Syrie : Nouveau coup dur pour Daech

Le « Docteur Wa’il », proche collaborateur d’al-Adlani, mort le 30 août dernier, a été tué par un raid aérien de la Coalition internationale à Raqqa. La toulousaine Ebru Firat, membre des YPG (kurde) arrêtée à Istanbul.


Syrie : Nouveau coup dur pour Daech
Décidément, Daech n’a pas de pot. Wa'il Adil Hassan Salman al Fayad, dit « Dr. Wa'il », n’est plus : il a été tué par un raid aérien de la coalition internationale dans la région de Raqqa en Syrie, a annoncé vendredi, Peter Cook, porte-parole du département américain de la Défense, dans un communiqué. Wa’il conduisait une moto quand la frappe a eu lieu. 

La mort du « docteur » survient un peu plus d’un mois après celle d’Abou Mohamed al-Adlani, le numéro deux de Daech, dont il était un proche collaborateur et à qui, selon toute vraisemblance, il devait succéder au poste de « ministre de l’Information ». Wa'il Adil Hassan, membre de la Choura, l’instance de direction politico-religieuse de Daech, avait pour spécialité au sein de l’Organisation de l’Etat islamique (Daech) de superviser « la production des vidéos de propagande terroriste montrant des actes de torture et des exécutions » par les Sonderkommandos de Daech.  Du fait de sa proximité avec al-Adlani, il était aussi, selon Washington, « chargé de la préparation et de la conception des attaques terroristes à l'étranger ».

Pas la fin de Daech

La mort du « Docteur », après celle d’al-Adlani, vient allonger la liste des dirigeants et cadres de l’Organisation de l’Etat islamique (Daech) tués entre fin 2015 et septembre 2016. Elle s’ajoute en effet à celles de l’Irakien Abou Muslim Al-Turkmani (le Turkmène) tué en août 2015, du financier Abou Salah de son vrai nom Moustafa Mohammed Al-Karmush en décembre de la même année, du vétéran Abderrahmane Al-Qadouli (60 ans) mort en mars 2016, et à celle du Géorgien et chef militaire de Daech Tarkhan Batirachvili dit Omar le Tchétchène, tué en juillet dernier. Tous ces hommes appartenaient au premier cercle de l’EI (Daesh) dirigé par le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi. Mais de la à croire comme l’affirme Washington que la mort de ces hommes va affaiblir les capacités politico-militaires de Daech dont la conservation de « son territoire », ne signifie nullement la fin proche de Daech – il est encore présent autour d’Alep, donc pas seulement à Raqqa (Syrie) et à Mossoul (Irak) -  et du salafo-djihadisme. Et ce, tant que certains alliés arabes des Etats-Unis dans la région continueront d’aider en sous-main, via des canaux non-étatiques et non officiels, Daech et les autres organisations djihadistes. Et tant que la Turquie continuera, sous prétexte de combattre Daech, de cibler prioritairement les Forces démocratiques syriennes (FDS) et singulièrement leur principale composante les Unités de protection du peuple (YPG, kurdes) dont l’une de ses combattantes, Ebru Firat, 25 ans, originaire de Toulouse, a été interpellée jeudi dernier à l’aéroport d’Istanbul pour « terrorisme » ! (1)

(1) Un comité de soutien pour la libération d’Ebru Firat a été constitué à Toulouse
Samedi 17 Septembre 2016
Dakaractu



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