Tout en ayant le souci de poursuivre les chantiers «utiles» de son prédécesseur, le Président Macky Sall en négocie d’autres. Le premier qui portera vraiment son empreinte risque d’être l’arène nationale, en voie de négociation avec des Chinois.
C’est une entreprise chinoise qui va construire l’arène nationale que tous les amateurs de la lutte attendent depuis des lustres. Le Président Macky Sall en fait la demande expresse à une délégation d’entrepreneurs chinois, accompagnée par l’architecte Pierre Goudiaby, dont l’influence et l’entregent ne semblent pas avoir beaucoup pâti du changement de régime. Au départ, les Chinois étaient venus réaffirmer au nouveau chef de l’Etat l’engagement pris avec son prédécesseur de construire, clef en main, le Musée des civilisations noires. L’entreprise chinoise des Btp, qui avait gagné le marché dans son pays, est arrivée à Dakar. Mais avec le changement de régime, les autorités diplomatiques de Beijing ont voulu, avant de commencer quoi que ce soit, s’assurer des dispositions des nouveaux dirigeants par rapport à ce projet. Et Atépa, qui est l’architecte du projet, ne pouvait manquer de les soutenir.
La première rencontre a failli être la dernière, du fait d’un malentendu. Le Président Macky Sall a affirmé à la délégation venue le voir, qu’en l’état actuel des choses, un Musée des civilisations noires n’était pas une priorité pour son gouvernement, qui aurait préféré que les Chinois s’investissent plutôt à construire un stade consacré à la lutte traditionnelle sénégalaise. La délégation, qui était venue pour autre chose, est donc repartie assez refroidie, et en se demandant sans doute ce qu’elle pouvait bien faire des équipements et du personnel qu’elle avait déjà amenés à Dakar.
Il a fallu que M. Goudiaby retourne voir le chef de l’Etat et lui explique le dilemme des Chinois, pour que ce dernier explicite qu’il n’avait jamais été dans son esprit, d’abandonner la construction du Musée des civilisations noires. Mais il voyait plutôt l’arène comme un plus. A partir de cela, le gouvernement chinois va certainement envoyer bientôt une mission à Dakar, pour négocier ce nouveau projet, et arrêter les modalités de sa réalisation. Il ne sera alors pas surprenant de voir, dans les prochains mois, le chantier de construction de l’arène nationale, tant attendue par les amateurs sénégalais de lutte, sortir de terre, en une sorte de pied de nez à M. Wade.
On se rappelle que ce dernier, en chassant les représentants de Taipeh du Sénégal, en 2008, avait écrit à leur président pour lui affirmer que les Etats n’avaient pas d’amis, mais rien que des intérêts. En six mois de gouvernance de Macky Sall, Abdoulaye Wade est en train de prendre la mesure de sa cynique assertion. Ses amis de Beijing qu’il avait préférés à ceux de l’ancienne Formose ont déjà oublié jusqu’à son existence, et mieux, les projets qu’ils avaient signés avec lui seront finalisés avec le gouvernement de Macky Sall.
Wade était tellement convaincu que les projets qu’il avait finalisés ne pouvaient être finalisés par un autre que lui, et cette conviction avait été l’un des arguments qui le poussaient à solliciter un troisième mandat présidentiel. Le chef de l’Etat répétait à qui voulait l’entendre qu’il avait à cœur «d’achever (ses) chantiers avant de partir». Il assurait même que, pour l’essentiel, les financements en étaient déjà trouvés. Pour ce qui concerne le musée des civilisations noires, que le Président Wade avait prévu d’ériger sur la Corniche ouest, à la place que Abdou Diouf destinait au Mémorial Gorée-Almadies.
On se rappelle que le chef de l’Etat avait même posé la première pierre de cet édifice, en convoquant le ban et l’arrière-ban des sommités du monde noir, qui avaient accepté de faire le déplacement de Dakar. Ce Musée faisait partie des sept merveilles architecturales que le Président Wade se promettait de faire sortir de terre à Dakar, pour, aux côtés du Grand Théâtre national, embellir la ville. Il allait se retrouver, entre autres, aux côtés de l’Institut de la Musique, des Archives nationales, ainsi que de trois autres merveilles, dont le chef de l’Etat, flanqué de son inséparable architecte conseil national, Pierre Goudiaby Atépa, ne manquait jamais de présenter les maquettes à chaque occasion.
