Restitution du module 3 sur l’aménagement des sites de transformation : Une alternative de l’ADEPA pour valoriser des produits halieutiques

L’Association ouest-africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa) a organisé une session de restitution du module 3 qui porte sur l’aménagement des sites et les techniques de valorisation artisanale des produits halieutiques, ce week- end au siège de FENAGIE-Pêche à Dakar. Le secrétaire exécutif de l’Adepa, Moussa Mbengue, a indiqué qu’il s’agit de contribuer au renforcement des compétences techniques et professionnelles des organisations de la pêche artisanale dans une perspective d’amélioration des conditions de vie des acteurs.


Dans le cadre de leur projet de renforcement de la bonne gouvernance au sein de la pêche artisanale mis en œuvre par l’Adepa, financé essentiellement par l’Agence française de développement, Moussa Mbengue, a fait comprendre que cinq modules de formation ont été développés dont celui portant sur les questions liées à l’aménagement et la transformation. Selon lui, la transformation est une alternative de valorisation artisanale importante dans un contexte où la ressource halieutique se raréfie. «Ce qui n’est pas concevable», dit-il. A son avis, la transformation artisanale est un moyen de valoriser les débarquements contribution ainsi à la réduction des pertes post- captures.
Les dirigeants de l’Adepa et ses partenaires se sont rendus- compte qu’il y a un besoin d’amélioration des compétences en matière de fabrication des produits mais aussi en termes d’amélioration de la qualité. «Il s’agit en tout du renforcement de capacités des femmes en vue de leur permettre de maitriser les bonnes pratiques de transformation pour mettre sur le marché des produits de qualité», a précisé M. Mbengue.
Le secrétaire exécutif de l’Adepa soulignera que le développement personnel est une compétence nouvelle qu’il faut installer chez les professionnels de la pêche artisanale en générale et des femmes en particulier. Il estime que ce sont des opportunités qui leurs sont offertes et pour leurs pays d’où le besoin de développer personnel dans une perspective qui leur permettrait d’assoir ce que l’on appelle «une confiance en soi».
Les femmes transformatrices formées étaient au nombre de 35 «pour susciter les atouts et les potentiels qui dorment en elles afin de les valoriser». Elles représentaient les sept pays couverts par la Commission sous régionale des pêches dont les leaders du Sénégal.
Mme Yaram Fall qui dirige l’UNOFENAGIE- Pêche faisait partie des leaders qui avaient subi la formation en Guinée Conakry en tant que membre de l’Organisation des professionnels de la pêche artisanale (Oppa- Sénégal). Elle est ainsi revenue au niveau de sa structure pour faire une restitution de la formation reçue.
Lundi 27 Mars 2017
Dakaractu




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