REPORTAGE/PAPE ABDOULAYE SECK DANS LE BASSIN ARACHIDIER - Ses mises au point, sa tirade contre les faux gros producteurs et la grogne de Diognick…

Pape Abdoulaye Seck, son directeur en charge de l’agriculture, l’Ancar et l’essentiel des partenaires du ministère ont parcouru une partie de la région de Kaffrine, lundi. Objectif : s’enquérir de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la campagne agricole. Une journée mise à profit par le ministre pour régler quelques comptes avec les détracteurs de la campagne, remettre à leur place ceux qui soutiennent mordicus que les semences ne sont pas de bonne qualité, avant d’essuyer les foudres des paysans de Diognick.


DIÈTE DÉSORMAIS POUR LES FAUX GROS-PRODUCTEURS

« Que ceux qui sont maçons aillent construire, que ceux qui sont électriciens nous aident à avoir de l’électricité et que ceux qui sont producteurs produisent...», voilà le discours tenu par Pape Abdoulaye Seck pour siffler la fin de la récréation. Pour cette première journée de tournée dans le bassin arachidier, le ministre n’aura finalement pas perdu de temps pour définir les nouvelles règles du jeu dans la production agricole. Pour lui,  l’argent de l’agriculture devra désormais profiter aux paysans. « Nous avons des principes directeurs définis par le Chef de l’Etat. Il faut le dire et le répéter. L’efficacité économique des investissements publics pose problème surtout dans le secteur agricole. Il n’est pas normal lorsque nous abordons une campagne agricole, que subitement des Sénégalais se transforment en producteurs pour pouvoir  bénéficier des subventions. Il y a beaucoup de personnes se prenant pour des gros producteurs, qui ont eu pendant longtemps à bénéficier de ces semences subventionnées et qui, en réalité, les revendent! » Pape Abdoulaye Seck ira même plus loin. « Pour être identifié comme gros-producteur, il faudra donner la preuve d’être détenteur de champ. » Et pour cela, les Drdr seront les seuls à pouvoir en attester.
 
AUX ANALYSTES PROMPTS A ECRIRE DE LONGS ARTICLES…

Abordant la question de la qualité des semences, Pape Abdoulaye Seck n’a pas ménagé ses pourfendeurs, ou mieux comme il dit lui-même, « ces analystes du secteur agricole souvent en déconnexion avec les réalités objectives et très prompts à faire de longs, de très longs articles concernant l’agriculture. » A ces gens, il demandera de faire la part des choses car, précise-t-il, « en matière de commercialisation semencière, il faut distinguer deux circuits. Il y a le circuit officiel, celui des semences subventionnées qui représente 75 000 tonnes sur un capital de 125 000 tonnes, soit 60% et le circuit parallèle qui représente 40%. » 
Pape Abdoulaye Seck de soutenir mordicus que les facteurs de production sont intégralement en place. « Partout où nous sommes passés, on n’a pas constaté une seule fois des récriminations concernant la qualité des semences. Et toujours à l’intention des détracteurs zélés, il rappelle ainsi que « le circuit officiel est composé de semences certifiées et de semences écrémées et qu’il n'y a pas de doute que tout a été contrôlé avant d’être commercialisé par les Drdr », non sans oublier de les inviter, la prochaine fois, de préciser à quel circuit ils font allusion dans leurs critiques. Pour ce qui est du matériel, le ministre a assuré que 21 500 unités de matériels de culture ont été déployés. Un fait, selon lui, qui n’a plus eu lieu depuis la fin du programme agricole intervenu en 1984. « Pour nous, réussir une campagne agricole, c’est assurer une disponibilité et une accessibilité des facteurs de production en temps opportun. Oui, les facteurs de production sont en place », aura-t-il conclu sur ce chapitre.
 
