Saly : Un homosexuel fait des avances à un motocycliste et se fait lyncher


Après l’histoire du « goorjigeen » (homosexuel) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), voilà qu'une autre histoire du genre qui s'est déroulée cette fois-ci à plus de 80 kilomètres de Dakar, à Mbour, plus précisément à Saly Carrefour, avant-hier dimanche nuit.
Si l'étudiant homosexuel de l’Ucad a dragué son voisin en lui balançant des avances du genre : « j’ai envie de toi », le pédéraste de Mbour est allé plus loin en invitant l'homme qu'il a ciblé et qui est un jeune transporteur, à passer la nuit avec lui. L’homo du nom de M. Diop qui a croisé celui pour qui il a craqué dans la circulation avait prétexté un mal de dent pour enclencher sa relation avec le jeune transporteur. « Je l’ai une fois déposé. Après il m’a demandé mon numéro en disant qu’il va m’appeler quand il se déplacera. Deux jours après, il m’a appelé vers 22 heures, j’étais en communication. Je l’ai rappelé, mais ça ne passait pas. Le lendemain, il m’a appelé et m’a demandé de venir le déposer quelque part », raconte la victime des avances de l'homo qui informe que ce jour là, il l’a déposé à la gare routière de Mbour. Avant de préciser : « La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est quand il m’a appelé pour me faire des avances ».
« La nuit du dimanche au lundi, il m’a appelé de nouveau. Quand j’ai décroché, j’avais l’impression que c’est une femme qui était au bout du fil. D’une voix fluette, il m’a dit « kaay wetalima damaa weet (viens me tenir compagnie, je me sens seul). Viens on va manger du « dibi » et dormir ensemble », s'étrangle de rage le jeune transporteur qui ajoute : « Je suis allé avec mes amis. Sur place, il est descendu avec du 'lipo' sur les lèvres et un caleçon. Il était en érection. On l’a pris pour le corriger ». Sous les coups de poing d’une foule enragée, M Diop supplie et invoque Dieu pour échapper à ses bourreaux. « Ya Latif ! Ya Latif ! » s'écrie-t-il aux douleurs des coups qui lui sont portés. « Ngir Yalla, sarax leen ma. Soonë na. Ay Yalla sunu borom », lance-t-il aux jeunes furieux qui lui balancent des claques.
Roué des coups, le corps poussiéreux, il supplie, rampe, les jeunes le menacent de le brûler vif. Selon certains témoins, quand ils l'ont assez amoché, les jeunes ont entrepris de l'interroger. L'homo qui en réalité s'appelle M. Diop a déclaré avoir fait l'expérience grâce à son cousin du nom d'I. R qui habite Diourbel, il y a deux ans. Il dit être la victime parce qu'il n'est pas né homo, mais qu'on l'y a entraîné. Entre deux souffles, il explique qu'il habite Grand Yoff et que ses parents ne savent pas qu'il est homo. Et quand le gosse qu'il avait invité à passer la nuit avec lui l'interpelle pour savoir pourquoi il a osé, l'homo répond : « ñak jom rek ». Par peur d'être certainement arrêtés après avoir violemment tabassé l'homo, les gosses ne l'ont pas amené à la police et ont préféré le relâcher. Non sans menacer de le brûler vif. Ce qui a eu pour effet de pousser l'homo à jurer qu'il va réfréner ses désirs. Mais puisque le vice est une seconde nature…
Le Populaire
 
Mardi 12 Avril 2016
Dakar actu




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