Soupçons d’emplois fictifs : Penelope Fillon mise en examen

L’épouse du candidat de la droite était convoquée par les juges d’instruction mardi. Elle a été notamment mise en examen pour « complicité et recel de détournement de fonds publics ».


Soupçons d’emplois fictifs : Penelope Fillon mise en examen
Après François Fillon, c’est au tour de son épouse, Penelope, d’être mise en examen, mardi 28 mars, par les juges d’instruction pour « complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux et recel d’escroquerie aggravée ».

Les magistrats, saisis par le Parquet national financier fin février, ont cherché à savoir si Mme Fillon avait bien travaillé lorsqu’elle était employée par son époux, puis par le suppléant de ce dernier, Marc Joulaud, comme assistante parlementaire entre 1986 et 2013. Ce dernier a d’ailleurs également été mis en examen vendredi.

Lors de son audition par la police judiciaire, Penelope Fillon a détaillé son activité auprès de son époux. : « Je lui préparais des fiches », « il m’arrivait de le représenter » dans des manifestations culturelles, a-t-elle notamment affirmé, selon des informations du Monde.

Soupçons d’emplois fictifs à « la Revue des deux mondes »

Le Journal du dimanche a également publié, dimanche, son système de défense dans les locaux du Groupe d’intervention régional à Versailles. Sur l’emploi auprès de son mari, elle affirme qu’elle s’occupait « du courrier arrivant à notre domicile, demandes d’administrés, problèmes personnels de gens en difficulté, sollicitations diverses ». Elle aurait rédigé aussi des « fiches et des mémos » pour M. Fillon concernant des manifestations locales.

Des soupçons d’emplois fictifs pèsent également sur ses missions au sein de la Revue des deux mondes entre mai 2012 et décembre 2013. Pour Michel Crépu, qui dirigeait à l’époque la revue littéraire, l’épouse de François Fillon « a bien signé deux ou peut-être trois notes de lecture », mais « à aucun moment (…) je n’ai eu la moindre trace de ce qui pourrait ressembler à un travail de conseiller littéraire ». Selon le propriétaire de la revue, et proche de M. Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière, l’épouse de l’ancien premier ministre avait également un rôle de conseiller auprès de lui.
Mardi 28 Mars 2017
Dakaractu




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