Sénégal - Côte d'Ivoire : Des incidents hypothèquent l’avenir du football national


Sénégal - Côte d'Ivoire : Des incidents hypothèquent l’avenir du football national
Avec les jets de pierre qui ont occasionné l’interruption du match Sénégal-Côte d’Ivoire de samedi, alors que les Eléphants menaient par 2-0, le football sénégalais est parti pour vivre des lendemains très incertains.

En plus de la sanction pécuniaire, le stade Léopold Sédar Senghor, qui est sursitaire, risque de ne plus abriter des rencontres internationales pendant un bon bout de temps.

Déjà en 1993, après la victoire du Maroc à Dakar, 3-1, qui a été émaillée d’incidents, le Sénégal avait été obligé par les instances internationales d’aller jouer ses rencontres internationales à l’extérieur.

C’est dans ce cadre que le match contre la Zambie en éliminatoires de la coupe du monde 1994 avait eu lieu à Abidjan (Côte d'Ivoire).

En revenant sur cette rencontre émaillée d’incidents et suspendue par l’arbitre de la partie, il est certain que les instances internationales auront la main lourde. Surtout que tout s’est déroulé en présence de Walter Gagg dépêché par la Confédération africaine de football pour les besoins de la rencontre.

Déjà, l’arrivée d'un individu sur la pelouse, après avoir déjoué la vigilance des services de sécurité, devait donner lieu à une amende de 30 mille dollars, selon des sources bien informées. On peut imaginer l’étendue et la lourdeur de la sanction après de tels incidents qui ont obligé le directeur de la partie à suspendre la rencontre.

En allant un peu très loin, le Sénégal serait dans l’obligation d’aller jouer ses matchs prévus ''à domicile'' à l’extérieur pour les besoins de la coupe du monde 2014.

Le Sénégal, leader de sa poule avec quatre points, serait obligé de sortir pour aller ''recevoir'' l’Angola et l’Ouganda.

En plus de cette obligation des instances internationales, il est à craindre le contrecoup de ces incidents sur des joueurs qui hésitaient encore à jouer pour le Sénégal à court ou à moyen terme.

Contre la Gambie en éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010, en octobre 2008, il a fallu les services de sécurité pour évacuer les joueurs et, avec la répétition de ces événements, on peut craindre que des parents traînent les pieds pour laisser leurs enfants venir jouer pour la sélection nationale.

Samedi, le Sénégal n’a pas seulement été éliminé de la CAN 2013. Il a mis une sérieuse hypothèque sur l’avenir de son football et cela est d’autant plus regrettable que la sélection ayant pris part aux Jeux olympiques pouvait faire croire à un bel avenir.
Dimanche 14 Octobre 2012
APS




1.Posté par hugo le 14/10/2012 08:39
El hadj Diouf serait seul à l'origine de ce sabotage.
Il faut qu'il arrête de faire le mélange du Genre qui a sali l'image de Pays de la Téranga qu'est le Sénégal.
Il faut que les Pigistes de la Presse arrêtent de quémander les miettes de sous pour mettre ce "vieux" footballeurs en situation de faire des dégâts.
Cette culture populiste qui fait de cet artisan quelqu'un d'incontournable est une utopie.
Le Ministre des Sport lui aussi doit être démis.
Un ministre ne constitue pas des milices et hordes de supporters qui se verront imbus d'impunités sur les Tribunes.
Même les lutteurs font plus de progrès que cet analphabète de El hadj Diouf.



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