Stabilité du système monétaire et financier international : Amadou Ba souligne le besoin des pays africains de compter sur des perspectives encore plus fermes de stabilité


Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Monsieur Amadou BA a pris part ce jeudi 31 mars 2016 à Bercy, au ministère des Finances et des Comptes publics, au Séminaire de Haut niveau sur l’architecture financière internationale.
Le séminaire, selon une note qui nous a été transmise, a rassemblé plusieurs personnalités dont la Directrice Générale du Fonds monétaire international, des ministres en charge des finances de 25 pays européens, africains, américains, et asiatiques, des Gouverneurs de Banque centrale et des Universitaires.
Dans son intervention, Monsieur Amadou Ba a souligné que les pays africains ont besoin de pouvoir compter sur des perspectives encore plus fermes de stabilité, de liquidité et de résilience à la transmission des chocs qui frappent le système monétaire et financier international, en perspective du prochain Sommet de Hangzhou, en République populaire de Chine, placé sous le signe d’un rôle accru du G20 comme moteur d’une croissance inclusive et durable dans un monde interconnecté. C’est dire qu’en cherchant à se hisser au statut de pays à revenus intermédiaires, chacun des pays africains s’ouvre en même temps et encore davantage à la variabilité de la conjoncture économique internationale. Le Sénégal a vécu cette expérience en 2009 avec un net ralentissement des affaires.
 
Le ministre BA a salué les efforts que déploient depuis la crise qui a donné naissance à la Grande Récession, les institutions actives dans la régulation et la supervision du système financier international, notamment le Conseil de Stabilité financière, le Fonds monétaire international et le Groupe de Travail du G20 sur l’architecture financière internationale.
 
S’agissant de la question de l’internationalisation des monnaies, elle traduit d’abord du point du vue du Sénégal et de son Chef d’Etat, le Président Macky SALL, la responsabilité assumée de chacune des nations ou zones partenaires qui s’y engagent, à prendre toute la mesure de la dimension du rôle de son économie dans les échanges internationaux.
 
A travers l’internationalisation des monnaies comme leur prise en compte dans la détermination de la valeur du DTS, le Sénégal et les pays africains de la Zone franc CFA, voudraient également trouver dans l’équilibre des taux de change, un encouragement à plus de productivité et de qualité des produits proposés aux échanges internationaux, dira t-il dans son intervention.
 
La revalorisation du pouvoir d’achat et les revenus générés serviraient de ressorts aux investissements dans l’agriculture et dans les systèmes alimentaires, au profit des jeunes et des femmes des exploitations familiales africaines, c’est cette idée qui a guidé, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan l’élaboration par le Sénégal du Plan Sénégal Emergent qui permettra au pays d’atteindre l’émergence en 2035.
 
Spécialement, le secteur privé national et étranger s’en trouve davantage incité à investir en Afrique, rendant ainsi justice aux efforts de réformes que mènent les pays pour la mise en place d’environnements des affaires porteurs.
 
Le gouverneur de la Banque de France, François VILLEROY a salué la mise place par le FMI pour certains pays de l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (ISPE), et poursuivant son intervention, il a cité le Sénégal et le Nigéria qui selon lui, ont réussi à rendre leurs économies plus stables grâce à ce nouvel instrument de politique économique.
 
Dans sa conclusion, Madame LAGARGE a affirmé que le FMI a engagé des discussions autour de la quinzième révision pour améliorer la représentation de ses membres. Cette révision permettra la recomposition du Fonds monétaire et aboutira à une meilleure représentativité de l’économie actuelle, ainsi chaque pays devrait avoir le niveau de représentation qui sied à son économie, par exemple la Directrice du FMI pense que le niveau de représentation de la Chine ne reflète pas son économie.
 
Les personnalités présentes ont apporté leur expertise aux discussions sur les sujets portant sur la connaissance des flux financiers, les conditions de circulation des capitaux, le renforcement des mécanismes de soutien aux pays vulnérables ou en crise et la transition
 
Lors des débats, il est apparu que le besoin de renforcement des filets de sécurité est indiscutable, il faut mettre tout ça en ordre car les économies locales sont pro-cycliques, ce qui veut dire qu’il faut davantage de solidarité, et pour cela, l’apport du FMI est indispensable, ont conclu les panélistes.
 
Pour rappel sur l’égide du G20, Michel SAPIN, ministre Français des Finances et des Comptes publics, Monsieur François VILLEROY, Gouverneur de la Banque de France et Monsieur Zhou XIAO CHUAN, Gouverneur de la People’s Bank of China ont invité toutes ces personnalités à se pencher sur les questions qui peuvent mener à une architecture financière internationale plus stable et plus robuste.

Jeudi 31 Mars 2016
Dakaractu




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