Réponse à mes détracteurs islamistes (Par Ibrahima SENE)


Réponse à mes détracteurs islamistes (Par Ibrahima SENE)
Les masques commencent à tomber depuis que j'ai commencé à démontrer que l'Islamisme radical qui a enfanté le djihadisme est enterré au Sénégal depuis la bataille de Somb où périt Maaba diakhou Ba, suite à la défaite de son armée conduite par Lat Dior Ngoné Latyr Diop.  Et je rappelais que le djihadisme fut définitivement enterré au Sénégal depuis que Lat Dior, de retour à son Cayor natal d'où il s'était exilé pour chercher alliance anti coloniale chez Maaba dans le Rip, avait essuyé un refus catégorique de Khadimou Rassol, de lui confier ses taalibes pour continuer le djihâd contre les Français dans leur tentative de finaliser la conquête coloniale du Sénégal. C'est ainsi qu'un soit -disant érudit , appelé Serigne Mbaye Gueye Syll, montait au créneau pour me démentir en comparant l'année de la bataille de Somb, avec celle de la naissance de Khadimou Rassol pour tenter de nier le fait historiquement établi du refus de ce dernier de donner ses taalibes à Lat Dior pour continuer sa guerre sainte de lutte anti coloniale contre les Français. Il faudrait vraiment avoir perdu le sens de la notion d'une approche historique, pour tenir de tels propos. Surtout, lorsque que Seigneur Syll, en se basant sur son raccourci historique qui n'a aucun sens, me reproche d'avoir dit que Khadimou Rassol avait cautionné la laïcité de l'Etat! Quand je dis qu'il avait refusé le djihâd, Monsieur Syll en déduit que j'ai dit qu'il avait cautionné la laïcité de l'Etat! S’il est vrai que le djihâd est anti État laïc, et promeut un État islamique, il n'est pas exact d'en déduire que refuser le djihâd c'est cautionner l'Etat laïc. Le djihadisme est une option de répandre l'Islam par la violence en y soumettant les populations conquises. C'est ce que Khadimou Rassol n'a pas voulu  puisque, comme je l'avais écrit, son option pour répandre l'Islam c'est " l'Education et le volontariat". Ce sont ces propos qui ont mis les " islamistes radicaux apprentis djihadistes" dans tous leurs états, et les ont poussés à une levée de bouclier générale contre ma personne, accusée de travestir les enseignements de Kahdimou Rassol. Et c'est de la même manière que Serigne Cheikhouna Bara Falilou Mbacke s'en est pris à moi en prétendant porter la contradiction à mon analyse de la victoire du " Non" dans le Département de Mbacke, lors  du référendum du 20 mars 2016. Non seulement il a repris les contre- vérités de Serigne Syll , mais il est allé jusqu'à nier une évidence qui saute aux yeux et qui a participé à cette victoire du " Non". Cette vérité c'est le mécontentement de nombre de sénégalais de confession musulmane qui ont étudié comme lui dans les pays arabes pour obtenir des diplômes d'Enseignement Supérieur dans tous les domaines , comme Ingénieurs , Docteurs et autres, et qui, de retour au Sénégal, trouvent du mal à trouver un emploi qui correspond à leur qualification, dans la Fonction publique et autres entreprises publiques et parapubliques, du fait de leur non maîtrisé du Français qui est la langue officielle au Sénégal. D'ailleurs, leur difficulté à parler Français est largement reconnue dans le discours tenu par Serigne Mbacke. Ce profond sentiment de discrimination dans l'emploi public du fait de leur non maîtrisé de la langue officielle qui est le Français, a amené nombre d'entre eux à indexer la laïcité de l'Etat, comme étant la cause. Cet amalgame qu'ils font entre la langue officielle d'un État et la nature sociale de l'Etat, reflète le niveau de confusion des concepts qui les caractérise. Ainsi pour eux la laïcité est anti islamique et est la cause de leur marginalisation face à l'emploi public. Pour gagner leur vie, ils sont contraints de se convertir "en Serignes daaras" alors que nombre d'entre eux n'ont aucune formation pédagogique pour leur permettre d'enseigner le Coran. D'où les dérives que l'on déplore souvent dans l'instrumentalisation des enfants que des parents leur confient pour leur éducation islamique. Ce sont ces dérives auxquelles  le projet de modernisation des daaras veut mettre fin, et contre lequel l'on assiste à une levée de bouclier par peur de perdre leur emploi suite aux exigences d'aptitudes pédagogiques pour tout prétendant à l'enseignement coranique que ce projet qu'il présente comme anti islamique, veut instituer. Ainsi, pour défendre leur option d'un État confessionnel, et défendre leurs intérêts matériels d'existence, ils instrumentalisent les convictions islamiques des 90%  de  la population sénégalaise. C'est par ce que je dénonce cette instrumentalisation que ces gens voient en moi un adversaire dangereux qu'il faut tenter de mettre en mal avec les musulmans en général, et la famille de Khadimou Rassol, en particuliers. C'est  pour cela, ils usent de l'anti communisme le plus vulgaire pour arriver à leur fin. Ils répètent ce que tous ceux qui vivent de l'exploitation de l'homme, ont toujours accusé le Communisme qui mène une guerre sans merci contre eux en éduquant et en informant les exploités de leur droit naturel à refuser tous les systèmes qui les asservissent et les exploitent, et qui ne reculent même pas d'instrumentaliser la religion à cet effet. Ce sont eux que Marx a accusé d'utiliser la religion comme "opium" pour endormir le peuple et pérenniser leurs systèmes d' exploitation et d'asservissement des peuples. Et c'est pour cette raison que des gens comme Serigne MBacke et Serigne Syll me vouent une haine féroce et cherchent à m'excommunier. Je leur rappelle que s’ils sont de vrais musulmans mourides, ils ne devraient pas s'autoriser  à  dire qui est musulman ou qui est mouride. Ni l'Islam, ni le Mouridisme ne leur donne cette autorité. Ils devraient savoir que pour un musulman mouride, seul Dieu est juge, et le Prophète (PSL) et Khadimou Rassol sont ses témoins  dans l'au -delà. Se substituer à eux pour dire qui est musulman  et qui est mouride, c'est banni par l'Islam, et contraire aux enseignements de Khadimou Rassol. Que cela leur déplaise on non, je suis " communiste par choix de société", " musulman par ma foi" et " mouride d'obédience "! Pour cela, je n'ai pas besoin d'avoir un chapelet en main partout, et ou un turban sur la tête. Mais soyez sur que la victoire du " Non" à laquelle vous avez fortement contribué en présentant le projet de réforme comme anti islamique et de l'égalisation de l'homosexualité, vous a permis d'abuser des convictions religieuses des populations du Département de Diourbel, mais vous avez échoué pour n' en avoir mobilisé que 31%! Cela rassure, car vous ne pourrez pas continuer tout le temps à abuser des convictions religieuses de cette minorité. L'écrasante majorité du peuple musulman dont les mourides ont découvert votre jeu. Personne ne vous laissera détruire ce pays par la haine, la marginalisation, l'exclusion et la stigmatisation. Les sénégalais de toutes confessions et de toutes confréries ont appris à vivre dans la tolérance et la convivialité dans une République démocratique et laïque dans la paix civile. C'est en cela que notre peuple est exemplaire et jouit d'un respect indéniable dans le concert des Nations.
      Fait à Dakar le 9 Avril 2016

                                                                  Ibrahima SENE /PIT/CDS
Samedi 9 Avril 2016
Dakar actu




1.Posté par Sy Abdoul le 09/04/2016 18:02
Bravo - Ce qui se conçoit bien, s'annonce clairement. L'état doit prendre au sérieux ces actes de sabotage à notre laïcité vecteur de notre stabilité. Ces prétendants ne respectent même pas le Khalifa . tous animés de mauvais esprit

2.Posté par Wax dëgg le 09/04/2016 18:34
En reponse à Ibrahima Sene du PIT toujours à l’assaut de Touba et de son NON au mensonge d’Etat!

Apres analyse, le "discours" ci-dessous de Tonton Ibrahima Sene du PIT est typique des cocos sénégalais. A mon humble avis, il ressort de ses mots un sentiment de competition vis-a-vis des Serignes pour exister matériellement. C'est a travers cette prisme des besoins matérialistes qu'il faut lire les mots des cocos et leur transhumance vers Fann Residence (Dansokho, Landing pour n'en citer que quelques de nos anciens pourfendeurs de la "bourgeoisie" et défendeurs des masses).

On ne peut pas ne pas noter quelques incoherences du doyen Ibrahima Sene: Il scorie les Serignes a cause de leur manque de maitrise du français (cause de leurs multiples exclusions dans la société francisante qui domine le Senegal, constaté par lui meme dans le meme paragraphe), et plus tard il étripe ces memes Serignes pour leur veux de "détruire ce pays par la haine , la marginalisation, l'exclusion et la stigmatisation". Kafka serait fier et jaloux de lui!!!

