Le président du groupe parlementaire Bennoo bokk yaakaar, Moustapha Diakhaté met à profit la visite aujourd’hui du Président français pour exposer ses requêtes pour une réorientation de la France-Afrique. Et la première mesure consistera selon lui, à amputer à la France la «garantie du Franc Cfa» afin que la souveraineté des pays de l’Uemoa se fasse dans la plénitude. De même, Diakhaté est favorable à une «réciprocité» si toutefois l’austérité qui entoure l’obtention du visa n’est pas levée.
L’Assemblée nationale a fait peau neuve pour accueillir, cet après-midi, le président de la République française, François Hollande. A l’instar de cet Hémicycle qui brille sous les éclats des couleurs des drapeaux sénégalais et français, les députés aussi portent une attention toute particulière à la venue de François Hollande. C’est le cas du président du groupe parlementaire Bennoo bokk yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, qui a égrené un chapelet de revendications hier, lors de l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale. Naturellement, l’austérité érigée en règle pour l’obtention du visa a été fortement décriée par l’honorable député, outré par ces mesures aux antipodes de la libre circulation des personnes et des biens. «Ce n’est pas normal que des compatriotes rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir le visa. Les Français ne doivent pas oublier que lors de la révolution de 1789, le Sénégal avait présenté ses cahiers de doléances. Les Sénégalais ont versé leur sang pour la libération de la France», fulmine-t-il. Le président du groupe parlementaire Bby est favorable à une «réciprocité» si toutefois ces mesures ne sont pas améliorées. «Si cela persiste, la réciprocité doit être de mise. Absolument ! Nous sommes un pays souverain et cette souveraineté doit être exprimée», précise M. Diakhaté.
Par ailleurs, Moustapha Diakhaté plaide aussi pour une autonomie monétaire de l’Uemoa qui dispose comme monnaie le franc Cfa, symbole d’une néo-colonisation qui ne dit pas son nom, qui est toujours sous le joug de l’Euro. Il faudrait donc, selon lui, retirer à la France la «garantie du Franc Cfa». «53 ans après l’indépendance, il est temps que le Franc Cfa retrouve sa dignité et que l’Uemoa retrouve son autonomie monétaire. Cela n’a pas de sens que 53 ans après l’indépendance que la France continue à garantir notre monnaie et qu’on dépose nos recettes dans le Trésor français. Nous devons retrouver la plénitude de notre indépendance. La France doit être un simple partenaire mais nous ne devons pas dépendre d’elle», suggère le député qui souligne que cela est un impératif pour la zone Uemoa appelée à relever d’énormes défis socio-économiques. Ainsi ajoute-t-il, «le compte d’opération logé au Trésor français doit être retourné à l’Uemoa et que l’arrimage du Franc Cfa à l’Euro soit supprimé parce que c’est intenable».
Ce qui est attendu de la France sur le plan de la coopération entre les deux pays c’est «un partage d’expérience sur les secteurs de l’agriculture et de l’énergie» qui reste un casse-tête pour le Sénégal. Selon Moustapha Diakhaté, les questions démocratiques et électorales résolues, «ce qui reste, ce sont les défis économiques et sociaux. La France qui est une grande puissance agricole peut par exemple partager son expérience avec le Sénégal dans ce domaine. Sur la question énergétique aussi, la France a une expérience extraordinaire, unique pratiquement en Europe et dans le monde, cette expérience elle doit la partager avec le Sénégal». S’agissant du dossier malien où une intervention militaire souhaitée peine à être effective, Moustapha Diakhaté pense que le Sénégal «ne doit plus attendre la communauté internationale» parce que «ses frontières sont plus que jamais menacées».
L’Assemblée nationale a fait peau neuve pour accueillir, cet après-midi, le président de la République française, François Hollande. A l’instar de cet Hémicycle qui brille sous les éclats des couleurs des drapeaux sénégalais et français, les députés aussi portent une attention toute particulière à la venue de François Hollande. C’est le cas du président du groupe parlementaire Bennoo bokk yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, qui a égrené un chapelet de revendications hier, lors de l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale. Naturellement, l’austérité érigée en règle pour l’obtention du visa a été fortement décriée par l’honorable député, outré par ces mesures aux antipodes de la libre circulation des personnes et des biens. «Ce n’est pas normal que des compatriotes rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir le visa. Les Français ne doivent pas oublier que lors de la révolution de 1789, le Sénégal avait présenté ses cahiers de doléances. Les Sénégalais ont versé leur sang pour la libération de la France», fulmine-t-il. Le président du groupe parlementaire Bby est favorable à une «réciprocité» si toutefois ces mesures ne sont pas améliorées. «Si cela persiste, la réciprocité doit être de mise. Absolument ! Nous sommes un pays souverain et cette souveraineté doit être exprimée», précise M. Diakhaté.
Par ailleurs, Moustapha Diakhaté plaide aussi pour une autonomie monétaire de l’Uemoa qui dispose comme monnaie le franc Cfa, symbole d’une néo-colonisation qui ne dit pas son nom, qui est toujours sous le joug de l’Euro. Il faudrait donc, selon lui, retirer à la France la «garantie du Franc Cfa». «53 ans après l’indépendance, il est temps que le Franc Cfa retrouve sa dignité et que l’Uemoa retrouve son autonomie monétaire. Cela n’a pas de sens que 53 ans après l’indépendance que la France continue à garantir notre monnaie et qu’on dépose nos recettes dans le Trésor français. Nous devons retrouver la plénitude de notre indépendance. La France doit être un simple partenaire mais nous ne devons pas dépendre d’elle», suggère le député qui souligne que cela est un impératif pour la zone Uemoa appelée à relever d’énormes défis socio-économiques. Ainsi ajoute-t-il, «le compte d’opération logé au Trésor français doit être retourné à l’Uemoa et que l’arrimage du Franc Cfa à l’Euro soit supprimé parce que c’est intenable».
Ce qui est attendu de la France sur le plan de la coopération entre les deux pays c’est «un partage d’expérience sur les secteurs de l’agriculture et de l’énergie» qui reste un casse-tête pour le Sénégal. Selon Moustapha Diakhaté, les questions démocratiques et électorales résolues, «ce qui reste, ce sont les défis économiques et sociaux. La France qui est une grande puissance agricole peut par exemple partager son expérience avec le Sénégal dans ce domaine. Sur la question énergétique aussi, la France a une expérience extraordinaire, unique pratiquement en Europe et dans le monde, cette expérience elle doit la partager avec le Sénégal». S’agissant du dossier malien où une intervention militaire souhaitée peine à être effective, Moustapha Diakhaté pense que le Sénégal «ne doit plus attendre la communauté internationale» parce que «ses frontières sont plus que jamais menacées».
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