Renouvellement de son contrat de performance avec l’ITA : Aly Ngouille Ndiaye promet de résoudre les problèmes soulevés


Points essentiels de la revue annuelle conjointe
«  Pour l’essentiel, nous avons des résultats satisfaisants, dans le domaine de l’industrie quand nous comparons les évaluations  qu’on a connues par rapport à 2016. Aujourd’hui notamment dans le secteur de l’industrie, nous avons du chemin à faire parce qu'un des objectifs dans le cadre du PSE c’est une contribution de 25% de l’industrie à l’horizon 2035 dans le cadre du PIB qui demande aujourd’hui beaucoup d’efforts et nous sommes en train d’évaluer ce qu’on a fait en 2016 et les perspectives de 2017. Nous avons eu à faire beaucoup de choses dans le domaine de l’industrie notamment avec la consolidation des acquis dans le cas de la relance des ICS qui contribuent très fortement pour l’exploitation. Nous avons également au niveau de l’industrie, la NSTS qu’il faut toujours accompagner dans le cadre de ses activités. Il reste à faire des investissements et d’avoir nos objectifs d’emplois et nous avons également  la deuxième année de production intégrale de Zircon avec, de même que la production d’or qui devenue le premier centre d’exportation du Sénégal avec  Sabodola ».
Difficultés rencontrées au cours de la revue annuelle conjointe
 « Nous avons quand même quelques difficultés, d’abord il y a plus d’un an nous avons mis en place un dispositif pour accompagner les petites unités de transformation industrielle. Jusqu'à présent les objectifs que nous nous étions fixés n’ont pas été atteints et aujourd’hui la BND a encore de l’argent à mettre à la disposition des petits transformateurs voire les petites industries.  Je parle des problèmes de crédit qui ne sont pas costauds. Jusqu’à présent les montants décaissés ne sont pas encore appréciables. Nous avons aussi le contrat performance de l’ITA qui est arrivé à terme. Là aussi nous n’avons pas atteint nos objectifs et nous pensons que déjà avec le nouveau contrat que nous avons signé avec le ministère des Finances, nous allons prendre toutes les dispositions pour corriger les manquements du premier contrat ».
Mines horizon 2023
 «Nous sommes en train de faire beaucoup de choses dans le secteur minier, nous avons sur le plan institutionnel  pris des dispositions dans le cadre de la nouvelle institution pour dire que les ressources minérales sont la propriété de la nation. Nous avons adopté le nouveau code minier qui implique davantage l’Etat et les populations à la gestion des ressources minérales, ce qui fait que depuis un bon moment, nous avons fait plus de découverte dans le secteur minier, nous sommes en train de construire dans le domaine de l’or, des unités industrielles, peut être même une troisième cette année, nous avons plus de découverte de phosphate. Aujourd’hui, on peut s’attendre à une unité industrielle au niveau de Diourbel et le hub minier c’est la mise en place d’un ensemble de services qui permette aujourd’hui que Dakar puisse être une plateforme où on viendra pour le service, la sous-traitance, la production, le raffinage, donc tout ça c’est en train d’être mis en place et nous pensons que nous allons atteindre nos objectifs. »
 
Renouvellement contrat avec l’ITA
« Nous avons déjà signé un premier contrat de performance avec l’ITA. A l’arrivée nous avons vu que l’ITA n’a pas atteint ses objectifs, nous avons également vu que les ressources qu’on devait mettre à la disposition de l’ITA n’ont pas été mises. Donc ce sont des éléments qui seront mentionnés dans l’évaluation et puisque nous allons vers un second contrat, nous allons prendre nos dispositions pour au moins éviter ces manquements pour le prochain contrat, mais ceci également doit être une bonne leçon pour qu'avec les nouveaux contrats que nous venons de signer, on puisse très tôt les suivre pour les avoir sous couverture dans la LFR 2017 et également dans les lois de finance 2018/2019 »
Collecte de l'arachide
Au niveau du sous secteur  agro-alimentaire, c’est des industries locales Sénégalaises qui y sont. Il se trouve tout simplement que l’année passée, ces industries étaient en compétition avec le marché chinois qui importait l’arachide au Sénégal, mais là également des dispositions ont été prises parce que cette année si vous avez suivi la collecte, vous voyez très  bien que rien qu'une usine a déjà collecté plus que l’ensemble des usines en 2016, donc c’est déjà quelque chose qui est rectifié. Nous avons aujourd’hui beaucoup de collectes d’arachide et je pense que ça va se refléter sur la revue prochaine parce que les usines ont maintenant suffisamment d’arachide, alors que l’année passée c’est pratiquement rien du tout. Nous avons une concurrence qui se fait avec le milieu asiatique et là également nous pensons que nous aurions des éléments de correction pour permettre à nos unités industrielles de prouver que l’industrie du cuir également peut être compétitive. Nous devrons les accompagner davantage afin que les industriels se retrouvent beaucoup plus.
 
Jeudi 6 Avril 2017
Dakaractu




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