Sénégal : au PS, ils ont pris Tanor au mot


Sénégal : au PS, ils ont pris Tanor au mot
En début d'année, le secrétaire général du Parti socialiste promettait de passer la main. Résultat : en coulisses, les prétendants cachent de moins en moins leurs ambitions.

Cela faisait longtemps que le Parti socialiste (PS) sénégalais n'avait pas été aussi agité. Et quelque part, souligne un de ses cadres, c'est encourageant. « Cela prouve qu'on est encore en vie après douze ans d'opposition. »

À l'origine, il y a cette interview accordée à Jeune Afrique en début d'année, en pleine campagne électorale. À la question : « Quitterez-vous la tête du parti [en cas d'échec à l'élection présidentielle] ? », Ousmane Tanor Dieng, le candidat du PS, qu'il dirige sans réelle opposition interne depuis douze ans, avait répondu, peut-être un peu trop rapidement : « Que je perde ou que je sois élu, je laisserai la place. Il faut préparer les jeunes générations. » On connaît la suite : le 26 février, Tanor n'a recueilli que 11,3 % des voix, loin derrière Abdoulaye Wade, Macky Sall et, suprême humiliation, l'ancien socialiste Moustapha Niasse, son ennemi intime. En guise de récompense au soutien apporté à Sall au second tour, Niasse a obtenu la présidence de l'Assemblée nationale, quand le PS a dû se contenter de quelques ministères de second rang. Depuis, la chasse au secrétaire général est ouverte...

Chien fou

C'est une traque discrète et civilisée. Au siège de cette formation où priment les instances et dans laquelle les décisions sont collégiales, les ego sont priés de rester au vestiaire. Pas une tête ne doit dépasser et aucune déclaration ne doit venir contredire la ligne officielle. Malick Noël Seck, un chien fou du parti, l'a appris à ses dépens. Pour avoir publiquement déclaré qu'à 65 ans Tanor devait être « extirpé » de la formation, il en a été exclu début octobre. Un putsch au PS, le parti de Senghor et de Diouf ? Impensable. « Tout se fera dans les règles », assure un membre du bureau politique. Rendez-vous est pris lors du prochain congrès, qui devrait se tenir début 2013.

Les quinquas s’impatientent et, hors micro, raillent le manque de charisme du patron du PS.

Ils ne le diront pas devant des micros, mais, en coulisses, les anti-Tanor ne manquent pas de relever son manque de charisme et son incapacité à renouer avec la victoire. Parmi eux, deux des principaux prétendants à sa succession, tous deux quinquagénaires : Aïssata Tall Sall, députée-maire de Podor et porte-parole du PS, qui cache de moins en moins ses ambitions, et Khalifa Sall, maire de Dakar, qui oeuvre pour tisser sa toile, notamment auprès des jeunes. « Tanor aurait dû passer la main depuis longtemps, dit un partisan du changement. Son échec, c'est de ne pas avoir réussi à moderniser le parti. »

Très dur

Les partisans d'Ousmane Tanor Dieng - il en compte encore un certain nombre, dont Abdoulaye Wilane et Barthélémy Dias, deux jeunes maires qui représentent la nouvelle génération, ou la très influente Aminata Mbengue Ndiaye, égérie féminine des socialistes - rétorquent qu'en Afrique il est rare de voir un parti aussi bien structuré après douze années d'opposition. De fait, le PS est aujourd'hui la seule formation implantée dans l'ensemble du Sénégal. C'est aussi la plus dynamique au niveau de la jeunesse. « En 2000 [après la défaite d'Abdou Diouf face à Wade, NDLR], nous avons perdu 75 % des membres du bureau, partis rejoindre le vainqueur, rappelle un cadre. Ça a été très dur. Et pourtant, nous représentons toujours la deuxième force du pays. C'est grâce à Tanor. »

Ce dernier prend soin de garder le silence sur ses intentions. Ses proches disent qu'il briguera un nouveau mandat. Malgré une popularité en berne, il peut compter sur ses réseaux, au sein du parti comme à l'étranger. « La bataille risque d'être sévère, analyse un cadre du PS. Cela fait trop longtemps que les jeunes attendent leur tour. Aujourd'hui, ils ne sont plus si jeunes et le temps leur est compté. »
Mardi 30 Octobre 2012
jeune afrique




1.Posté par citoyen senegalais le 31/10/2012 13:38
d'abord si on analyse bien et politiquement c'est tanor qui a eu un bon resultat par rapport à niass benno normalement si le ps etait restè il serait en 2nd tour mais tanor quitte et le candidat niass le mieu soutenu de tous les candidats hormis wade vient non seulement 3em mais coude à coude avec le candidat candidat socialiste moins soutenu et qui a fait que 5 regions sur 14 que compte le senegal donc le resultat du SG n'est pas decevant.
ensuite les dernieres elections que le ps a gagnè c'est avec lui (les elections legislatives du 24 mai 1998)
et enfin apres un 1 an de la defaite socialiste il est parvenu a obtenir 10 sieges sur 120 des elections legislatives de 2001 alors que le pds 4 mois apres avoir perdu le pouvoir en 9 sur 150 des elections legislatives juin 2012
il faut qu'on comprenne que ce pays appartient pas au ps et 12ans seulement d'opposition ne peut les faire revenir au pouvoir et j'ai la ferme conviction que le ps et le pds les 2 plus grandes formations politiques du senegal s'il y'aura un qui restera eternellement ce serait le ps et le pds soit il va disparaitre ou il deviendra comme le PAI le parti de mahmouth diop

2.Posté par pfffffffffffff le 01/11/2012 00:10
ces journalistes de jeune afrique et de rfi sont des corrompus et des gens trés mauvais: ils disent toujours du mal des africains qui sont "dignes". Alors qu'aucun homme politique senegalais n'a osé défendre Laurent bagbo (la plupart des senegalais n'ont pas de bonnes informations, ils se contentent de ce que dit rfi) , Tanor a été le seul qui a eu le courage de la faire sur le principe: il fallait recompter les voix au lieu de bombarder les civils ivoiriens par l'ONU et la france.


cet acte est considéré par la france et ses journaux (surtout la droite) comme un acte de défiance. soutenir gbagbo c'est etre contre la france dans leur tête.

Tanor a eu un meilleur resultat que niasse sans faire de campagne car niasse a été soutenu par 60 partis comme il disait et il a juste obtenu 13 %. personne ne peut comparer le PS et l'AFP qui est inexistant et qui va disparaitre avec niasse. le PS est aujourdh'ui la deuxieme force politique du pays, dérriere l'APR en nombre de députés et d'élus locaux. Mais cela les malhonnetes ne veulent pas le dire , mais c'est la vérité.

si tous les aiment politiques du senegal etaient comme tanor dieng sur le plan de l'ethique, de la courtoisie et de l'amour du pays, le pays avancerait. mais la plupart des politiciens senegalais ne font que bavarder, verser dans la mauvaise foi, etc....

moi Tanor dieng , franchement je l'admire beacoup et je le respecte.



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