Scandale: L’Église catholique burkinabé piège et livre le général Diendéré à la crucifixion du CNT! (une contribution d'un paroissien Benewendege)


L’ironie de l’histoire a-t-elle pris ses quartiers au Burkina Faso? Spectaculaire retournement de situation au pays des hommes dits intègres. Une affaire incroyable se déroule sous nos yeux. Incongrue, ubuesque, surprenante, risible et même ridicule. En pleine représentation consulaire du Vatican au Burkina Faso, avec la bénédiction des hommes en soutane armés de leurs crucifix et de leur eau bénite, un homme de valeur vient d’être extrait par des prêtres catholiques et livré à des ennemis armés auxquels il avait,  il y a à peine une semaine, sauvé lui-même la vie et restitué leur liberté, grâce aux mêmes prêtres catholiques, médiateurs ex cathedra de la crise burkinabé. Croit-on rêver? Disons-le d’emblée, quitte à le prouver dans les lignes qui suivront: le Général de brigade Gilbert Diendéré a été brutalement arrêté avec la complicité de ses prétendus bienfaiteurs chrétiens ce  jeudi 1er octobre 2015 par des soldats fidèles au régime de transition de Messieurs Kafando et Zida. Ayant suivi de près les événements sociopolitiques du Burkina Faso depuis 2014, nous voulons dans les lignes qui suivent, restituer trois séquences historiques à méditer pour comprendre la suite probable de la crise militaro-politique burkinabé: I) Les événements qui ont mené au coup d’Etat du 16 septembre 2015; II) Les événements qui ont conduit le Général Diendéré à renoncer au coup d’Etat du 16 septembre 2015 en restituant le pouvoir dès le 23 septembre 2015  à la transition Kafando-Zida-MPP; III) Le montage de l’arrestation du Général Diendéré par le quatuor Philippe Ouedraogo-Zagré Pingrénoma- Ambassadeurs de France-Ambassadeur des USA, tous au service de la prise de pouvoir coûte que vaille par le MPP de Roch Kaboré et Salif Diallo.
 
I. D’où vient le coup d’État du 16 septembre 2015?
 
Le 16 décembre 2015, le monde entier est réveillé par une nouvelle donne au Burkina Faso. A la tête du régiment de sécurité présidentielle (RSP) et d’un nouveau Conseil de la Démocratie (CND) qui maîtrise et quadrille l’essentiel des places de pouvoir en moins de 3 heures de temps, le Général de brigade Gilbert Diendéré annonce qu’il dissout l’ensemble des institutions de la transition burkinabé, elles-mêmes datant du putsch-insurrection populaire des 30-31 octobre 2014, qui avait conduit à la démission du président Blaise Compaoré, résolu à éviter un bain de sang entre les factions politiques en conflit dans son pays. Le CND de Diendéré met entre temps aux arrêts le président de transition Michel Kafando, le premier ministre, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida et la quasi totalité des ministres-clés du gouvernement de transition. 

On a pu croire, aux premières intentions annoncées par le régime de transition dirigé par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, puis par le diplomate Michel Kafando en fin 2014, que ces institutions transitoires vont remettre la démocratie burkinabé sur pied et se retirer sur la pointe des pieds. Les burkinabé et la communauté internationale voient poindre un horizon radieux au bout de la transition, avec notamment des élections démocratiques, c’est-à-dire transparentes, inclusives, internationalement certifiées, et absolument irréprochables par l’ensemble des forces politiques du pays, qui devraient y participer. Hélas, dès le mois de janvier 2015, la transition dirigée par le duo Kafando-Zida, sans doute inspirée par le MPP de Roch Kaboré et Salif Diallo qui tiennent mordicus à trôner dans Kossyam, indique de nouvelles couleurs: exclure des futures compétitions l’ensemble des partis de l’ancienne majorité présidentielle, détruire l’ossature ancienne de l’armée burkinabé et notamment le RSP, pour se garantir de nouvelles loyautés parmi les militaires, afin d’asseoir durablement le pouvoir MPP en préparation d’installation au forceps.
 
