Séance plénière consacrée aux Questions – Réponses entre les Députés et le Gouvernement : Allocution d’ouverture de M. Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale


Séance plénière consacrée aux Questions – Réponses entre les Députés et le Gouvernement : Allocution d’ouverture de M. Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale
Honorables Collègues,
Mesdames, Messieurs les Députés,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
 
La séance plénière qui se tient ce jour à l’Assemblée nationale s’inscrit dans le cadre du dialogue républicain consubstantiel au modèle démocratique que le peuple souverain a choisi, pour accomplir son destin, avec des outils qui doivent être adaptés aux impératifs d’un développement concerté.
 
En recevant Monsieur le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, entouré de ses ministres, pour des questions d’actualité, l’Assemblée nationale est dans son rôle.
 
Et c’est dans cet esprit que je vous souhaite la bienvenue.
 
Il s’agit là, à la fois, du contrôle de l’action gouvernementale et de l’exercice de la vocation de représentation des populations qui ont élu les Députés.
 
La majorité, l’opposition et les non-inscrits auront un temps de  parole au prorata de leur représentativité et saisiront l’opportunité qu’offre cette occasion pour échanger, avec Monsieur le Premier ministre et le Gouvernement, sur des thèmes qui préoccupent les Sénégalais, toutes couches confondues.
 
Cet exercice illustre éloquemment le choix de notre pays pour le nécessaire dialogue entre les Institutions, dialogue qui ne gêne en rien le principe de la séparation des pouvoirs.
 
Encore une fois, il me paraît illusoire de s’attendre à une opposition frontale entre l’Exécutif et Législatif, encore moins dans un contexte international où la synergie des énergies est hautement souhaitable.
 
Il est logique, dans le fonctionnement d’une démocratie, que la majorité dans un Parlement, tout en respectant pleinement la liberté de penser et d’expression caractérisant tout élu du peuple, dialogue avec l’Exécutif, dans le cadre d’un partenariat politique et institutionnel qui est l’essence même des progrès accomplis, des programmes à réaliser et des priorités à gérer.
 
Dans une Assemblée parlementaire, nul ne peut imposer son opinion et ses avis à autrui. Mais les Groupes parlementaires se concertent en toute liberté et prennent les positions qui leur semblent les plus rationnelles, dans le cadre de leur choix de société.
 
C’est pourquoi, nul ne peut vouloir que des Députés expriment leurs opinions à eux et non leurs propres opinions.
 
C’est dans cet esprit que se déroulent ces séances de questions d’actualité au Gouvernement.
 
C’est pourquoi, je ne doute pas qu’au sortir de cette quatrième séance consacrée aux questions d’actualité, les objectifs poursuivis auront été atteints, dans la tradition de dialogue apaisé de notre modèle démocratique, malgré les inévitables divergences qui se manifesteront en cet hémicycle, témoin du cheminement de notre commun vouloir de vie commune.
 
Le temps consacré à cet exercice sera réparti ainsi qu’il suit :
 
Cette séance dure 122 minutes. Ces 122 minutes sont réparties entre 14 questions-réponses, à raison de 8 minutes, 3 minutes pour le Député qui pose la question et 5 minutes pour le Premier ministre qui y répond, soit 112 minutes au total.
 
1.   Dix (10) minutes supplémentaires sont réservées à M. le Premier ministre, étant entendu que lorsque des questions lui sont posées, il y répond pour une durée de 5 minutes ;
 
2.   M. le Premier ministre est invité à répondre personnellement aux questions qui sont posées par les Présidents des deux Groupes parlementaires et par le représentant des Non-Inscrits ;
 

3.   Les 14 questions sont réparties de la manière suivante : le Groupe parlementaire de la majorité, le Groupe Bennoo Bokk Yakaar, pose 10 questions sur les 14, le Groupe de l’opposition parlementaire, le Groupe parlementaire des Libéraux et Démocrates, pose 3 questions et les Non-Inscrits posent 1 question.
 

4.   Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, loi organique, dispose, en son article 94, alinéa premier : « les Députés peuvent poser, aux membres du Gouvernement, des questions d’actualité nationale ou internationale. Elles sont libellées succinctement. Les questions d’actualité doivent présenter un caractère d’intérêt général se rapportent à un fait datant de moins d’un mois, au moment de leur dépôt ».
 
Je m’en vais donc inviter les Honorables Députés à poser leurs questions, conformément aux dispositions que je viens d’indiquer.
 

 

 

Moustapha Niasse
Jeudi 27 Octobre 2016
Dakaractu



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