Séisme en Italie : 247 victimes dont de nombreux enfants (protection civile)

Le tremblement de terre, qui a partiellement détruit plusieurs bourgs montagneux du centre de l'Italie, a tué au moins 247 personnes et laissé des milliers d'habitants sans abri. Les recherches se poursuivent toute la nuit.


Un silence de mort règne dans les villages montagneux d'Ombrie au nord-est de Rome où le temps s'est brusquement arrêté mercredi avant l'aube. Lorsque la terre s'est mise à trembler, presque instantanément des centaines d'habitants ont été pris dans les décombres de leur maison tandis que les survivants se précipitaient dans les rues choqués et hagards. Certains ont fui leur foyer par les fenêtres en s'accrochant à des draps.
La catastrophe qui a secoué le centre de l'Italie ce mercredi a fait au moins 247 morts, a indiqué jeudi matin l'agence de protection civile. Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s'est rendu brièvement à proximité de la zone du séisme. Il y a encore de nombreux disparus. Les secousses, qui ont été ressenties jusqu'à Rome, ont atteint la magnitude 6,2, selon l'Institut américain de géologie (USGS). Soit l'un des pires séismes que l'Italie ait connu ces dernières décennies.

Rayé de la carte

Pescara del Tronto, quartier d'Arquata del Tronto, un des trois villages les plus touchés, semble rayé de la carte. Nombreux sont ceux qui sont restés piégés dans leurs maisons écroulées parce qu'ils dormaient trop profondément. Ici, 10 personnes au moins sont mortes dans les effondrements.  «J'ai cru d'abord que c'était un coup de tonnerre, mais quand je me suis levée, j'ai senti des gravats sous mes pieds, et là j'ai compris» , raconte Domenica, une survivante âgée d'une soixantaine d'années. Les rescapés ont attrapé ce qu'ils pouvaient avant de fuir, loin des murs qui s'ouvraient et des toits qui s'effondraient. Signe de leur panique, un enfant est emmitouflé comme en hiver, mais porte des sandales aux pieds. Autour d'eux, des volets émergent d'un tas de gravats, un pot de fleurs pend encore à un balcon effondré. À travers un mur éventré, on aperçoit la couette bariolée d'un lit d'enfant abandonné à la hâte en pleine nuit. Dans les ruines, un téléphone sonne dans le vide.

«On entend que leurs chats»

Beaucoup sont toujours prisonniers des ruines. Guido Bordo, 69 ans, a trouvé refuge près d'Accumoli, l'épicentre de ce séisme. Il raconte: «Ma sœur et mon frère sont sous les décombres, nous attendons les secouristes mais ils n'arrivent pas jusque-là. Ils ne donnent aucun signe de vie, on n'entend que leurs chats.»

Dans chaque village touché, les secouristes fouillent, parfois à mains nues, dans l'espoir de trouver des survivants dans les immeubles éventrés. Une véritable course contre la montre est engagée. Un nourrisson de neuf mois a été ainsi découvert à Arquata del Tronto. Le bébé se trouvait dans le même appartement que ses parents, qui ont été extraits vivants. Deux frères de 4 à 7 ans ont été retrouvés vivants, grâce à leur grand-mère chez laquelle ils logeaient. Ils s'étaient tous trois réfugiés sous un lit. La femme était prisonnière des débris mais a pu répondre à l'appel des secouristes.

Les localités touchées sont pour la plupart des bourgs médiévaux très touristiques qui garderont les séquelles de la catastrophe naturelle pendant longtemps. L'horloge du clocher d'Amatrice dont plus de la moitié du village a été détruit est restée bloquée à 3 h 36, à l'heure du séisme.
Le pape François a exceptionnellement interrompu sa traditionnelle audience générale hebdomadaire. Il a exprimé sa «grande douleur, sa solidarité avec toutes les personnes présentes sur les lieux».
Jeudi 25 Août 2016
Dakaractu




1.Posté par snconect le 25/08/2016 15:34
Le réseau social du sénégal ou des Milliers de personnes s'y retrouvent tout les jours pour échanger et aussi faire de nouvelles rencontres
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