiller de rappeler qu'aucune loi n'a d'emblée fait l'unanimité. Tout de même, elle signalera que les femmes ont le même droit à l'éducation, à la santé que les hommes. Khady Fall Tall abondera dans le même sens que ces consœurs. La parité,  dira-t-elle, n'est convoquée qu'au niveau des représentations électives.

Le professeur Malick N'diaye a aussi pris part à la rencontre. La rencontre s'inscrit dans le cadre d'une série de conférences en prélude au Laylatul Qadr, organisée par le comité d'organisation mis en place par Serigne Mahfouz Mbacké et conduit par Cheikh Abdou Mbacké Bali.
Dimanche 12 Juillet 2015
Dakaractu




1.Posté par babacar diopp le 12/07/2015 10:50
segne bi controle la haine que tu as contre le president wade

2.Posté par DAALY le 12/07/2015 11:16
enfin la fin du monopole des droits de l hommistes des memebres des obscures officines qui ont toujours été contre l'islam et la culture wolof
QUI EST DERRIERE FATOU SOW SARR

3.Posté par Momla le 12/07/2015 12:44
Majalis confond d'une part, notre culture avec la culture arabe et d'autre part, la culture arabe avec celle islamique. Notre culture négro-africaine à la base, matriarcale ou patriarcale, a toujours donné une place importante aux femmes n'en déplaisent aux partisans de l'obscurantisme importé comme ce Majalis.

4.Posté par pape dieng le 12/07/2015 15:06
Si les cinq doigts de la main etaient égaux elle ne servirait à grand' chose Que tt le monde aillent au combat et que les meilleurs gagnent c est la loi la plus antidemoncratique la plus hypocrite la plus nulle du monde

5.Posté par FALL le 12/07/2015 18:37
Je suis parfaitement en phase avec lu.Cette loi est une discrimination pour les femmes et aussi pour les hommes.
Pourquoi ne peut-on pas la remplacer par une loi sur la competence

6.Posté par amefall nktt le 13/07/2015 02:35
Une loi contraire a notre religion,a nos mœurs et coutumes. je pencherai plutôt sur une loi portant sur la compréhension de la complémentarité entre les hommes et les femmes. Un parfait équilibre qui n' est certes pas la parité telle quelle . choukrane serigne aziz !

7.Posté par diololi le 13/07/2015 09:04
Qui sont ces "intellectuelles " Enfin le monopole ideologique de ces dernieresest brisée Que le debat soit ouvert public et contradictoire afin que les senegalais puissent bien identifier ces enjeux de sociéte ainsi on pourra avoir un bon outing et identifier toutes ces femmes masquees et leur agenda caché



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