SONKO sombre dans le MAQUIS: Il fallait que j’en parle. (Usman Toure)


SONKO sombre dans le MAQUIS: Il fallait que j’en parle. (Usman Toure)
2008 et 2016, deux années dont les histoires se répètent et sont visibles telles les pile et face de la pièce politique Sénégalaise.

D'entrée de jeu, j'aimerai faire une précision: celle de signifier que lorsque l'on perd le sens de l'objectivité, la compréhension de l'histoire devient hasardeuse. Ceci pour dire que lorsqu’un citoyen perd de vue l’histoire de son pays, le vécu de son présent devient un sempiternel refrain de son passé sans qu'il ne s'en rende compte. Il n'est, ainsi, nullement de mon ambition de me positionner sur le débat en cours entre le gouvernement, quelques sympathisants d'Ousmane SONKO et son parti politique. Ce, non pas parce que je ne suis pas citoyen ou que je ne suis pas interpellé par ce qui se passe dans l'administration de mon pays, mais tout simplement parce que j'ai d'autres préoccupations plus pertinentes, plus utiles et plus légitimes. Mais il s’agira, pour ma part, de scruter aussi lucidement possible ce « coup de théâtre politique » en mode « replay », sans préjugé, ni passion encore moins d’obstination, pour montrer que c’est l’histoire qui se répète.

Précision faite, permettez-moi de camper le décor de ma réflexion que je voudrais bien partager avec les citoyens sénégalais avertis et éclairés.

Très chers compatriotes, chers citoyens, la réponse à 2016 c'est 2008, auraient compris tous ceux qui savent véritablement comment fonctionne l'Etat au Sénégal. "We have seen this movie a hundred times" auraient dit les américains pour qualifier le caractère inchangé, itératif et fréquentatif de la pratique politique au Sénégal.

Malheureusement, "la mémoire sénégalaise semble assez courte" comme disait l'autre pour permettre de rester dans l'accalmie, le flegme voire l'équanimité nécessaires afin d'accueillir et d'interpréter promptement, à juste titre et valeur, le fait politique sénégalais.

Décor campé, permettez-moi de vous affirmer et de confirmer le clonage  des cas "SONKO 2016" et "MACKY 2008". Certains lecteurs avisés doivent même pouvoir anticiper le développement de cet argumentaire, tellement ce qui s'est passé en 2008 avec MACKY sous le magistère de Wade, s'ils ont bien suivi, est en train de se reproduire avec contiguïté  avec Ousmane SONKO sous la dynastie de Macky. Et apparemment le fils n’a pas appris des erreurs de son père.

On est en 2008, Macky SALL, en sa qualité de Président de l'Assemblée Nationale, initie le projet d'audition, devant l'Assemblée, de l'alors intouchable Karim WADE par rapport à la conduite des travaux de l’Agence Nationale de l’Organisation pour la Conférence Islamique (ANOCI). Tous les sénégalais se sont levés et ont salué son courage ! Radié pour avoir pris cette initiative, les sénégalais parlent de lui en Héros ! Ce qui lui valut une très grande réputation sur toute l'étendue du territoire national et même de devenir Président de la République (par pur accident diraient certains).







On se rappelle tous des gros titres de la presse qui, elle aussi, est « esclavagisée » par le jeu politique de telle sorte qu'elle court au même rythme et s'enferme dans les mêmes cocons. « EN PASSE D'ETRE EXCLU DU PDS : MACKY SALL SUR LE POINT DE CREER UN PARTI ? » (Seneweb) « MACKY SALL EXCLU de la fédération départementale du Pds de Fatick » (xibar.net) ou encore « Manipulations juridiques pour destituer Macky Sall : Pr El hadj Mbodj remet Me Wade dans le Droit » (leral.net), « La chasse à « l’homme-Macky », déclenchée depuis la semaine dernière, semble se heurter à une roche », « la « fédération » Pds de Fatick : la commission de discipline a fini de chanter le départ de Macky Sall de la maison bleue » sont quelques-uns des titres d’articles, toujours vérifiables sur le net d'ailleurs, qui ont défrayé la chronique et ont pris tout le peuple sénégalais en otage politique et ont suscité toute la vague de sympathie dont a pu bénéficier le Président Macky SALL pour se faire un poids sur l'échiquier politique sénégalais.

Je vous pose cela ici, sans commentaire, tout en étant convaincu que ceux et celles à qui il reste un peu de lucidité pourront faire le parangon en manipulant les données historiques récentes de l'atmosphère politique dans notre pays pour s’en apercevoir que c’est l’histoire qui se répète.

Je finirai par faire une exhortation à tous les sénégalais, où qu'ils soient, autant qu'ils soient, de se respecter et d'arrêter d'attendre l'arrivée d'un libérateur, car en vérité il ne sera jamais là, ce n’est que simple utopie! Levons nous avec toute la dignité qui sied et réclamons hauteur dans la pratique politique au sein de notre pays. Exigeons les vrais débats avec qui de droit, les débats vrais qui soient porteurs de solutions aux multiples et interminables problèmes et souffrances de notre peuple. Fondamentalement, ne nous limitons pas simplement à PARLER, mais AGISSONS, et AGISSONS bien et CONSCIENCIEUSEMENT ! Soyons avec ceux qui sont dans l'action, car ce ne sera certainement pas la PARLOTTE qui mènera ce pays là où nous souhaitons qu'il aille

Fraternellement
Usman Toure
#Deugrek #Dëgg_rekk 
#Le_Combat_Continue...
Mardi 30 Août 2016
Dakaractu




1.Posté par JB le 30/08/2016 18:35
Salam Mr TOURE
Le CAS Macky en 2008 (1) et le CAS Sonko en 2016 (2), à mon avis, c'est comme Angleterre (1) et Pomme de terre (2)
Il se peut, cependant, que je ne fasse pas parti des citoyens sénégalais avertis et éclairés

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