Rio en "état de calamité publique" à quelques semaines des JO

Afin de répondre à la grave crise budgétaire et politique qui menace l’organisation des JO de Rio, “l’état de calamité publique” a été déclenché par les autorités vendredi.


Du 5 au 21 août prochain, l’Amérique du Sud accueillera pour la première fois les Jeux olympiques et paralympiques (du 7 au 18 septembre). Pourtant, le coeur n’est pas vraiment à la fête du côté de Rio de Janeiro. En quasi-faillite, la région de Rio a autorisé le gouvernement à faire d'importantes coupes budgétaires pour réaliser des économies. Face à cette situation chaotique, l’État regional de la ville hôte des JO a décrété “l’état de calamité publique”, pour pouvoir financer cet évènement planétaire.

“L’état de calamité publique”, ça change quoi 

Ce décret, publié vendredi dans le Journal officiel, autorise l'État à “adopter toutes les mesures exceptionnelles nécessaires à la rationalisation des services publics essentiels, en vue de la réalisation des Jeux olympiques et paralympiques de Rio 2016”. Il permet ainsi “l'adoption de nouvelles propositions destinées à réduire les dépenses” pour “optimiser la gestion publique”, précise l'entité. Le gouvernement de l'Etat de Rio a prévu pour 2016 un déficit de 19 milliards de reais (4,85 mds d'euros), notamment à cause de la chute du cours du pétrole.

Une situation "tragique"

La situation est "tragique", a récemment déclaré Francisco Dornelles, le gouverneur par intérim de Rio. "Je n'avais jamais vu rien de tel au Brésil ni dans l'Etat", explique le gouverneur. "Maintenant, nous devons agir ensemble avec le gouvernement fédéral pour voir le patrimoine qui peut être privatisé", précise-t-il. Francisco Dornelles a affirmé qu'il était nécessaire de prendre ces mesures en raison de "l'importance et de l'impact mondial" des Jeux olympiques et paralympiques. Avant d'ajouter que "toute déstabilisation institutionnelle impliquerait un risque pour l'image du pays".

Les instituteurs et les policiers connaissent depuis des mois des retards dans le paiement de leurs salaires. Sans oublier l'instabilité politique sans précédent actuellement dans le pays.
Dimanche 19 Juin 2016
Dakaractu




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