Recrutement de 130 000 Volontaires par le Front du Non : « Il revient à l’Etat d’assurer la sécurité des élections » (Benno Siggil Sénégal)

Pour Madior Diouf et Cie, la sécurité des élections revient à l’Etat et non à de tierces personnes. Aussi prennent-ils le recrutement de 130 000 volontaires par le Front du NON comme une simple stratégie de communication. Face à la presse, hier, la coalition Benno Siggil Sénégal a aussi appelé à voter ‘’OUI’’ massivement à l’image de son mentor Moustapha Niasse.


Recrutement de 130 000 Volontaires par le Front du Non : « Il revient à l’Etat d’assurer la sécurité des élections » (Benno Siggil Sénégal)
La proposition au peuple sénégalais d’une révision de nos institutions est une réponse à une forte demande formulée par l’ensemble des parties prenantes des assises nationales reprises par la CNRI. C’est l’avis de la coalition Benno Siggil Sénégal (BSS) qui faisait face à la presse, hier.
Pour Madior Diouf qui a porté leur parole, cela traduit ainsi par sa démarche, une large écoute de la classe politique de la société civile et du pays profond.
«La coalition Benno Siggil Sénégal constate que tout le travail qu’elle a effectué, sous la forme de séminaires surtout dans la direction de ces interrogations sur nos institutions et de leur contribution souhaitable à la stabilité politique et sociale de notre pays a été largement pris en compte par le projet de révision constitutionnelle proposé par le Président Macky Sall.»
Il a ainsi noté que ladite coalition approuve le projet et s’engage à voter et faire massivement ‘’OUI’’ avec un fort taux de participation.
Sur le retard de leur réaction pour ce référendum, Madior Diouf tient à préciser que BSS s’est penchée sur ce sujet bien avant la déclaration de Macky Sall à respecter l’avis du Conseil Constitutionnel. « Nous travaillons avec beaucoup de méthode et les études nécessaires ont été faites», fait-il savoir.
Sur les 130 000 volontaires du Front du NON, il a laissé entendre qu’ «un Etat qui se respecte n’a pas besoin que les partis politiques sécurisent l’élection. « Chaque parti ne peut pas être représenté. La question des volontaires est juste une bataille de communication de l’opposition. C’est l’Etat qui doit assurer la sécurité de l’élection », souligne-t-il. Cette coalition que dirige Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, demande à ses militants de s’organiser en comités électoraux ouverts aux alliés en attendant d’autres.
Elle a tenu à expliquer son option de voter et de faire voter ‘’OUI’’ suite à une journée d’étude portant sur le rapport de la Commission Nationale des Réformes des Instituions (CNRI) du Sénégal et l’avant projet de Constitution qui l’accompagne.
Une session qui, nous dit-on, a été riche en enseignements et que les recommandations qui y sont sorties sont adressées au Chef de l’Etat. Il s’agit entre autres de l’équilibre du pouvoir exécutif et judiciaire, la consolidation de l’Etat de droit, le renforcement de l’indépendance de la justice et la protection des libertés publiques.
S’y ajoute l’approfondissement de la démocratie représentative et participative, le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration. En outre, il y a la protection et la promotion des valeurs positives de notre société, la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques ainsi que la culture de l’imputabilité, la stabilité institutionnelle et la restauration de la crédibilité de l’autorité de l’administration publique.
Jeudi 3 Mars 2016
Dakaractu




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