REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE BOY DJINNÉ : Ses avocats demandent l’annulation de la procédure

Les avocats de Boy Djinné ont soulevé des exceptions de nullité hier à la barre de la Chambre criminelle de Dakar. Ce qui a valu le renvoi de l’affaire jusqu’au 18 juillet prochain. Les robes noires veulent une annulation de la procédure.


REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE BOY DJINNÉ : Ses avocats demandent l’annulation de la procédure
Les faits d'association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec escalade, effraction, et usage d’arme et de véhicule, évasion et usurpation d’identité, pour lesquels Baye Modou Fall alias Boy Djinné, était hier devant la barre de la Chambre criminelle de Dakar ont été déjà jugés. C’est en tout cas la plaidoirie de ses avocats.
Ces derniers estiment que leur client doit tout bonnement être acquitté. En effet, le mis en cause avait été condamné en 2010 par le tribunal des mineurs à six mois de prison ferme pour des faits commis en 2008-2009. Les avocats de la défense ont aussi relevé la nullité du procès-verbal de première comparution.
Me Abdoulaye Babou, un de ses avocats : « Nous avons cherché pendant 4 jours et nous avons enfin trouvé le plumitif. Effectivement, pour les mêmes faits commis au Savana et au Lagon, Baye Modou Fall a déjà été jugé et a purgé une peine de 6 mois. Donc, là-bas aussi, on peut pas le rejuger pour les mêmes faits ».
Autre hic dans cette affaire, la robe noire rappelle que Dakar ne peut pas juger des affaires de Mbour. « Donc, c’est l’incompétence. Nous avons demandé l’annulation de toute la procédure. C’est terminé, Baye Modou Fall devra être libéré s’il n’est pas détenu pour autre cause. Et on a toute les chances en droit de faire annuler la procédure parce que nous avons des éléments bétons », a encore dit l’avocat de la défense.
Le maître des poursuites a dit tout le contraire de la défense. Selon lui, la Chambre criminelle est bel et bien compétente pour juger Baye Modou Fall car les faits sont connexes. Et de poursuivre que rien ne prouve que le mis en cause a été déjà jugé pour les faits susnommés.
Toutefois, le tribunal va se prononcer le 18 juillet prochain sur les exceptions de nullité. Les faits re- montent au 26 décembre 2008. Ce jour-là, le Directeur d’exploitation de l’hôtel Savana a saisi la di- vision des investigations criminelles (DIC), à la suite de vols perpétrés dans deux chambres dudit réceptif.
En cours d’enquête, les éléments de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar ont informé la DIC de ce que Boy Djinné avait été appréhendé dans la nuit du 11 au 12 janvier 2009 pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec usage de véhicule et d’armes à feu et qu’il a réussi à s’évader de leurs locaux où il était gardé à vue.
Relativement à cette procédure révélée par la Sûreté Urbaine, Mariama Diakhoumpa s’est présentée dans la nuit du 11 au 12 janvier 2009 au commissariat central pour déclarer les faits de vol avec effraction portant sur la somme de 5 millions commis dans son magasin « Diwane Electronic ». Il a également soutenu avoir dans la même nuit visité le magasin d’à côté appartenant à Ibra Ndiaye où il a pris la somme de 297 mille F Cfa.
Mercredi 5 Juillet 2017
Dakaractu




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