SECURITÉ DE LA FRONTIÈRE AVEC LA GAMBIE, ARRESTATION DE TOUMBA : Les révélations d’Abdoulaye Daouda Diallo

L’atelier de restitution et de validation du document des travaux du comité Ad-hoc de réactualisation en procédure d’urgence de la Lettre de politique sectorielle de développement de la gouvernance et de la sécurité intérieures a servi de prétexte au ministre de l’Intérieur pour revenir sur le renforcement de la sécurité au niveau des localités frontalières à la Gambie. Mais aussi l’arrestation de Toumba Diakité.


SECURITÉ DE LA FRONTIÈRE AVEC LA GAMBIE, ARRESTATION DE TOUMBA : Les révélations d’Abdoulaye Daouda Diallo
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a notifié que « la situation de la Gambie est ce qu’elle est ». Pour Abdoulaye Daouda Diallo qui s’exprimait hier en marge de l’atelier de restitution et de validation du document des travaux du comité Ad-hoc, « notre pays observe bien évidemment, parce qu’il est inadmissible de rester les bras croisés s’agissant de la sécurité de nos frontières ».
« Nous sommes obligés de veiller avec nos différents représentants au niveau des régions frontalières, c’est-à-dire les gouverneurs. Ils sont en train de travailler en relation avec ceux qui sont chargés de la sécurité et de la défense au niveau de ces régions pour suivre la situation. Pour le moment, c’est ce que nous faisons en attendant de voir l’évolution d’une manière ou d’une autre », a informé le ministre de l’Intérieur.
A l’en croire, la sécurité est une préoccupation de tous les jours. « C’est l’une des principales missions. D’abord, l’on s’est rendu compte qu’au niveau des axes frontaliers, de façon générale, il y a d’énormes difficultés. Il n’y a pas d’infrastructures, en général, parce que l’Etat n’était pas présent. C’est ce qui a justifié d’ailleurs la mise en place du nouveau programme que le Chef de l’Etat a baptisé PUMA avec la nomination récemment d’un coordinateur. Donc, assurer une présence beaucoup plus effective de l’Etat notamment en termes d’infrastructures sociales de base tout simplement. Ce sont des écoles, des dispensaires mais de la présence de la sécurité, je veux dire la gendarmerie, la police et, par moment même, de l’armée avec les cantonnements. »
A ses yeux, il faut s’y préparer parce qu’il ne faut pas se voiler la face. « Le terrorisme est train de frapper partout », selon Abdoulaye Daouda Diallo qui donnait ainsi l’exemple de l’Allemagne, la Turquie et la Suisse. « Il faut se préparer à cette difficulté mais aussi travailler quand même à la contrer du mieux que possible ».

Pas de porosité des frontières qui tienne !

Pourtant, le ministre de l’Intérieur ne veut point parler de porosité des frontières concernant l’affaire Toumba Diakité, du nom du Guinéen qui avait tiré sur Dadis Camara. « Toumba a été arrêté avec une fausse identité. Malheureusement, c’est un phénomène que l’on note dans tous les pays du monde. Il faut reconnaître qu’il y a des efforts à faire à ce niveau, ce qui a justifié la mise en circulation de la carte d’identité biométrique CEDEAO. Ça sera une carte avec 19 options de sécurité qui sera partagée par les 15 pays de la communauté », a-t-il assuré.
Pour M. Diallo, il faut faire dans la prévention, en tout cas voir tout ce qui est faille possible pour essayer encore de le relever et de l’améliorer. Il faut le faire mais aussi travailler dans le cadre d’une coordination pour pouvoir réagir au besoin.
« Il y a une bonne collaboration sous régionale. D’ailleurs, nous venons d’annuler une réunion qui était prévue, hier, à Bamako parce qu’il y a un nouveau contexte au niveau sous régional. En Côte d’Ivoire, ils sont encore dans les élections, au Burkina ils viennent d’être victimes d’une attaque terroriste. Cette collaboration régionale est une nécessité, une obligation pour pouvoir faire face à ce phénomène. Il faut se préparer au niveau intérieur, apprendre de l’expérience des autres pour pouvoir faire face à ces difficultés », mentionne le ministre.
Mercredi 21 Décembre 2016
Dakaractu




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