C’est une entreprise chinoise qui va construire l’arène nationale que tous les amateurs de la lutte attendent depuis des lustres. Le Président Macky Sall en fait la demande expresse à une délégation d’entrepreneurs chinois, accompagnée par l’architecte Pierre Goudiaby, dont l’influence et l’entregent ne semblent pas avoir beaucoup pâti du changement de régime. Au départ, les Chinois étaient venus réaffirmer au nouveau chef de l’Etat l’engagement pris avec son prédécesseur de construire, clef en main, le Musée des civilisations noires. L’entreprise chinoise des Btp, qui avait gagné le marché dans son pays, est arrivée à Dakar. Mais avec le changement de régime, les autorités diplomatiques de Beijing ont voulu, avant de commencer quoi que ce soit, s’assurer des dispositions des nouveaux dirigeants par rapport à ce projet. Et Atépa, qui est l’architecte du projet, ne pouvait manquer de les soutenir.
La première rencontre a failli être la dernière, du fait d’un malentendu. Le Président Macky Sall a affirmé à la délégation venue le voir, qu’en l’état actuel des choses, un Musée des civilisations noires n’était pas une priorité pour son gouvernement, qui aurait préféré que les Chinois s’investissent plutôt à construire un stade consacré à la lutte traditionnelle sénégalaise. La délégation, qui était venue pour autre chose, est donc repartie assez refroidie, et en se demandant sans doute ce qu’elle pouvait bien faire des équipements et du personnel qu’elle avait déjà amenés à Dakar.
Il a fallu que M. Goudiaby retourne voir le chef de l’Etat et lui explique le dilemme des Chinois, pour que ce dernier explicite qu’il n’avait jamais été dans son esprit, d’abandonner la construction du Musée des civilisations noires. Mais il voyait plutôt l’arène comme un plus. A partir de cela, le gouvernement chinois va certainement envoyer bientôt une mission à Dakar, pour négocier ce nouveau projet, et arrêter les modalités de sa réalisation. Il ne sera alors pas surprenant de voir, dans les prochains mois, le chantier de construction de l’arène nationale, tant attendue par les amateurs sénégalais de lutte, sortir de terre, en une sorte de pied de nez à M. Wade.
On se rappelle que ce dernier, en chassant les représentants de Taipeh du Sénégal, en 2008, avait écrit à leur président pour lui affirmer que les Etats n’avaient pas d’amis, mais rien que des intérêts. En six mois de gouvernance de Macky Sall, Abdoulaye Wade est en train de prendre la mesure de sa cynique assertion. Ses amis de Beijing qu’il avait préférés à ceux de l’ancienne Formose ont déjà oublié jusqu’à son existence, et mieux, les projets qu’ils avaient signés avec lui seront finalisés avec le gouvernement de Macky Sall.
Wade était tellement convaincu que les projets qu’il avait finalisés ne pouvaient être finalisés par un autre que lui, et cette conviction avait été l’un des arguments qui le poussaient à solliciter un troisième mandat présidentiel. Le chef de l’Etat répétait à qui voulait l’entendre qu’il avait à cœur «d’achever (ses) chantiers avant de partir». Il assurait même que, pour l’essentiel, les financements en étaient déjà trouvés. Pour ce qui concerne le musée des civilisations noires, que le Président Wade avait prévu d’ériger sur la Corniche ouest, à la place que Abdou Diouf destinait au Mémorial Gorée-Almadies.
On se rappelle que le chef de l’Etat avait même posé la première pierre de cet édifice, en convoquant le ban et l’arrière-ban des sommités du monde noir, qui avaient accepté de faire le déplacement de Dakar. Ce Musée faisait partie des sept merveilles architecturales que le Président Wade se promettait de faire sortir de terre à Dakar, pour, aux côtés du Grand Théâtre national, embellir la ville. Il allait se retrouver, entre autres, aux côtés de l’Institut de la Musique, des Archives nationales, ainsi que de trois autres merveilles, dont le chef de l’Etat, flanqué de son inséparable architecte conseil national, Pierre Goudiaby Atépa, ne manquait jamais de présenter les maquettes à chaque occasion.
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