C’est toute cette manœuvre que le coup d’État du discret saint-cyrien vient surprendre. Le Général Diendéré devient dès le 16 septembre 2015,  le nouveau maître du pays et les tentatives d’insurrections civiles contre son régime sont plutôt bien contenues par ses hommes. Le CND, affirmant que son rôle est de redresser le dévoiement de la transition, explicite les deux principales raisons de son putsch: 1) mettre un terme à l’exclusion politique incarnée notamment par la loi électorale de mai 2015, votée par le CNT, pour exclure des élections présidentielles et législatives, tous les partis et personnalités politiques ayant de près ou de loin soutenu le projet de référendum sur l’article 37 de la constitution burkinabé, que le pouvoir Compaoré souhaitait voir modifié dans le sens de la non-limitation du nombre de mandats présidentiels; 2) mettre un terme à la balkanisation de l’armée burkinabé, et à la fragilisation du système sécuritaire du pays par une dissolution aveugle du RSP, qui contribuerait à livrer le pays à l’instabilité et à la convoitise des nombreux groupes armés terroristes qui l’entourent.  Diendéré croit alors pouvoir s’apeure juridiquement sur l’arrêtt du tribunal de la CEDEAO, qui, en juillet 2015, condamne le projet d’exclusion politique de l’ex-majorité consigné dans la nouvelle loi électorale burkinabé. Le temps de grâce, pour le CND, sera pourtant de fort courte durée, non pas tant en raison des pressions de la rue, ou des autres soldats que de l’entrée en scène de médiateurs hétéroclites…
 
II. Des médiateurs entre le CND et la CNT: la trahison à ciel ouvert de l’Eglise Catholique contre le CND ou la honte de la chrétienté burkinabé
 
 A l’annonce de la prise de pouvoir par le CND de Diendéré toutefois,  se déclenchent concomitamment  trois tentatives de médiations, dès le 17 septembre 2015. Une médiation externe se précipite à Ouagadougou: la CEDEAO représentée par les présidents Macky Sall du Sénégal et Boni Yayi du Bénin, tente de proposer un schéma de crise aux deux camps protagonistes et d’obtenir la libération des autorités de transition mises au frais. Entre temps, deux médiations internes se déclenchent également: celle du Moro Naaba Baongha, Roi des Mossi, qui rapproche dès le 21 septembre les troupes du RSP et les quelques cinq unités contestataires qui veulent les affronter à Ouagadougou; mais aussi celle de l’Eglise Catholique, menée par Mgr Philippe Ouedraogo et par le Nonce Apostolique du Vatican au Burkina Faso, qui prie et presse sans arrêt le Général Diendéré de faire preuve de clémence et d’accepter un schéma de sortie de crise par la voie du dialogue, tel que proposé par exemple par la CEDEAO.
 
Dès le 17 septembre, La CEDEAO, le Moro Naaba et l’Eglise Catholique insistent comme de juste sur l’urgence de libérer Kafando, Zida, et leurs ministres afin que de vraies négociations de paix et de sortie de crise commencent. Diendéré et le CND rechignent à libérer immédiatement Kafando et Zida, mais ils relâchent d’ores et déjà les ministres de la transition, pour gager de leur volonté à aller vers un consensus politique, surtout quand ils mesurent l’intransigeance de l’UA, de l’ONU, et notamment de la France et des USA contre le coup d’État. Le 21 septembre, le Moro Naaba conduit le RSP et les autres unités de l’armée à signer un pacte de non-agression, prévoyant le retrait des forces militaires dans les casernes, la sortie des unités venues de l’intérieur en dehors de Ouagadougou et le consensus autour de la médiation de la CEDEAO qui se réunirait dès le 22 septembre à Abuja pour proposer le pré-accord élaboré à Ouagadougou à l’assemblée sous régionale des Chefs d’Etats ouest-africains. Pour mémoire, le pré-accord prévoit l’amnistie pour les auteurs du putsch du 16 septembre, le retour en place des autorités de transition, l’acceptation par toutes les parties de la nécessité d’organiser des élections inclusives après un nouveau report consensuel des dates, le report de la question de la réforme du RSP à la légitimité du futur président de la république. 
 
