Réaction d'Aminata Touré après sa passation de service avec Mahammed Dione (Radio)


Mardi 8 Juillet 2014




1.Posté par Mané Moussa de Simbandi Brassou le 09/07/2014 12:02
Les mimiques de Mimi ou bluffs (attitude, action destinée à faire illusion, à tromper sur ses forces, ses possibilités réelles) ou encore, une possible réalité en ces périodes de confusion ?
En ces temps de « résistance » ou d’accrochages aux postes obtenus par nomination et non par mérite ou légitimité, nous sommes en droit de nous poser des questions essentielles justifiant les mimiques ou bluffs de l’ex-premier ministre, Aminata Touré. Comme une certaine presse ou les intellectuels amplificateurs –amuseurs de fausses nouvelles, on croit reconnaitre un brin de sous-entendus dans les discours de ceux ou celles qui s’octroient des droits obtenus par les joutes médiatiques. En effet, dans une démocratie et un régime présidentiel où le premier ministre est nommé par le président de la république pour mener une politique, ce même président est libre de démettre son premier ministre comme il veut et quand il lui plaît sans en être obligé de justifier de sa décision.
Le passage de Mimi au ministère de la justice comme nous le rappelle Jeune Afrique n°2791 de juillet 2014 a été marqué par « une ultra médiatisation » et j’ajouterais ; emprunte de mensonges gonflés (le grand YOBALEMA déclarant 2000 milliards de francs CFA planqués dans les banques Occidentales) qui dépassent l’entendement de bon sens. A M. Karim WADE tout seul, on lui reprochait d’être propriétaire d’aéroports Sénégalais et parfois étrangers, de ports et de plusieurs sociétés Sénégalaises de droit privé. Des accusations d’enrichissements illicites sont portées à l’encontre de tous ceux qui, des Sénégalais pouvaient faire de l’ombre à la prétention des nouveaux maîtres des lieux qui visent l’élection présidentielle de 2017 sans avoir réalisé quelque chose avec le mandat existant. Le mot d’ordre étant la construction des pôles de concentration de la haine, par la désignation de personnalités supposées responsables des difficultés du pays, par leurs enrichissements illicites et non par des détournements ou de la diabolisation de l’opposition, c'est-à-dire de ceux qui ne veulent pas collaborer avec eux. Bien que toutes ces accusations soient sans preuves, et que l’on veuille légitimer ces actes de « justice » par la réactivation d’une juridiction qui n’a plus sa place dans une démocratie, en ce sens qu’il n’existe aucun recours ni appel lorsqu’il aurait condamné un inculpé ; il s’agirait alors, de Dieu sur terre, quelle prétention pour ces « juges »!
Les menaces à peine voilées semblent s’adresser au camp de ceux qui mènent entre eux une surenchère de combat politique de haine à l’encontre de leurs opposants qu’ils prennent pour des ennemis. Il s’agirait de combats internes de recherche d’un leadership au sein de leur parti. Les déclarations de Mimi vont bien dans ce sens, puisque, c’est dans l’APR, un parti d’obédience libérale qu’elle croit avoir trouvé sa voie après avoir frappé aux quatre coins du mur, allant du communisme Trotskiste pour atterrir au libéralisme des élèves du Président WADE. Comme quoi, de la « conviction politique », certains en ont vraiment ! Une « dame de fer », dit-on, pour avoir été responsable de l’ultra médiatisation et gestionnaire en première ligne dans la « traque des biens supposés mal acquis » ; elle doit en savoir beaucoup sur ses compagnons de route, ou encore détenir des « causeries » dans la manipulation des « dossiers » de la prise en otage des mis en cause ?
Des fonctions d’Aminata Touré, du ministère de la « justice » en atterrissant à la primature, on s’attendait à une accélération de la cadence comme dirait KOUTHIA le comédien, on a abouti à un patinage aussi bien sur le folklore des « biens supposés mal acquis » que sur l’envol de l’économie Sénégalais. Et à la clé, la circulation de l’argent faisant défaut, la seule explication serait que, c’était de l’argent sale qui circulait dans le pays sauf le leur qui n’en faisait pas partie. Pour mieux faire, on s’attaque aux nationaux riches pour les appauvrir tout en n’exigeant pas aux investisseurs étrangers la provenance de leurs richesses. Les plateaux de télévision, les quotidiens en vente suspendus aux branches d’arbres des trottoirs de Dakar faisaient l’appétit des « titreurs », c'est-à-dire ceux qui n’achètent pas de journaux par manque de moyens et ne lisant que les titres manipulateurs. A l’international, on annonce que le Sénégal n’est composé que de voleurs et d’escrocs ; et comment oser investir dans un tel pays ?
De cette notoriété supposée, leur « dame de fer » ne lorgne plus que la place du chef. Pour ce faire, il lui fallait légitimer sa position de leader au sein de son APR qu’elle a rejoint très tard diront ses compagnons « bien aimés ». L’euphorie flatteuse aidant, elle oublie qu’elle est épiée par le « président le mieux élu » qui peut se permettre de bafouer les libertés publiques et qui a senti la manœuvre que cette « dame de fer » voudrait lui ravir la vedette jusqu’en 2017.
En résumé, on retiendra d’Aminata Touré, une femme politique sans conviction (Trotskiste et puis libérale), une vedette politique sans légitimité électorale, une encombrante partenaire politique dont la notion de justice est partiale, une rusée qui voudrait se faire de la place au détriment des valeurs essentielles de la démocratie ou en trompant ses partenaires. Une bonne leçon à retenir, un pays ne se gouverne pas en mettant en avant sa propre passion privée de revanche ou en prenant tout un pays en otage pendant deux. Aux dernières, « Aminata Touré écrit à Macky pour avoir une protection rapprochée » ; si elle doit avoir peur, qu’elle redoute de ses compagnies d’hier avec qui elle a manipulé des dossiers ou pour certains dossiers qu’elle détiendrait d’eux. N’est-ce pas que l’on nous a fait croire « qu’elle pourrait faire du chantage » ; alors, qu’elle s’y mette, elle sait bien de quoi sont capables ses compagnons ou les gens du pouvoir en Afrique.
Par raison, la porte de sortie est ouverte pour libérer les otages politiques et les hommes et femmes qui sont victimes de la chasse aux sorcières que le Sénégal vit malgré elle avec passion depuis mars 2012.
Vive le Sénégal, vive la démocratie, vive l’Etat de droit sans la CREI.
Mané Moussa de la Cellule de communication ASS-Kaw France



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