REPONSE « AU COMMUNIQUE DES AVOCATS DE KARIM WADE »: PAS SI SUR MAITRE


REPONSE « AU COMMUNIQUE DES AVOCATS DE KARIM WADE »: PAS SI SUR MAITRE
La  récente visite de Maître Pierre-Olivier SUR à Dakar, avocat de Karim Wade et tous les excès auxquels elle a donné lieu continuent encore d’alimenter les polémiques.
Sans en rajouter, on pourrait se suffire des répliques apportées avec répartie que lui ont servies, dans la dignité et l’élégance, ses brillants confrères du barreau sénégalais Maître Alioune Badara Fall, bâtonnier de l’ordre des avocats du Sénégal ainsi que Maître El hadji Diouf, un des avocats de l’Etat Sénégalais.
Mais face aux propos contenus dans son communiqué et qui n’ont rien de scientifique, la nécessité d’une réponse s’impose à nous comme un devoir de réagir devant le manque de courtoisie, le peu de culture, et la suffisance dont l’avocat a fait montre dans son analyse.
Ce manque d’élégance s’est manifesté d’abord dans « sa visite de courtoisie » aux magistrats de la Cour de répression de l’enrichissement illicite.
En effet, il nous est revenu que Maître SUR, qui semble très sur de son fait, mais hélas dont le ramage ne se rapporte guère au plumage, s’est improvisé donneur de leçon lors de cette visite en s’attaquant à nos institutions et aux personnes qui les incarnent.
Fort heureusement, les magistrats de cette juridiction ne se sont pas laissé faire et se sont même fait forts de « le remettre à sa place ».
Ce premier dérapage dépassé, et comme s’il n’avait pas retenu la leçon, il fit une sortie malheureuse au cours de laquelle la discourtoisie tantôt évoquée refera jour, avec le ravalement de ses confrères sénégalais constitués à ses côtés, comme des personnes réduites au silence.
C’est ignorer la liberté et l’indépendance d’esprit qui caractérisent les hommes qui composent sa profession, celle d’avocat.
En effet l’avocat est un homme libre.
Libre, il l’est par la pensée et par l’action.
 C’est pour cette raison, et contrairement à ce qu’affirme Maître SUR, que les avocats sénégalais de Karim Wade ont attaqué leur propre Etat devant la Cour de Justice de la CEDEAO.
C’est également pour cette même raison qu’ils ont à plusieurs reprises fait, sous différentes formes des sorties dans la presse pour parler au nom et pour le compte de leur client, Monsieur Karim Wade.
Mais puisque Maître SUR, qui soit dit en passant n’est sur de rien, a débarqué à Dakar, après plusieurs sorties de ses confrères  pour, tardivement, « rééquilibrer les choses aux yeux de l’opinion » suite « à la conférence de presse du Procureur Spécial du 09/11/2012 »
Avouons-le : Vous êtes trop en retard sur votre défense Maître SUR.
Ensuite, la liberté de parole dont vous semblez vous prévaloir ne peut en aucune manière vous soustraire aux rigueurs des règles déontologiques de votre profession ainsi que celles de nos codes de procédure pénale respectives, lesquelles prescrivent de façon certaine le respect du secret de l’enquête et de l’instruction.
S’agissant de ce secret de l’enquête, vous avez affirmé avec une imprudence qui jure d’avec votre titre de « bâtonnier désigné de l’ordre des avocats de Paris » que « la Cour de la CEDEAO aurait pu ajouter que la CREI dans son ensemble avait violé le secret de l’enquête ».
Sous la réserve que vous apportiez un éclairage dans ces propos aussi faux que farfelus, vous semblez totalement ignorer les règles qui gouvernent la séparation des fonctions de poursuite, celles d’instruction ainsi que celles de jugement.
Sinon comment affirmer, avec la légèreté qui a accompagné le style, que parce que la Cour de justice de la CEDEAO a considéré que le Procureur Spécial a violé le principe de la présomption d’innocence, cette même juridiction « aurait pu ajouter que la CREI dans son ensemble avait violé le secret de l’enquête ».
Raisonnement étonnant pour un « bâtonnier désigné »
Abordant le second point de votre intervention, vous dénoncez, faussement d’ailleurs, l’isolement qui serait imposé à votre client.
Cette affirmation appelle les observations suivantes :
-D’abord, votre client ne fait l’objet d’aucun isolement.
 Il reçoit régulièrement des visites sur la base de ses choix personnels alors pourtant qu’il aurait pu être interdit de communiquer sur la base de l’article 103 de notre code de procédure pénale.
-Ensuite l’aménagement et la répartition des détenus à l’intérieur des maisons d’arrêt relèvent de l’administration pénitentiaire.
L’examen du troisième point de votre communiqué met en lumière l’absence dans votre discours d’un manque étonnant d’une vertu pourtant essentielle chez tout « bâtonnier » : la prudence.
 La consultation de vos confrères sénégalais et une plus grande humilité, devant un système judiciaire étranger, vous auraient évité de parler de « code de l’organisation judiciaire »qui n’existe pas au Sénégal.
Par contre, il existe une loi portant organisation judiciaire du Sénégal.
Sur un autre registre, en vous  attaquant, en terre sénégalaise de l’hospitalité, au Président du Conseil Supérieur de la magistrature, vous vous attaquez du même coup à ce conseil supérieur composé d’éminents magistrats qui ont donné un avis favorable à la nomination des juges et procureurs composant la CREI.
La meilleure réponse à cette attaque aura été ,sans nul doute ,de la part de ces autorités de vous ignorer et d’administrer la preuve éclatante que le Sénégal est un Etat de Droit où n’importe quel « bâtonnier » peut venir, au mépris de toutes les règles de décence et de bienséance ,s’attaquer à ces  hautes autorités et reprendre tranquillement son avion.
Mais n’est-ce pas là aussi une manière subtile de justifier « ses honoraires ».
Poursuivant votre « réquisitoire » contre le Sénégal et ses institutions, vous avez osé décrier le mécanisme de constitution du délit d’enrichissement illicite comme contraire à « tous les grands principes ».
Mais Monsieur le bâtonnier, commencez d’abord par balayer devant votre propre porte à moins que vous n’ignoriez votre droit pénal. Ce que personne n’ose imaginer.
Que dire en effet de l’infraction de non justification de ressources contenue dans le code pénal français et qui obéit au même mécanisme que l’enrichissement illicite ?
Que dire de l’introduction frauduleuse de marchandises sur le territoire douanier contenu dans la législation française et qui obéit au même mécanisme que celui de l’enrichissement illicite ?
Ces infractions respectent-elles les grands principes ? Ou alors c’est parce que c’est en France, il n y a rien à dire.
Nous sommes tentés d’emboucher la même trompette qu’un de vos illustres compatriotes dans ce cas, je veux citer Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà »
Par ailleurs, vous avez tout au long de votre communiqué fait référence à l’arrête de la CEDEAO.
De cet arrêt, je ne dirai pas grand-chose sinon qu’il n’est pas digne d’un auditeur de justice avec tout ce qu’il comporte d’incohérences et de contradictions.
Votre quatrième point a révélé vos profondes motivations qui sont plutôt politiques, en lieu et place d’être juridiques et judiciaires.
Pour terminer, vous avez abordé la défense, au fond de Karim Wade, sans vraiment l’aborder parce que les affirmations faites à ce niveau procèdent tout simplement d’une version alternative de la vérité sous le sceau de la légèreté dont on finit par croire qu’elle est votre signe distinctif……
Sinon comment comprendre que vous affirmiez que le « Procureur Spécial a identifié diverses sociétés et les a imputées à Karim Wade ».
 