C’est alors que le CND de Diendéré, dans la période du 20 au 21 septembre 2015 commet un péché de naïveté qui coûtera très cher à son entreprise de redressement démocratique de la transition. Comment donc? Sous la pression vertueuse  du Cardinal Philippe Ouedraogo et du Nonce Apostolique au Burkina, le Général Diendéré est harcelé nuit et jour au téléphone et par émissaires intempestifs. On lui rappelle que Dieu aime la paix. Que Jésus le bénira s’il fait preuve de mansuétude. On lui dit que le paradis est pour les hommes de bonne volonté qui laissent le Seigneur trancher entre ses bons enfants. On vend le bon Dieu à Diendéré sans confession. Le travail de sape des prélats est payant. Le saint-cyrien cède, tel un enfant de choeur ému devant la sainte hostie, au chant des sirènes de la paix de Dieu…Pourtant, c’était la beauté du Diable qui triomphait!
Avant même que la délégation de la CEDEAO ne soit de retour à Ouagadougou avec son projet de pré-accord validé, le Général Diendéré lâche les fauves du CNT dans l’arène.  Il élargit un tout tremblant Michel Kafando, que recueille instamment un commando des forces françaises au Burkina, qui l’exfiltrent immédiatement chez l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, où l’ancien président de la transition reprend du poil de la bête, avec l’appui de l’officier-diplomate français et de l’ambassadeur des Etats-Unis, Tulinabo Mushingi, qui lui remontent le moral et l’encouragent à réassurer immédiatement les fonctions étatiques. Dans la foulée, c’est au tour du Lieutenant-Colonel Zida, de retrouver la liberté par la pitié de Diendéré, qui s’est fié à la bonne foi des bons pasteurs de la papauté, qui lui disent que tout va bien se passer et qu’il peut faire confiance à leur médiation. Les deux loups de la transition libérés, se déchaîneront comme jamais…
 
Et une fois les deux principaux chefs politique et militaire du CNT libres, la donne va s’inverser. Très vite, on se rend compte que la médiation de la CEDEAO est méprisée et progressivement écartée de la scène par les médiations du Moro Naaba et de l’Eglise Catholique. Le président Macky Sall est humilié par les dénégations de Michel Kafando, qui prétend n’avoir été en rien consulté lors de l’élaboration du pré-accord, alors même que le même Kafando l’a validé pendant sa détention au camp Naaba Koom.  Dégoûté, comme l’avouera son ministre des affaires étrangères, le président Macky Sall refusera de remettre les pieds le 23 septembre 2015 à Ouagadougou, jour où le Général Diendéré, toujours confiant en l’Eglise catholique, en la chefferie traditionnelle et en la CEDEAO, « remet Kafando en selle », selon sa propre expression, de bonne foi.  En effet, Kafando a fait savoir dès le 22 septembre 2015 qu’il ne se sentait pas ténu par les propositions de la CEDEAO, mais par celles du peuple. Zida pérore, du haut de sa forme intacte, que le RSP a emprunté la mauvaise voie et qu’il ne tardera point à s’en mordre les doigts. Une purge sanglante était ainsi désormais programmée…Mais les médiateurs catholiques endormaient Diendéré et les siens, jurant par tous les saints que la crise se conclurait fraternellement…
 
Les principaux chefs des corps de l’armée savent désormais que la France, les Etats-Unis, le Vatican, le Moro Naaba, ont décidé de soutenir la transition du CNT et ses alliés du MPP. Les dissensions se multiplient dans l’armée et désormais, au coeur même du RSP, le Général Diendéré, qui croyait pouvoir rendre le pouvoir dans les meilleures conditions grâce à l’accord venu d’Abuja, déchante. Ce qui passait pour une victoire politique du CND se transforme alors en un cauchemar et une tragédie pour le Général Diendéré, les 1300 éléments du RSP et leurs familles du camp Naaba Kom, les cadres de l’ex-majorité présidentielle du président Compaoré. L’ espoir de réconcilier les factions burkinabé à court terme s’envole. La tragédie a été ourdie par l’Eglise Catholique, d’un bout à l’autre. Voyons pour finir comment. 
 