Ibrahima Sene repete ici le meme mensonge longtemps entretenu sur le communisme: faire cesser l'exploitation des masses. L'exemple de l'URSS et de la Chine de Mao ont clairement démontré que ceux qui se targuent d'être des avant-gardistes pour le proletariat ne voulaient qu'être a la place de la bourgeoisie et de l'aristocratie dans leur pyramide d'exploitation. L'implosion de l'URSSS et le glissement de la Chine vers le capitalisme ont finit de le confirmer. Chez nous cela c'est matérialisé par leur transhumance vers Fann Residence, l'apex de leurs convoitises matérielles: vivre au top (cf Landing et Dansokho sont vites rentrés a Fann Residence à la premiere occasion).

Comme tous les bons cocos-co, manipulateurs a souhait (qui ne se rappelle du complotisme entretenu des Beria, Trotsky, Staline, Mao leurs maitres a penser), le doyen Ibrahima Sene cherche a noyer le poisson: ils ne digèrent pas la défaite du mensonge d'Etat dans la ville de Touba par une catégorie de damnés des écoles qui ne maitrisent pas bien le français (Oh le sacrilège).

Ibrahima Sene et sa classe d'avant-gardistes francisants ne pardonneront jamais a Touba ce camouflet, nonobstant le discours mielleux d'occasion. Il n'admettront jamais que des arabophones comme les illustres fils de Touba (et des non-arabophones comme moi pas islamiste pour un dinar) ont décortiqué le vrai contenu de la reforme-mensongère et ont mené une campagne moderne d'information et de sensibilisation contre cette forfaiture.

La question que je poserai aux défenseurs des masses comme se pose ici le doyen Ibrahima Sene est la suivante: est-il éthique et démocratique de faire approver par une population a 80% non-francophone un texte français qui est discriminatoire (par l'article 28) envers eux a cause d'une clause de francophonie???

Doyen Ibrahima Sene, voteriez-vous OUI pour une clause qui vous exclut de l'exercice démocratique de vos droits constitutionnels à cause d'artifices comme le lieu de vos etudes supérieurs (URSS pour vous), attaches familiales étrangers, ou maitrise d'une langue étrangère (meme imposée officielle)???

Inquiring minds want to know!

3.Posté par antidhuring le 10/04/2016 04:12
Ibrahima Sene se prend pour un intellectuel alors qu'à travers ses textes confus et ses références historiques approximatives, il ne montre qu'une chose: Monsieur appartient à la catégorie des sophistes. J'ai failli tomber à la renverse en apprenant de sa plume que Lat Dior faisait la guerre sainte qu'il assimile allègrement au djihadisme qui renvoie à une réalité politique contemporaine. De toute façon, Lat Dior ne voyait dans la guerre sous la bannière de l'islam qu'une tactique de ralliement de certaines autorités musulmanes à sa cause. Autrement, comment comprendre qu'il ait pu s'allier aux colonialistes français pour venir à bout de Cheikhou Ahmadou Ba en 1875 à la bataille de samba sadio.
En plus, confondre la résistance armée des Maba Diakhou, El hadj Omar, Cheikou Ahmadou, Mamadou Lamine Drame, ... au djihadisme et à l'extrémisme violent tels que nous le voyons de nos jours, relève simplement de l'amalgame et de la mauvaise foi. Mais on n'est pas révisionniste pour rien.
Quant à la laïcité, c'est constant que c'est un héritage des forces anticléricales et maçonniques qui l'ont imposée dans la constitution française (cf. Jules Ferry et consorts) et nous l'avons recopiée comme telle. A la différence des laïcs français qui assument leurs choix philosophiques et idéologiques, les nôtres sont dans l'ambiguïté et dans la lâcheté lorsqu'ils abordent ce thème. Ils savent bien de quoi ça retourne mais ils n'ont pas le courage d'assumer. La dialectique ayant ses limites objectives, Ibrahima Sene verse finalement dans un ridicule grotesque en se définissant comme un musulman, mouride et communiste. Décidément, ça dégage un parfum de soupe kandja idéologique, à l'image du soupe kandja politique de benno bokk yakaar (mdr)

4.Posté par Mukaba mumeme sebastien le 24/04/2016 10:01
C'est bon



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