Réplique de Me Mbaye Jacques Ndiaye, avocat de Aida Ndiongue au ministre de l'Intérieur


Réplique de Me Mbaye Jacques Ndiaye, avocat de Aida Ndiongue au ministre de l'Intérieur
Jeudi 12 Mars 2015, dans l'hémicycle, le Ministre de l'Intérieur substituant le Garde des Sceaux affirmait, à propos de ma cliente Aïda Ndiongue ce qui suit:

- que deux procédures la concernant seraient actuellement pendantes , dont l'une aurait trait aux produits phytosanitaires et l'autre renvoyée au 17 Mars prochain.

- que ma cliente serait poursuivie devant la CREI eu égard à son niveau de richesse qui dépasserait ses revenus légaux .

En se déterminant comme il l'a fait, le Ministre a prononcé une chose qu'il ne maîtrise pas.
Il s'est immiscé dans le fonctionnement de la justice en violant le principe sacro-saint de la séparation des Pouvoirs Judiciaire et Exécutif.

Aïda Ndiongue attache du prix à ce que les précisions ci-après soient faites: Ce sont trois procédures et non deux la concernant qui sont actuellement en cours .

Il s'agit de :

-  celle relative à l'affaire à l'affaire dite des produits phytosanitaires pendante devant le Doyen des Juges d'instruction,

- celle relative aux motopompes, bacs à ordures, tentes et aux 35 maisons de l'outil , instruite par le Juge du 2ème cabinet.
Cette affaire est renvoyée en police correctionnelle et sera évoquée à nouveau le 17 Mars prochain.

- et celle pendante devant la CREI.
S'agissant de cette procédure, le Procureur Spécial ne s'est jamais fondé sur un prétendu niveau de richesse qui aurait dépassé les revenus légaux de ma cliente pour la poursuivre.

Le Procureur Spécial, en saisissant la DIC demandait aux enquêteurs de voir si Aïda Ndiongue ne détenait pas la fortune des dignitaires du régime de Abdoulaye Wade et si par la même occasion elle ne se serait pas elle-même enrichie !

Ce qui est d'autant plus incongru que ma cliente est riche depuis des décennies. Par conséquent, doit cesser le galimatias.
Vendredi 13 Mars 2015
Dakaractu




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