III. Le massacre de Naaba Kom le 29 septembre 2015: plus de cent morts sur la conscience de l’Eglise Catholique Burkinabé, du pouvoir CNT Kafando-Zida-MPP et des OSC droguées du Burkina Faso!
 
On peut donc comprendre aujourd’hui, avec le recul de quelques jours, pourquoi le Général Diendéré a tranquillement ordonné dès le 21 septembre au RSP, sans que des combats l’y aient obligé, à se retirer des positions fortes qu’il tenait dans Ouagadougou. Le Général Diendéré s’est laissé berner et endormir par les  autorités catholiques de son pays! Constamment flanqué de Monseigneur Philippe Ouedraogo lors des négociations avec le Général Diendéré, le Chef d’Etat Major des Armées Piengrénoma Zagré faisait cautionner toutes ses promesses par les jurons,  signes de croix, eau bénite et prière de réconciliation du prélat catholique. C’est devant Dieu et son autel qu’on a juré à Diendéré que l’Accord de sortie de la crise de la CEDEAO serait respecté, et qu’en retour, il lui fallait baisser les armes, afin que les dernières négociations se déroulent dans un pays calme et apaisé. Convaincu de la bonne foi de ces gens que les ambassadeurs supposés de Dieu sur terre accompagnait, le Général Diendéré fait démanteler tout le dispositif sécuritaire du RSP le 23 septembre 2015 et se rend même en toute confiance à l’aéroport où il accueille les Chefs d’États de la CEDEAO venus réinstaller Kafando et Zida dans leurs fauteuils. 
Mais le dernier séjour des représentants de la CEDEAO le 23 septembre 2014  à Ouagadougou est réduit à un seul point d’ordre du jour: la réinstallation de la transition. Pourquoi ce service minimum d’une CEDEAO devenue muette? Le rapport de forces est devenu entre temps très défavorable. Le CNT, l’UA, l’ONU, la France, les Etats-Unis, subitement, ne veulent plus entendre parler de l’avant-projet d’accord de sortie de crise de la CEDEAO. Prudemment, l’organisation sous-régionale range ses brouillons et assure sagement le service minimal. Le Général Diendéré, au soir du 23 septembre 2015, croit pourtant toujours aux promesses des prélats, puisqu’il annonce dès le lendemain que le désarment du RSP se fera sans difficulté, du moment que les négociations de sortie de crise iront dans le bon sens. 
 
Les cathos, entretemps, continuent de lui servir leur sermon de paix au Général Diendéré qui y croit encore. Le RSP range ses armes en armurerie, se démobilise allègrement. Femmes, enfants et soldats vaquent de nouveau à leurs occupations ordinaires quand le camp de Naaba Kom est progressivement encerclé dès la nuit du 24 septembre au 25 septembre. Le pouvoir CNT, méprisant toute négociation, a entrepris de désarmer de force le RSP.  Diendéré appelle les médiateurs traditionnels, appelle l’Eglise catholique: les uns et les autres lui demandent surtout de ne rien faire, de prendre son mal en patience. De jeunes officiers du RSP font observer au Général que les armes lourdes qui se disposent progressivement autour du camp ne relèvent pas de la pure et simple dissuasion. Mais Mgr Philippe Ouédraogo, persuasif , incisif, outrecuidant de confiance, dit au Général Diendéré qu’il s’agit de manoeuvres symboliques, que tout se passera bien, entre bons enfants du Christ. 
Du 26 au 27 septembre 2015, les unités pro-Kafando et Zida, avec l’aide de l’armée française, mettent en place des pièces d’artillerie inquiétantes autour du camp. 
- « Ils vont nous tirer dessus, mon Général! » hurlent les Chefs de corps du RSP, que nous avons rencontré,  au Général Diendéré.
  • « Faisons confiance à l’Eglise, elle ne nous livrera pas à la mort! », répond le Général Diendéré à ses hommes.
  • « Et la CEDEAO, que fait-elle? » demande un sous-officier téméraire.
  • « La CEDEAO arrive, soyons patients. L’Eglise m’a promis d’obtenir qu’il n’y ait aucune hostilité supplémentaire entre nous et nos frères d’armes. », rétorque encore le Général Diendéré, qui rappelle à ses hommes qu’il est en étroite communication avec le Nonce apostolique au Burkina Faso et Mgr Philippe Ouédraogo, qui lui ont donné des garanties absolues.
 
