SANTI SÈNE AGNE, MAIRE DE SICAP-LIBERTÉ : « Nous avons accepté nos défaites, Manko doit faire autant »

Le recours à la justice dans un pays démocratique est une voie légale qu’on ne peut refuser. Mais à la guerre comme au sport, il faut un vainqueur et un vaincu. De la même manière que certains leaders de Benno Bokk Yakaar ont accepté leur défaite dans leur fief, Manko Taxawu Senegaal doit se résigner. Telle est la conviction du maire de Sicap-Liberté, Santi Sène Agne.


SANTI SÈNE AGNE, MAIRE DE SICAP-LIBERTÉ : « Nous avons accepté nos défaites, Manko doit faire autant »
«Dans chaque élection, il y a un vainqueur et un vaincu, c’est la règle et il faut la respecter, rappelle Santi Sène Agne, maire des Sicap-Liberté, qui a ainsi fait face à la presse hier. Une chose est certaine, la loi sera appliquée et les uns et les autres seront obligés de la respecter. »
« Le recours annoncé de l’opposition est une voie légale, concède-t-il. Les vainqueurs sont prêts en tout cas à tendre la main aux perdants pour que la démocratie puisse régner de fort belle manière dans notre pays. »
Tirant le bilan du scrutin du 30 juillet, l’édile des Sicap-Liberté explique qu’ils ont gagné dans certaines localités avec difficulté, gagné facilement ailleurs et même perdu dans certains départements.
« La seule différence est que là où on nous a battus, nous avons accepté notre défaite. Ceci devrait être la conduite de tous. Mais, aujourd’hui, il en existe qui ruminent difficilement la pilule amère de la défaite », regrette-t-il.
Poursuivant, Santi Sène Agne dira : « On s’attarde sur des débats en essayant de faire valoir une supposée fraude alors que des élections vont se tenir sous peu. Encore que, j’ai entendu dire que le mandataire de Manko Taxawu Senegaal n’a contesté aucun chiffre encore moins un procès-verbal pendant le dépouillement. »
Selon le maire, à part cette coalition dont la liste de tête nationale est Khalifa Sall, tous les autres ne parlent pas. « Cela se comprend : nous étions la seule coalition contre tous. On ne change pas les règles du jeu pendant ni après mais avant. »
Sur l’organisation des joutes, il reste convaincu qu’il faut distinguer les couacs et les résultats. « Après que les difficultés ont été levées, les Sénégalais ont voté comme il se doit. Nous avons utilisé les voies de recours légales pour Touba par exemple. Si nous sommes déboutés, nous l’accepterons. Qu’ils fassent de même à Dakar. »
Pour le responsable progressiste, des avancées considérables en matière d’organisation d’élections ont été notées dans notre pays. « C’est un ministre de l’Intérieur partisan (Ousmane Ngom) qui a organisé l’élection de 2012 qui a valu une alternance à son Président (Abdoulaye Wade). Maintenant qu’on parle de délégation pour organiser des élections, nous attendons de connaitre les prérogatives », affirme-t-il.
M. Agne a été battu dans son fief, à la Sicap. Il reconnait que ce n’est pas la première fois qu’il perd des élections. « Je ne suis ni ministre ni directeur général au point de subir une sanction », nuance-t-il.
Pour ceux qui parlent de Primaires, il leur rétorque que le score de la Présidentielle n’est pas toujours celui des autres élections, renseignant que les résultats à Dakar et à Thiès incitent à la réflexion. Il s’agira d’analyser la situation sur tous les plans pour en tirer le meilleur.
 
Samedi 5 Août 2017
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :