SERIGNE SIDI BOUSSO, RIZICULTEUR DANS LA VALLÉE : « Je rectifie Anta Sarr Diacko… Je peux lui vendre séance tenante 100 tonnes de ce riz! »


En apportant le soutien de l’Etat à Touba pour les besoins du magal, la Déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale avait laissé entendre qu'elle était obligée de faire recours au riz importé. Motif : « indisponibilité du riz de la vallée décortiqué, les stocks ayant été vidés ». Anta Sarr Diacko, la mort dans l’âme, s’estimait désolée de s’être rabattue sur ce type de riz à un moment où la promotion de celui de la vallée battait son plein. 
Seulement, cette déclaration de Madame la déléguée générale a été balayée d’un revers de main par un riziculteur originaire de Touba. Serigne Bousso, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avoue ne rien comprendre. « Je suis étonné d’entendre Anta Sarr Diacko tenir de tels propos pendant que nous riziculteurs de la vallée, peinons à écouler notre riz. Là et maintenant et je prends en témoin les Sénégalais, je peux lui fournir 100 tonnes de riz décortiqué. Et il y a, à côté de moi, des dizaines d’autres producteurs qui attendent de trouver acheteurs. Je voudrais savoir si c’est la SAED qui lui a fourni cette information, tout en étant sûr que ce n'est pas le cas.» Le chef religieux qui rappelle exploiter 200 hectares avec son père depuis une dizaine d’années, de déplorer le fait que des « informations aussi fausses aient été distillées par un membre de l’Etat. »
Abordant l’autre volet de sa communication, Serigne Sidi Bousso, qui s’est confié à Dakaractu, estime que l’Etat manque de respecter certains de ses engagements. « Le Gouvernement avait promis que le riz allait être utilisé dans les prisons, les casernes, les universités et dans les hôpitaux. Je suis en mesure de vous dire que ce n’est pas le cas ou ne le serait que de manière parcellaire, alors que la riziculture engage des frais colossaux. Nous avons la possibilité d’approvisionner Touba, Tivavouane etc… lors de leur magal et Gamou. Aujourd’hui, les banques sont à nos trousses et nous peinons à solder nos dettes. » 
Le religieux d’interpeller le Président Macky Sall sur la nécessité de revoir à la baisse le prix de l’engrais. « L’engrais coûtait 6 000 francs du temps de Wade. Quand il est venu, il l’a fait monter à  9 100 francs. C’est après qu’il l’a revu à la baisse à deux reprises. De 9 100 francs, il est passé à 8 100 francs avant d’atterrir aujourd’hui à 7 975 francs. » 
Pour finir, Serigne Sidi Bousso invitera  tous ses collègues à déclarer les quantités de leurs stocks invendus.
Lundi 23 Novembre 2015
Dakaractu




1.Posté par lemona le 25/11/2015 10:02
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ISSA CHRIS
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issabad69@gmail.com



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