Devant l’augmentation du dispositif ennemi autour du camp, les Chefs de Corps, sceptiques, décident au moins d’alerter le monde de la tragédie qui risque d’avoir lieu. Le service de communication du RSP publie alors sur toutes les lignes téléphoniques portables du Burkina, une succession de messages d’alertes pour montrer sa bonne foi à la société civile burkinabé et la prendre à témoin de sa volonté de trouver une issue négociée à la crise. L’un de ces messages, fort pathétiques, semble prendre conscience de la gravité de la situation:
« Le RSP par voie de presse apprend que quelques soi-disant éléments de la société civile stipendiés, projetteraient une marche, dit-on, pour désarmer le RSP. Cet acte est de nature à déclencher des violences là où le RSP et l’armée ont décidé d’aller au désarmement. Le RSP dénonce l’irresponsabilité de ces hordes de jeunes. Dans ces circonstances, le RSP prend la communauté internationale à témoin et se voit dans l’obligation de prendre toutes ses responsabilités pour assurer la paix civile. Le RSP se défendra en toute légitime DÉFENSE. Les chefs de corps du RSP. »
 
Pourtant, le camp Naaba Kom, confiant en l’Eglise Catholique burkinabé,  et aux promesses des prélats relayées par le crédule Général Diendéré, ne se mettra jamais en posture de combat. les armes et munitions restent en caisses. les auto-mittrailleuses sont garées. Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants continuent de séjourner dans les logements du camp ce lundi 28 septembre lorsque l’armée de Kafando et Zida, aidée par l’artillerie sol-sol française,  tire des coups de feu de sommation vers Naaba Koom. Le Général Diendéré, alerté par cette attitude de belligérance, appelle alors le Nonce Apostolique, puis Monseigneur Philippe Ouédraogo qui lui suggèrent de venir rapidement se mettre à l’abri chez eux, parce que l’assaut contre Naaba Kom est imminent. Ils proposent à Diendéré de se mettre en sécurité dans leur enclave diplomatique et d’envoyer de là des messages urgents de démobilisation aux chefs de troupes du RSP. Ils lui garantissent que les négociations sous l’égide de la CEDEAO seront hébergées par l’Eglise Catholique Burkinabé, sur le modèle de la communauté italienne San Egidio. Le Général Diendéré, de toute urgence, se rend alors dans l’enclave diplomatique du Vatican, où il installe un QG de communication et exhorte ses camarades du RSP à déposer les armes, afin que le processus de paix proprement politique commence.
Ce que le Général Diendéré ne sait pas alors, c’est que le plan de mort du CNT de Kafando et Zida contre les soldats du RSP et leurs familles fonctionne jusque là à merveille. Le RSP est encerclé. On va lui tirer violemment dessus le mardi 29 septembre 2015 au soir. L’Eglise catholique le sait. Kafando, Zida, les autorités françaises et américaines le savent. Seuls les hommes, les femmes et les nombreux enfants restés au camp ne le savent pas et ne peuvent même pas l’imaginer. Puis, soudain, à la tombée de la nuit, c’est le carnage. Des missiles puissants, des obus de mortiers pilonnent lourdement et à l’aveuglette le camp Naaba Kom d’où tout le monde voit s’élever d’immense volutes de fumée épaisse, tel le sommet d’un Volcan enflammé. Les bombes ont atterri sur les logements. 
 