LA GROGNE DES PAYSANS DE DIOGNICK

Est-ce à dire que la visite a été tout le long du parcours parsemé de roses ? Le moins du monde. En effet, à Diognick, une commune de 56 villages,  il a été donné à la presse de remarquer que la grogne avait fini de prendre ses droits. En effet, Pape Diagne, paysan qui a parlé sous le contrôle de ses pairs a dénoncé la piètre quantité des engrais. « Nous avons reçu chacun 7 kilogrammes d’engrais alors que nous devrions en recevoir 28. Et, il faut préalablement s’acquitter de ses impôts. Ce qui est du reste normal. Seulement, nul ne veut nous laisser parler. Vous le voyez vous-même. Pour chaque hectare, il nous faut 3 sacs. Le sac coûte 6 250 francs soit 120 francs le kilo. Nous risquons d’avoir de mauvaises récoltes à cause de cette quantité limitée d’engrais. Nous interpellons le ministre sur cette question car, vraisemblablement, notre OP ne lui dira jamais la vérité... »
 
 
 


Mardi 12 Juillet 2016
Dakaractu




1.Posté par gabs le 12/07/2016 21:02
Nous n'avons jamais vu des articles sur la commercialisation SEMENCIERE. pour en distinguer deux circuits. Les articles ont plutôt portés sur le décalage entre les chiffres officielles des quantités produites et les quantités réellement disponibles. On attends des réponses sur ça?
Par ailleurs , les articles de Dr NDIAYE de l'UGB nous renseignent que la mode de subventions basées sur l'achat d"intrants et d'équipements ne peut que créer des niches économiques et que c'est le système de subventions qu'il faut . il ne s'agit pas question de circuit court ou long. c'est le même système qui a été abordé depuis nos indépendances. il faut changer de système en subventionnant directement les exploitations. Pour preuve, malgré les visite de terrain ( à saluer) du ministre, vous trouverez toujours des personnes, des villages, des zones qui feront des récriminations et crierons avoir été mal servi. Ce n'est pas une question de personne mais bien de système.

2.Posté par Le President des consommateures de la CEDEAO - TEC le 13/07/2016 00:44








Salam aux commentaries.



éclairage : L'agriculture n'est pas pourvoyeur d'emplois,



Elle est faite pour produire en grande quantité des matières premieres a des coûts très petit aux bords champs,et nourrires les paysans cultivateurs,et après le reste des consommateurs intérieurs et internationals



Exemple : au senegal le nombre d'employé pour un champ de 10 Hectars

est cultivé par une famille de :

--- 06 membres

--- le chef (papa )

--- 02 épouses

--- 03 enfants





: pour les machines agricoles et la logistique



--- 02 paires de vaches

--- 02 paires d'ânes

--- 01. pair de chevaux

--- et autans de machines et outils utiles pour l'exploitation des 10 Hectars





Un autre exemple : à grande échelle au senegal Khelcom 40.000 Hectars.



Une famille religieuse aidèe par sa communotèe mouride tres discipliner et obéissante parvient à satisfaire : un coût de production minimum et qui est la réponse musculèe de la subvention des payes du nord sur leurs agricultures.



Maintenant nous remarquons que l'agriculture pourvoies des occupations pour un temp T rènumèrèes ou cadeaux et no des emplois salariales.



Mais ou trouvès des emplois :



--- Avant l'agriculture :



les laboratoires agricoles / les ingénieurs agricoles et financiers pour élaborer les campagnes / Les cooperatives et associatios / Les usines de selections et tries de semences,et toutes la batteries de manutentionnaires,logistique portuaires,aïroportuaires,ferrovieres,terminals gros porteurs routiers / la commercialisations et publicitèes de touts produits,services,bien de services avant l'agriculture,etc...!



---- APRÈS l'griculture :



La manutention,logistique bord champ / le conditionnement,le traitement,latransformation et enfin la commercialisation qui est le levie tres puissante au niveau mondial pour creer des employs a grande echelle inshallah Allah / masha Allah pour continuer prochaine la contribution dans quelques jours



Salam



Le President des consommateures de la CEDEAO-TEC



300millons.tec.cedeao.15etats@gmail.com



3.Posté par Wagane Sambasagne Faye le 13/07/2016 01:19
Les poids exorbitants qui étaient attribués parfois sans apport à une certaine catégorie de militants et connaissances, finissent au marché noir ou ces mêmes opérateurs viennent les racheter pour de prochaines commandes de l’Etat. Malgré tous les efforts des autorités et techniciens du monde rural, les prévisions annuelles sont toujours faussées. Avec des pratiques et comportements du genre, ou va le pays ?



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