RÉFÉRENDUM : Le Front du NON rejette les résultats et accuse le président de la République et son parti de faire de la corruption et de gonfler le vote du OUI


Face à la presse, les leaders de l’opposition « Gor Thie Wax Ja » après une réunion tenue à huis clos, ont exposé les décisions prises à l’unanimité.
Mamadou Diop Decroix, porte-parole du jour s'en est ainsi fait l'écho : « D’abord nous remercions les sénégalais qui ont sanctionné Macky Sall en restant chez eux sans aller voter. En ce qui concerne la coalition « Gor thie wax ja », nous rejetons résolument les résultats de ce référendum. C’est la première position importante que nous vous indiquons. Il est clair que le rejet qui a été opéré par les électeurs sénégalais aurait été plus massif si le vote OUI n’avait pas été artificiellement gonflé par les pratiques répréhensibles du président de la République et de son clan. Nous ne pouvons poursuivre sans remercier très chaleureusement toutes les sénégalaises et sénégalais qui ont rejeté ce projet de référendum. Nous leur rendons un hommage vibrant en estimant qu’ils ont pris la juste mesure de ce que cette proposition signifiait pour notre pays. Nous avons également dénoncé l’achat des consciences. La loi électorale punit expressément l’achat de vote en son article L104. Or de nombreux compatriotes, hommes et femmes ont été témoins de l’achat public de centaines ou des milliers de votes, partout dans le pays et dans la Diaspora. Ces achats de conscience ont été opérés dans les maisons, dans les centres de vote ou leurs abords. Beaucoup de personnages supposés influents au Sénégal dans tous les milieux, y compris dans le milieu de la presse, ont eu à apporter leur contribution au OUI à coût de dizaines ou de centaines de millions. Le ministre des Finances a été l’un des principaux acteurs de cette corruption généralisée y compris à l’endroit de certains groupes de presse. Des maires et des élus ont fait l’objet de chantage et de corruption et ont été contraints à la transhumance. Le ministre en charge de la microfinance utilise l’argent public sénégalais pour faire des financements politiques. On a fait voter à l’assemblée nationale un budget pour la microfinance et les bourses familiales. Cet argent est utilisé pour entretenir l’appareil de parti du président de la République. Le pouvoir fait de la corruption grâce à de l’argent prélevé dans des fonds publics. Nous interpellons l’Ofnac pour un audit soit opéré pour déterminer l’origine de l’argent que le pouvoir a mis dans la campagne référendaire. Nous interpellons aussi le FMI, la Banque Mondiale et tous les partenaires au développement pour qu’ils se soucient de l’utilisation de nos maigres ressources surtout dans des secteurs comme la santé, l’éducation, les collectivités locales, la justice Etc ».

Parlant de la couverture médiatique, Décroix de dire : « Nous avons également observé la manipulation et l’intimidation des médias. D’abord pour le cas de la RTS. Il faut qu’on en parle. La RTS est un média du service public qui a réalisé l’exploit de renvoyer l’image d’un Sénégal où le pluralisme ou la diversité n’existe pas. Depuis 4 ans, la RTS s’est comportée comme l’organe central de l’Etat/parti APR. Le CNRA a publiquement invité la RTS à se conformer à la loi en matière d’équilibre dans le traitement de l’information, de l’information politique. La seule réponse à notre connaissance que la RTS a servie au CNRA, c’est le mépris. Les mêmes pratiques se poursuivent 24/24. La RTS ne s’intéresse qu’à ce qui se passe dans l’enclos du pouvoir. Toujours dans ce chapitre, nous témoignons notre soutien au groupe Walfadjri. Ce groupe a été agressé par le pouvoir parce qu’il refuse de ramper à ses pieds. Evidemment nous condamnons l’acte et nous nous tenons aux côtés de Walfadjri. C’est une agression caractérisée contre la liberté d’expression. Nous avons également observé la rupture de ce que nous appelons le consensus de 92. Nous nous trouvons aujourd’hui au Sénégal en face d’une rupture radicale du code consensuel de 1992 qui a permis depuis, l’organisation d’une série d’élections sans tentation ni contestation jusqu’à l’arrivée de ce référendum honteux. Nous sommes retournés aujourd’hui à la situation avant 1992 en matière d’élection. Le pouvoir refuse de s’asseoir avec l’opposition pour discuter et trouver des solutions. Si le pouvoir persiste dans sa volonté de confisquer les droits des citoyens, nous serons obligés de faire face. »

Pour ce qui est des décisions prises lors de leur réunion, Diop Decroix souligne : « nous avons pris un certain nombres de décisions qui sont : 

_ Nous récusons le ministre de l’Intérieur comme organisateur des élections. 

_ Nous exigeons un audit indépendant du fichier électoral en présence d’experts de l’opposition et la révision du code électoral en profondeur au vu de l’expérience que nous avons vécue avec ce scrutin référendaire. 

_ Nous avons décidé de saisir par des correspondances appropriées la Banque Mondiale et le FMI, pour qu’ils prennent leurs responsabilités dans ce gaspillage éhonté de l’argent public à des fins politiciennes. ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 Mars 2016
Dakaractu




1.Posté par COmm le 25/03/2016 09:40
Association des perdants....Gueum léne yalla té khamné les sénégalais ont voté

2.Posté par ass malick le 25/03/2016 11:14
Dem lene ligueyi



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