 
Or vous n’êtes pas sans savoir qu’on ne peut faire dire à un dossier ce qu’ii ne contient pas objectivement tout comme d’ailleurs on ne pourrait y retrancher ce qu’il contient objectivement.
Pensées respectueuses pour le barreau de Paris
 
 
  AMADOU DIOP CITOYEN VIGILANT
Vendredi 10 Mai 2013
Dakaractu




1.Posté par TAPHA le 10/05/2013 18:50
Pardon tu as rien dit la. Comment j'ai meme perdu du temps à lire ce torchond

2.Posté par professeur le 10/05/2013 19:43
Ce amadou diop ferait mieux de se taire.
C'est curieux généralement c'est ceux qui n'ont rien à dire qui parlent, avec ses citations hors de propos.
Mais aprés tout qu'à t-il a faire d'autre ce type, ce citoyen vigilant?
Les erreurs factuelles sans sa diatribe frisant le racisme et montrant son ignorance de ce qu'est la profession d'avocat ne necessitent même pas une réponse détaillée.

3.Posté par Ahmadou sall sy le 10/05/2013 20:14
Ahmadou wakhofi dara danga far rek tout le monde sait que le Sénégal recul de jour en jour la démocratie et les droits de l'homme sont entrain de vivre les moments les plus sombres avec avec ce régime dictatorial mais on verra bien si le sénégal leur appartient . le combat continue



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