Sédhiou / Scandales sexuels : Deux collégiennes de même père et même mère enceintes du même homme

Le scandale qui défraie la chronique, par ces temps qui courent, dans la région de Sédhiou porte sur le cas affligeant de deux collégiennes engrossées par un tôlier en mécanique automobile. Un troisième cas dont il serait également l’auteur se marmonne dans le quartier. Et pourtant, ce ne sont pas des activités de sensibilisation qui manquent. La dernière en date a lieu en fin de semaine dernière sous l’égide de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Ces délits «barbares» du genre sont fréquents et taraudent les esprits, indique « Sud ».


Sédhiou / Scandales sexuels : Deux collégiennes de même père et même mère enceintes du même homme
Les violences faites aux jeunes filles, dans la région de Sédhiou, sont d’une proportion immorale, sans précédent, à la grande indignation générale. Le baromètre qui a choqué plus d’un ces derniers jours, c’est le scandale de deux filles, toutes élèves dans un collège, nées de même père et de la même mère mises en état de grossesse des œuvres du sieur Adama Keïta, ouvrier en tôlerie automobile, présentement en fuite. Il est marié et père de trois enfants, a-t-on appris de sources bien informées.
 
S’agissant de ses victimes, l’ainée, âgée de 16 ans, est presqu’à terme, et sa sœur de 13 ans enceinte de 5 mois environs. Des sources habitant le même quartier annoncent une troisième victime du même auteur demeurant le même périmètre à Sédhiou. Au même moment, un autre cas presque similaire d’inceste est signalé dans un autre quartier. Même si ces différents actes délictueux sont portés devant les officiers enquêteurs, le caractère «criminel et barbare» taraude encore les esprits.
 
C’est dans ce contexte qu’a lieu un atelier de formation des filles contre les violences qui leur sont faites à l’initiative de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Khady Cissé, chargée du volet genre à l’ANRAC a indiqué que «si on voit la proportion des femmes dans le monde, on se rend bien compte que rien ne peut se faire sans les filles. Et donc éduquer une fille c’est éduquer une nation. Quand on voit le taux d’abandon et d’échecs scolaires des filles, le ratio est très défavorable aux filles. Il y a lieu d’agir sur cette cible car, quand on examine les conséquences du conflit armé en Casamance, les femmes et les filles sont les plus touchées».
 
Soukeyna Sène Dia, la président du Club genre et santé du collège Fodé Kaba Doumbouya est d’avis que cette formation va bien impacter sur les consciences. «Cette session de formation nous a bien outillées à prendre conscience des risques et dangers qu’il y a dans la maternité des enfants et également les mariages précoces. Nous invitons nos parents à surveiller leurs enfants, à refuser de les donner très tôt en mariage contre le bien matériel». Au-delà de cette formation ponctuelle, il est urgent de définir des axes de prévention de tels scandales sexuels «criminogènes» et même «pathogènes»  nuisibles à la santé des enfants.
 
Lundi 28 Novembre 2016
Dakaractu



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