TOP 50 DES AÉROPORTS AFRICAINS : L’AÉROPORT INTERNATIONAL LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR TIENT SON RANG

Dans le domaine du tonnage fret, Dakar est à la 15ème place et à la 25ème place pour le transport passagers derrière des grands d’Afrique comme : Caire, Johannesburg, Lagos, Cap Town, Naïrobi, Accra…. Ce classement du Top 50 des aéroports africains est établi à partir des chiffres de 2014 et publié dans le bulletin n°8 (2ème semestre 2015) de l’Union des Gestionnaires d’Aéroports de l’Afrique du Centre et de l’Ouest (UGAACO). Mais le Rapport d’Activités et de Gestion de 2015 de la Direction du Contrôle Interne et de Gestion des ADS confirme ce rang. Les tendances pour 2016 sont bonnes et augurent d’un avenir meilleur pour le trafic commercial global à Dakar, qui reste leader devant les pays membres de l’ASECNA.


Au 31 Décembre 2015, les Aéroports du Sénégal ont enregistré 2.004.020 passagers globaux contre 1.974.846 durant la même période en 2014 soit une Augmentation de 1,5% en valeur relative et 29.164 en valeur absolue. Au niveau mondial, le trafic de passagers a augmenté de 6,1% sur un échantillon de 908 aéroports (source ACI) tandis qu’en Afrique sur un échantillonnage de 66 aéroports, la croissance est de 0,3%. 
Plusieurs facteurs sont à la base de cette embellie pour les Aéroports du Sénégal (ADS). L’éradication du virus Ebola a été particulièrement significative sur le trafic en provenance d’Europe (notamment la reprise de certains vols charters qui avaient arrêté de desservir la sous-région) mais également sur le trafic de la zone CEDEAO qui a enregistré une hausse de 6% par rapport à l’année précédente soit 26400 passagers de plus (plus spécifiquement le trafic vers la Guinée Conakry a augmenté de 40% soit 20374 passagers de plus que 2014). 

Il y a aussi la redynamisation de la destination Sénégal grâce à l’implication décisive de la Tutelle en direction des compagnies majeures (Air France, Brussels Airlines, Corsair, Royal Air Maroc et Emirates). En plus des vols de Sénégal Airlines affrétés à Transair qui ont contribué à une amélioration du trafic domestique  de 17% en termes de mouvements et 8% en termes de passagers, soit respectivement 1072 et 3243 en valeur absolue. 

En 2013, pour la première fois, le Sénégal a enregistré plus de deux (02) millions de passagers avec une croissance de 13% dans les mouvements, 8% pour les passagers. En  2014 la crise persistante de Sénégal Airlines, les difficultés dans le secteur du tourisme et l’épidémie du virus Ébola ont fait baisser le trafic de manière considérable avec -1% pour les passagers. 
Cependant grâce aux facteurs sus mentionnés, le trafic a encore atteint deux (02) millions de passagers cette année malgré la baisse de performance de certaines compagnies. Par conséquent, pour maintenir le cap à ce niveau, il faut consolider les acquis.
Le trafic est plutôt concentré sur Dakar qui représente 90% des mouvements, un chiffre qui n’a pas changé par rapport à 2014. Au niveau des aérodromes, en dehors de Ziguinchor qui a enregistré une hausse de 2%, on constate une baisse globale de 47%, 13% et 4% respectivement dans les aérodromes de Saint louis, Tambacounda et Cap-Skiring.
Pour le fret, les quantités transportées ont connu une hausse de 15 % comparativement au volume enregistré en 2014. L’arrivée de nouvelles compagnies cargo telles que Turkish Airlines et Etihad cargo au 4ème  semestre 2015 ont contribué à cette croissance en plus du démarrage effectif de la gare de fret. Des résultats plus satisfaisants pourraient être obtenus si certaines compagnies européennes (Air France et SN Brussels) n’avaient pas suspendues un moment leurs activités pour des raisons de sécurité après les attentats survenus à Paris. 
Relativement au fret, les résultats restent donc satisfaisants pour la période visée. En effet, sur un échantillon de 656, les aéroports au niveau mondial ont enregistré une hausse de 2.3% contre 3.2% en Afrique sur un échantillon de 46 aéroports.
Pour diversifier le trafic fret, il convient d’accélérer l’érection de « points froids » au niveau de tous les aérodromes régionaux dimensionnés en fonction de l’offre potentielle.
Au-delà de tous les facteurs qui concourent à des résultats positifs dans les domaines du trafic passagers et du fret, il y a aussi la bonne gestion de l’Agence des Aéroports du Sénégal qui favorise de tels résultats. 
En effet malgré la réduction de 50% des redevances « passagers » et « sûreté » qui constituent des parts relativement importantes des recettes globales de l’Agence (56% et 14% respectivement), le niveau de qualité des services, de sécurité et de sûreté requis ont été maintenus. C’est dans ce sillage qu’il faut ajouter l’appui du Gouvernement. En effet, au regard de ces contraintes opérationnelles et pour atténuer le déficit de 8,4 milliards résultant des réductions indiquées, le Gouvernement a bien voulu après avoir accordé en 2015, 1,5 milliard de FCFA, allouer un concours budgétaire de 3,5 milliards dont 1 milliard au titre des investissements dans le cadre du Budget  2016.
Voilà pourquoi au Mois de Février 2016, lors du 4ème Sommet d’ACI sur les expansions des Aéroports en Afrique qui s’est tenu au Ghana, les ADS ont été particulièrement sollicitées pour expliquer comment nous avons pu, pendant la longue période de construction d'un nouvel Aéroport (Aéroport International Blaise Diagne), maintenir un très haut niveau de sécurité (notamment pour les vols en direction des USA) en soutenant une politique de consolidation de l'offre commerciale de AILSS  dans la perspective de la mise en exploitation prochaine de AIBD.
Lors de cette rencontre d’Accra, il a été retenu que le trafic passagers et fret est en croissance à un rythme jamais vu et pour tenir compte de cette augmentation, de nombreux aéroports en Afrique se mettent à niveau sur le plan de leurs infrastructures. D’où la nécessité de tenir le cap à Dakar en attendant l’ouverture prochaine de AIDB.
Jeudi 19 Mai 2016
Dakaractu




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