Réponse à Sory KABA : « Du faux au vrai débat »


Réponse à Sory KABA : « Du faux au vrai débat »
Le monde moderne consacre une gouvernance qui privilégie les valeurs démocratiques, la justice et la transparence dans la gestion des institutions. Les hommes étant au cœur du système politique méritent la reconnaissance, le respect et la consécration de droits politiques, économiques et culturels dus à leur rang. Parmi ces hommes et femmes exceptionnels se trouvent les anciens chefs d’état dont le bâtisseur et leader historique Me Abdoulaye WADE.
L’élégance républicaine et le devoir du peuple envers ses souverains ont conduit les dirigeants  d’Europe, des USA et d’Afrique en activités à détecter quatre domaines de traitement de privilèges à accorder à ces illustres fils, anciens Chefs d’état. Il s’agit : de la sécurité, de l’accompagnement des frais de fonctionnement, des indemnités de retraite et du traitement protocolaire. 
Vous conviendrez avec moi, qu’au-delà de la diversité des systèmes politiques ; il y a une convergence sur la pertinence des dispositions ci-dessus évoquées où il n’y a pas de place à la personnalisation du débat et le confusionnisme sur un traitement indu à reconsidérer parce que le président WADE exercerait des libertés constitutionnelles d’un opposant face à la violence d’état subie  de manière discriminatoire par tous les dignes fils. Ces derniers refusent la dictature et les hold-up électoraux du régime de Macky SALL et ses thuriféraires, adeptes de la conspiration du silence et plus soucieux de préserver des strapontins. 
Les chiffres de 5 000 000, 9 500 000 et 40 000 000 FCFA alignés, par Mr KABA  reflètent une volonté de faire passer l’idée sournoise selon laquelle Me WADE coute chère à la république.
 Je rappelle aux compatriotes que : Feu SENGHOR et le Président DIOUF qui résidaient en France ont beaucoup contribué à l’indexation du traitement des anciens chefs d’état à ceux Français. Parce que ledit traitement devait tenir en compte le niveau de vie de leur pays d’accueil.
 Contrairement, à nos nouveaux dirigeants adeptes du misérabilisme, je ne reproche pas aux prédécesseurs du Président WADE leur choix de résider en France ; mieux, je le leur respecte. 
Je rappelle à Mr KABA que cet homme qui a financé à plusieurs milliards une longue marche de vingt six (26) ans d’opposition pour libérer son peuple devant un parti unique violent ;  puis dominant dont la crème occupe les officines de conseil de votre mentor, ne peut pas être impressionné par ces chiffres qui semblent vous émouvoir.  
Mr KABA qui trouve si cher ledit traitement devrait nous expliquer les largesses du Président SALL  qui, durant les séjours du Président DIOUF au Sénégal, en rajoute notamment par: l’ hébergement, la mise à disposition d’hélicoptère et autres commodités  sur le dos du contribuable sénégalais lourdement paupérisé par les choix marqués par l’hégémonie des capitaines d’entreprises françaises dans les fleurons de notre économie et l’exclusion des nationaux. Malgré leur mascarade électorale, les lobbies et leurs parrains ont raison de verser dans la panique après avoir analysé l’expression réelle des électeurs sénégalais.
Si nous suivons les arguments de Mr KABA ; nous pourrions en déduire que tout agent de l’état qui jouit de ses droits civils et politiques ; s’il bénéficie de ses pensions de retraite ne devrait plus s’opposer au régime sous peine de voir l’Assemblée légiférer pour lui priver de ses droits acquis.
Comme tout citoyen, libre a le droit d’assumer ses choix politiques, je suis resté sur ma faim en lisant Mr KABA qui vient de publier une « FATWA » contre un leader historique qui a le seul tort de rester  à coté de son peuple opprimé, appauvri et exposé à de nouveaux discours et actes de déstabilisation de la cohésion nationale. Bref, le sauveur ne peut s’accommoder d’aucune collusion devant ses obligations de contribuer à l’épanouissement et la réalisation des sénégalais de tous les groupes socioprofessionnels.
Chers compatriotes, « d’inefficace un gouvernement devient dangereux » disait le Pr WADE. Le peuple est interpellé pour poser un diagnostic sur le discours dangereux de nos dirigeants qui alimentent des fractures au moment où la seule priorité demeure l’exigence de la mise en place d’un organe indépendant pour l’organisation d’élections transparentes et fiables ; l’installation d’un organe indépendant consensuel de supervision et de contrôle du processus électoral ; l’audit indépendant du fichier avec la participation d’experts internationaux entre autres et la distribution équitable des cartes d’identité.
Les discours de diversion ne font que renforcer notre conviction sur les enjeux de l’unité d’action des forces démocratiques face à un pouvoir enivré par l’obsession du second mandat. L’état de traumatisme électoral généralisé du régime qui est convaincu son impopularité et son illégitimité progressive explique les dérives verbales. En 2019, la victoire de l’opposition est attendue par les populations et les partenaires du Sénégal ; rien, ni personne ne nous détournera de cet objectif.
     
Fait à Dakar le 18/08/17                                                                                

Excellence Papa Saer GUEYE 
Vendredi 18 Août 2017
Dakaractu



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