Risques de pollution et d’incendies pour les riverains des pipelines de la SAR


Risques de pollution et d’incendies pour les riverains des pipelines de la SAR

Pllution de la nappe, pollution de l’air et incendies menacent les riverains des pipelines de la Société africaine de raffinage (SAR), de Bel Air à Mbao (15 kilomètres), annoncé mardi à Dakar la Direction de la protection civile (PDC).

Quatre pipelines appartenant à la SAR et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane sont enfouis depuis 1963 à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, selon un document de la DPC, rendu public, lors d’une visite de presse. Des quartiers et des entreprises sont situées le long de ces pipelines.

Des services de la police, de la gendarmerie et des services de l’urbanisme et de l’environnement faisaient partie de la délégation qui a visité les localités situées le long des pipelines.

A Hann-Bel Air, une odeur d’essence et d’huile se dégageait d’un entrepôt de bidons de provenance douteuse, selon la SAR. L’entrepôt est situé à quelques mètres de la voie ferrée, au milieu d’ateliers mécaniques, de sérigraphie, de menuiserie, etc.

‘’Nous avons retrouvé ici des trafiquants d’hydrocarbures à plusieurs reprises. Toutes ces habitations sont construites sur les pipelines’’, explique Moustapha Al Amine Kane du service de la communication de la SAR.

Des riverains rencontrés sur les lieux semblent ignorer le danger avec lequel ils cohabitent au quotidien. ‘’Nous ne savons rien de cette situation. On nous a loué ces baraques, sans rien nous dire’’, explique un riverain au milieu d’un petit monde, dont son épouse et des amis.

Le gérant d’un bar-restaurant rencontré non loin des pipelines avoue qu’il n’a pas d’autorisation d’occuper cet endroit. Ses nombreux voisins exploitent, comme lui, des échoppes situées le long de la route Dakar-Rufisque.

‘’Ces pipelines sont rongés par le sable et il peut y avoir des fuites de produits pétroliers. Il y a un trafic illicite d’hydrocarbures sur le canal. Les zones les plus vulnérables sont Thiaroye, Guinaw-Rail, Hann-Bel Air’’, explique Mare Lô, chef de la DPC.

A Thiaroye, les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. Une mosquée est construite sur l’itinéraire des pipelines. Là aussi, les riverains n’ont pas conscience du danger. A Thiaroye Sur Mer, la cuisine de la famille Sylla se trouve sur l’emprise des pipelines.

Lors d’une réunion de sensibilisation tenue par la DPC à la mairie de Thiaroye Sur Mer, plusieurs riverains ont déclaré qu’ils n’étaient pas conscients du danger. Surpris des informations fournies par la délégation, ils ont invité la DPC à prendre des mesures pour les protéger des risques encourus.

‘’Les solutions sont nombreuses. Les solutions seront de deux ordres. D’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines. Ensuite, les populations ont proposé de délocaliser les pipelines vers la mer’’, a dit le chef de la DPC.

‘’Il y a un nombre important d’entreprises et d’habitations construites sur l’emprise des pipelines’’, a-t-il fait remarquer, avant de promettre : ‘’La faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique.’’
APS

Mardi 20 Décembre 2011




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