Des déflagrations d’enfer déchirent la luit ouagalaise. le plus grand massacre de l’histoire politique du Burkina indépendant vient d’être perpétré par une transition qui se prétendait férue de démocratie, avec l’appui de l’Eglise catholique Romaine, héritière de Saint-Pierre. Ô tragédie apocalyptique! Soixante treize soldats meurent sur le coup. Beaucoup d’autres succomberont après à leurs blessures. Une vingtaine d’enfants et de femmes sont déchiquetés par les déflagrations. L’Eglise catholique burkinabé se relèvera-t-elle de ce crime complice? Des centaines de blessés gisent avec les morts sous les débris éparpillés des bâtiments pulvérisés. Sang, intestins, cervelles éclatées,  corps déchiquetés, lambeaux de chairs gigotants, yeux hagards. Des citoyens burkinabé agonisent pour avoir confié leurs vies à de prétendus hommes de Dieu. Les hommes et les femmes qui peuvent sortir du camp se précipitent hors de ses flammes, mains en l’air, l’âme horrifiée. Certains seront abattus par les rafales des excités envoyés par Kafando et Zida, qui remercient ainsi le Général Diendéré de leur avoir laissé la vie sauve.  
Un bataillon d’élite, le meilleur de l’histoire du Faso, rompu au combat de proximité, vient de se faire surprendre par la lâcheté humaine déguisée dans la bure, la soutane, abritée par l’eau bénite, la calotte et le crucifix de l’Eglise catholique burkinabé. Pour avoir cru aux promesses des hommes de Dieu, les soldats et familles du RSP sont vachement et lâchement assassinés, avec la bénédiction des ambassadeurs français et américain, et de leurs missionnaires sans foi ni loi outre-mer. Ainsi va la pseudo-démocratie exportée par l’impérialisme en Afrique…
 
L’épilogue de la tragédie, ce 1er octobre 2015 sera d’autant plus absurde et cocasse. Lorsqu’il entend les bombes qui pleuvent sur le camp Naaba Kom, le Général Diendéré clame sur les ondes de RFI qu’au vu de la violence des bombardements, il y a probablement beaucoup de morts. Il a les premiers messages des survivants. Le carnage est indescriptible. LA RADIO RFI, informée de la gravité du crime contre l’humanité commis par le régime Kafando-Zida, parle d’abord de 40 morts, puis alertée par les Renseignements Généraux français qui ne veulent pas engager la responsabilité de l’officier-diplomate Gilles Thibault dans l’affaire, la radio barbouze française parlent désormais de, sans la moindre honte ni déontologie,  « bilan inconnu » des bombardements de Naaba Kom. Pourtant Diendéré, de bonne foi jusqu'à l'impossible, toujours réfugié à la nonciature catholique qu’il présente comme « un lieu sûr »,  pense encore pouvoir négocier une sortie de crise avec le CNT, sous l’égide de l’Eglise, quand le cardinal Philippe Ouédraogo commence à le harceler, appuyé en cela par les ambassadeurs des Etats Unis et de France. Le nonce apostolique et Mgr Ouedraogo ne demandent, ni plus, ni moins désormais qu’une chose au Général Diendéré ce 1er octobre 2015: se laisser emmener manu militari par un commando spécial de la Gendarmerie du Burkina Faso. 
  • "Et les négociations promises par vous dans le cadre de la CEDEAO? " hasarde encore le Général stupéfait et défait.
  • « Vous devez vous soumettre à la justice mon Général! » clament cyniquement l’ambassadeur américain, le nonce catholique et le complice en soutane de la CNT, Le Cardinal Philippe Ouédraogo, qui cache de plus en plus mal son impatience à livrer Diendéré à la bande à Kafando et Zida.  Le Judas Iscariote burkinabé est un cardinal! Ô honte...
 
Ce jeudi 1er octobre 2015, la délégation diplomatique du Vatican à Ouagadougou fait entrer en son sein, une escouade de gendarmes burkinabé et français. Les services de communication du RSP, informés par le Général Diendéré au moment où les assaillants frappent violemment à la porte de sa chambre, le menaçant d’y faire sauter une grenade, transmettent alors au monde entier le communiqué suivant, qui sera à tout jamais le symbole de la honte, de la bassesse et de la perfidie de l’Eglise Catholique Burkinabé sous Mgr Philippe Ouedraogo, exactement comme autrefois en Côte d’Ivoire, un certain Mgr Aggrey livra le 19 septembre 2002 le Général Robert Guéi à ses ennemis. Le communiqué du RSP, publié ce 1er octobre, restera un témoignage essentiel à charge contre les commanditaires de la lâche arrestation du Général Diendéré, grand serviteur de la sécurité dans son pays pendant plus de trois décennies:
 
« Le RSP apprend que la nonciature vient de trahir le serment de l’Eglise! Comme en Côte d’Ivoire où l’Eglise catholique a livré le Général Guéi à la soldatesque de Gbagbo pour être abattu, la nonciature catholique de OuagA vient d’accepter de livrer le Général Diendéré à une mort certaine. Les gendarmes sont à la porte de sa chambre, violant le principe d’exterritorialité . Le RSP tient à relater les circonstances de la « livraison » du Général Diendéré à son pire ennemi par l’Eglise catholique aux fins de sa crucifixion. Le Général Diendéré a été trahi, puis livré par, et/ou en présence de trois acteurs:
1- Le Nonce Apostolique du Burkina
2-Le Cardinal Philippe Ouedraogo
3- L’Ambassadeur Américain

Notre contact au sein de la gendarmerie, le MDL Zongo, nous tiendra sous peu informé… »
 
Avis, par cette terrible tragédie, à tous ceux qui, à travers l’Afrique, oseront encore croire que l’Eglise catholique est un havre de paix pour les exclus, un refuge pour les persécutés, une ressource pour la paix dans les conflits sociopolitiques locaux! Non, Le cardinal Philippe Ouédraogo, c’est l’emblème de la Gestapo en soutane. L’Eglise catholique du Burkina, aux côtés de Kafando, Zida, Chériff Sy, Salif Diallo, Roch Kaboré, a désormais les mains barbouillées du sang frais de pauvres innocents. 
Les Africains, révoltés par l’exclusion politique organisée par la soi-disant transition démocratique burkinabé, gagneraient énormément à méditer sur le sort d’une Eglise qui facilite des crimes de masse, s’assoit sur des enfants assassinés, s’abrite derrière les bombes tirées sur des centaines d’êtres humains aux mains nues…
Que les peuples africains voient et méditent la tragédie la plus affreuse du Burkina Faso moderne, cent morts pour rien! Cent morts pour faire plaisir à une engeance qui hait la justice et méprise l’humain…avec la bénédiction de soi-disant hommes de Dieu…Mon Dieu! Paix aux âmes de Naaba Kom, l’Oradour-sur-Glane du Burkina Faso! Et surtout, tôt ou tard, justice. Justice. Justice!

 
Vendredi 2 Octobre 2015
Dakaractu




1.Posté par kouakou le 02/10/2015 14:41
mais qui a ecrit cette salete ?

2.Posté par Diber Mané le 02/10/2015 16:49
Quel con nard ce type! Ecrire tout ce lauis pour rien

3.Posté par harmonymassage le 02/10/2015 17:06
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4.Posté par Alioum le 03/10/2015 08:46
Attention à la manipulation.....

5.Posté par Alioum le 03/10/2015 08:49
Ce monsieur parle comme un acteur de la crise, je peux dire un acteur central, il connait même les conversations du gle Diendéré au plus fort de la crise. Il s'échine à une narration qui ne laisserait que le lecteur inattentif indifférent. donc cher Monsieur s'il y a eu des morts, les familles des disparus le feront savoir.

6.Posté par Diop le 03/10/2015 08:52
Comment peut on publier une lettre anonyme? si on est sérieux?

7.Posté par Azize Millogo le 06/10/2015 19:41
Soyons un peu sérieux dans ce pays là.
Tu n'a même pas eu la descence de saluer la memoire de ceux qui sont tombé sous les balles du RSP, encore moins ceux qui l'on été lors de l'insurrection du 30 et 31 oct 2014 et tu pleure la mort de centaine de RSP (chose qui reste à verifier).
Ton écrit ressemble a un hors sujet: l'église prone la justice et non la protection des assassin. Qu'il reponde de ses actes comme lui même nous l'a dit. As tu vu quelque part ou on a ecrit qu'on va executé le Gle.
Tu ferais mieux de laisser l'église en paix!



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